leral.net | S'informer en temps réel

Transferts: Qui en profite ?

L’heure des premiers bilans en Ligue 1 a sonné à l’issue de la phase aller. Voici les principales satisfactions et déceptions des transferts opérés l’été dernier.


Rédigé par leral.net le Lundi 24 Décembre 2012 à 18:59 | | 0 commentaire(s)|

Transferts: Qui en profite ?
LES TOPS

Zlatan Ibrahimovic (PSG)
Certes, le club de la capitale ne prenait pas trop de risques en recrutant le grand Suédois mais aussi fallait-il qu’il s’adapte rapidement à un nouveau championnat et qu’il ne connaisse pas de pépins physiques ou de gros passage à vide. A l’exception d’une suspension de 2 matches pour un pied haut dans la poitrine du gardien stéphanois, Stéphane Ruffier, Zlatan Ibrahimovic a répondu présent. L’ex-attaquant milanais a inscrit 18 buts en 16 rencontres dont cinq doublés et un triplé ! Si le PSG se réjouit du fait qu’on ne parle plus aujourd’hui des émoluments princiers d’« Ibra » mais bien de ses performances, il peut s’inquiéter en cas d’absence prolongée de sa vedette tant la dépendance est forte. Que ferait Paris sans lui ?

Steed Malbranque (Lyon)
Quel retour ! Annoncé perdu pour le football à l’été 2011 après un passage raté à Saint-Etienne (il ne jouera que 27 minutes avant de quitter le club), le Franco-belge est réapparu en Ligue 1 cette saison chez l’ennemi des Verts. Ce qui n’a pas dû plaire à certains Stéphanois au vu de la première partie de saison qu’il effectue sous le maillot de l’OL. Steed Malbranque est devenu immédiatement le maillon fort du milieu de terrain lyonnais, dans son aptitude à récupérer le ballon et se projeter vers l’avant. A bientôt 33 ans, il affiche une incroyable vitalité, capable de répéter les efforts et les courses de la première à la dernière minute.

Joey Barton (OM)
Son image de bad boy lui collera toujours à la peau. On ne peut pas reprocher pour autant à Joey Barton de vouloir en finir avec cette étiquette de footballeur agressif, impulsif et provocateur. Après avoir patienté jusqu’à la 14e journée pour jouer, longue suspension oblige, le milieu anglais a montré depuis qu’il savait avant tout être un élément utile au dispositif de Baup. Le natif de Liverpool, une ville dont l’état d’esprit des habitants colle également assez bien avec celui de la cité phocéenne, s’est aussi distingué par sa qualité de passe, comme les deux décisives lors de la victoire à Brest (1-2). Sur les sept rencontres qu’il a disputées, toutes comme titulaire, l’ex de QPR a récolté deux jaunes.

Dario Cvitanich (Nice)
Blessé avant la première journée, l’attaquant argentin a effectué ses grands débuts avec l’OGC Nice le 2 septembre lors de la 4e levée. Il a marqué ses premiers buts en Coupe de France (doublé à Brest – 2-4) avant d’ouvrir son compteur en championnat contre Bastia (2-2) le 29 septembre. La machine était alors lancée. Dario Cvitanich a largement contribué à la bonne série de l’équipe de Puel, avant le coup d’arrêt à Lyon (3-0, 19e j.), marquant au total 10 buts en autant de journées. Si son style n’est pas très séduisant, il a le mérite d’être diablement efficace.

Romain Alessandrini (Rennes)
Auteur de 11 buts la saison dernière avec Clermont, le milieu de terrain offensif en comptabilise déjà sept, en 16 rencontres, à la moitié du championnat avec le Stade Rennais. Au-delà de ce ratio prometteur, le natif de Marseille a démontré sa capacité à s’adapter rapidement aux joutes de l’élite et à ses exigences. Capable de faire ce qu’il veut, ou presque, avec son pied gauche (comme cette demi-volée surpuissante au Parc contre le PSG), il forme avec Julien Feret une redoutable doublette pour les adversaires du club breton. Le plus dur va maintenant commencer. Il faudra qu’il confirme en 2013.

LES FLOPS
Salomon Kalou (Lille)
Il devait tenter de faire oublier Eden Hazard. Salomon Kalou a plutôt brillé par sa médiocrité. N’ayons pas peur des mots, le virevoltant milieu offensif de Chelsea est apparu comme un joueur emprunté, démuni de sa capacité de percussion en plus de multiplier les mauvaises passes pour un bilan personnel de deux buts et autant de passes décisives. C’est la grande déception des Dogues après 19 matches. Si Rudi Garcia l’a toujours soutenu, le coach lillois pourrait se résoudre à s’en séparer lors du mercato hivernal. En attendant, il se refera peut-être un moral à la CAN.

Marvin Martin (Lille)
Marvin Martin n’a pas assumé son statut d’international. Après Kalou, l’ex-milieu sochalien constitue pour l’instant un des points négatifs du recrutement du Losc. Il a eu beaucoup de mal pour peser sur le jeu des Nordistes, ce qui est son rôle. Sa qualité de passe n’est pas remise en cause mais il ne s’est pas montré assez décisif comme il devrait, censé être le pourvoyeur principal du secteur offensif. Deux passes décisives, seulement, aux 2e et 19e journées, c’est évidemment trop eu.

Adrian Mutu (AC Ajaccio)
Alain Orsoni avait prévenu. Le recrutement d’Adrian Mutu était un challenge, un certain risque pris par le club corse. A mi-parcours, le président de l’ACA doit tout de même être déçu de voir son attaquant vedette peiner pour inquiéter les défenses adverses. L’ancien joueur de la Fiorentina, de Chelsea ou de la Juventus compte 4 buts en 13 matches (5 cartons jaunes), encore trop peu pour un joueur de sa classe. A sa décharge, le Roumain, 33 ans, ne rayonne plus comme avant et il n’est pas entouré par un effectif de grande classe. Il lui reste six mois pour rebondir et aider les Ajacciens à se maintenir, eux qui viennent de changer d’entraîneur.

Emanuel Herrera (Montpellier)
L’ombre d’Olivier Giroud continue de planer sur La Mosson. Le départ de l’attaquant français pour Arsenal n’a pas été (encore ?) digéré par les champions de France qui misaient principalement sur Emanuel Herrera. L’Argentin de 25 ans, après des matches de préparation prometteurs et un but lors du Trophée des champions, a signé des performances très moyennes au point de perdre sa place et de se retrouver sur le banc des remplaçants à 8 reprises. Il aura inscrit trois buts, délivré aucune passe décisive, assez loin du rendement attendu. Les recruteurs montpelliérains se sont peut-être trompés.

Grégory van der Wiel (PSG)
Être finaliste de la dernière Coupe du monde n’est pas forcément une garantie. Le PSG a pu s’en rendre compte avec le latéral droit néerlandais, battu il y a deux ans avec les Oranje par l’Espagne. Le Néerlandais, 25 ans en février, manque encore un peu de consistance pour pouvoir prétendre à une place de titulaire au sien d’une formation vouée à devenir un pion essentiel de l’échiquier européen. L’ex-joueur de l’Ajax n’a pu concurrencer Christophe Jallet au point de lui prendre sa place de manière pérenne, ce que le Néerlandais avait clairement déclaré.






Hebergeur d'image