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Traque des biens mal acquis: Vers une quatorzième prorogation d’instruction pour Aïda Ndiongue

Ce n’est pas demain la veille que la Commission d’instruction près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) va clôturer le dossier d’Aïda Ndiongue. Selon nos informations, l’affaire va tout droit vers une quatorzième prorogation. La Commission d’instruction risque encore de buter sur le même obstacle.


Rédigé par leral.net le Samedi 24 Juin 2017 à 11:49 | | 0 commentaire(s)|

Que cache le dossier Aïda Ndiongue ? Qu’est-ce qui bloque véritablement dans cette affaire ? Depuis avril 2014 et l’inculpation de l’ancienne sénatrice pour enrichissement illicite, à aujourd’hui, les juges de la Commission d’instruction n’arrivent pas à boucler leur enquête. A treize reprises, le juge Cheikh Ahmed Tidiane Bèye et son équipe ont prolongé l’instruction dans cette affaire.

Mais, il y a pire. Selon des informations de «Les Echos», le dossier court tout droit vers une quatorzième prorogation. Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, en tout cas, l’expert Abdoulaye Dramé n’a pas déposé son rapport. Les conclusions de l’homme de l’art étant essentielles dans la poursuite de l’instruction, il est quasiment sûr que les juges seront dans l’obligation de repousser encore de quelques mois, l’enquête.

Du côté d’Aïda Ndiongue, on est outré. «Aïda Ndiongue s’étonne certes de l’attitude de la Commission d’instruction et de la tournure du dossier, mais elle s’en remet à Dieu. Elle sait que cela finira un jour», nous confie un de ses proches.

A quelques jours de la fin de la treizième prorogation, l’espoir pour l’ancienne mairesse des Hlm de se tirer des mailles de la Commission d’instruction, reste encore faible. Me Mbaye Jacques Ndiaye était dernièrement monté sur ses grands chevaux, pour fustiger l’attitude du juge Bèye et de ses collègues, qui confient chaque fois à l’expert Abdoulaye Dramé la mission d’audit des marchés.

Selon la robe noire, c’est au plus à la troisième prorogation que l’expert devait être déchargé, surtout que, manifestement, il peine à finir son travail. Seulement, ses remarques et critiques sont tombées dans l’oreille d’un sourd puisque, pour la dernière et treizième fois, la Commission d’instruction a reconduit le même expert avec la même mission.

Par ailleurs, selon certaines informations, si l’homme de l’art n’a pas déposé ses conclusions, c’est tout simplement parce qu’il tarde encore à recevoir ses honoraires de la part de l’Etat du Sénégal. La question reste à savoir si l’Etat n’a pas les moyens de payer l’expert ou s’il le fait exprès de retarder encore le paiement des honoraires de l’expert.

Dans tous les cas, il se dessine une volonté manifeste de retarder ce dossier aux allures d’épée de Damoclès encore suspendue sur la tête d’Aïda Ndiongue. Cette dernière peut se consoler, cependant, avec la levée de la mesure conservatoire concernant son autorisation de sortie.

Les Echos