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Trajectoire d'Emmanuel Sanchez, l’homme qui a tué sa femme avant de se suicider : De l’immobilier à l’orpaillage

On retiendra la violence de l’acte qu’il a commis le 14 août dernier. Ce jour-là, Emmanuel Sanchez, père de quatre enfants, a tué sa femme avant de se suicider devant ses filles âgées de 5 et 7 ans. Ça c’est le côté sombre de l’Espagnol. D'après Le Quotidien, il est aussi connu comme un homme d’affaires réputé qui a construit sa fortune dans l’immobilier et l’exploitation aurifère avec un volume d’investissement qui tourne autour de 1,5 milliards de F Cfa.


Rédigé par leral.net le Jeudi 20 Août 2015 à 11:40 | | 1 commentaire(s)|

Il y a une semaine, il mettait fin à la vie de sa femme de nationalité sénégalaise, Fatima Diop, avant de retourner l’arme contre lui-même. Longtemps dans l’ombre, Emmanuel Sanchez mettait en lumière le 14 août 2015 cette partie sombre de son personnage. Pourtant, il était connu comme un homme affable et généreux.

A Kédougou, les collaborateurs et proches d'Emmanuel Sanchez maudissent encore cette matinée du 14 août quand il s’est mis une balle après avoir abrégé la vie de son épouse Fatima Diop. Dans cette région, il est connu comme un businessman « intègre » et « calme ». En partenariat avec le Groupement d’intérêt économique « Walygnima » de Kédougou, il a investi dans la recherche de l’or dans le village de Bantako, sis à 35 km de la commune de Kédougou, dans l’arrondissement de Bandafassi, depuis près de 4 ans. Le défunt n’aura pas le temps de faire ses adieux à ses partenaires d’affaires.

Président dudit groupement, Sory Diakhaby arrive à peine à sortir les mots de sa bouche pour s’expliquer la disparition de son partenaire d’affaires. « C’est un coup dur », dit-il. Surpris par ce drame familial sur fond de scène de ménage où il perdit son associé, Sory Diakhaby explique que le travail sur le site de Bantoko, où ils ont un permis d’exploration de 50 ha dans le périmètre de Fadoumara, était très avancé. « On était en exploration et on vient d’entrer en test de production », confie notre interlocuteur. Cependant, il y a eu un changement de situation et la donne vient de connaître une autre tournure. Depuis le décès du Pdg de Ypsos exploitation management construction (Yemc), Emmanuel Sanchez, Sory Diakhaby n’arrive pas à faire le deuil : « Tout est calme sur le terrain. Les activités ont cessé ».

Depuis l’annonce de la nouvelle, le site de Fadoumara affiche une triste mine. Seuls les gardiens sont sur le site pour surveiller les matériels, les engins, et autres travaux laissés pour le moment en instance. Le temps de recevoir une commission qui devrait incessamment venir de Dakar et composée des responsables de l’entreprise pour voir la suite à donner aux activités. L’investissement consenti par ce dernier et ses associés est énorme et visible sur le terrain.

Emmanuel, de l’immobilier à l’orpaillage

Résident en Suisse, Emmanuel Sanchez, 53 ans, est de nationalité espagnole et père de quatre enfants. A Kédougou où on l’identifie par son imposant véhicule de marque Hummer, tout de noir teinté, il a avait su se faire des amis dans le cadre professionnel. Un de ses proches collaborateurs avec qui il a eu à faire beaucoup de missions de terrain, dans le cadre de son business dans cette région, témoigne : « L’homme était d’abord dans l’immobilier ». La même source nous révèle que, de son vivant, Emmanuel lui aurait confié qu’il a eu à faire beaucoup de réalisation dans l’immobilier dans certains pays africains comme le Maroc où il eut à mener des opérations de construction. Et la source du journal de confier qu’au départ de sa visite à Kédougou, le Sieur Sanchez avait pour ambition d’établir un comptoir d’or.

Après avoir tâté le terrain et fait des études de marché, il s’est rendu compte que ce business était entre les mains des Maliens. Cela ne l’avait pas découragé en investissant dans le secteur de l’or. Il a pris son mal en patience jusqu’au jour où il fit la découverte proprement dite de l’orpaillage par le biais du papa adoptif de sa défunte femme, Fatima Diop. D’après les interlocuteurs de nos confrères, c’est ce dernier qui l’a convaincu de venir s’implanter à Kédougou avec son entreprise Yemc qu’il partage non seulement avec des actionnaires suisses mais aussi avec le père adoptif de son épouse. Celui-ci serait enseignant en Economie dans le Supérieur.






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