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Travaux de réhabilitation du pont Faidherbe : Sept travées à livrer pour sauver un patrimoine historique mondial

Conçu en 1897, le pont ne cesse, depuis au moins deux décennies, de faire planer un climat d’insécurité notoire. Sa dégradation alarmante n’a laissé personne indifférent. Les dix-neuf mille véhicules et les vingt-et-un mille piétons qui rallient l’île par jour ne peuvent s’empêcher d’emprunter le pont Faidherbe, seul lien entre l’île, la langue de Barbarie et le grand faubourg de Sor, malgré son état de vétusté criard. C’est une telle insécurité qui a mené au projet de réhabilitation de ce patrimoine historique mondial. Grâce au financement de l’Agence française de développement et de l’Etat, environ 17 milliards de francs Cfa seront nécessaires au renouvellement de la superstructure métallique située sur le grand bras du fleuve de Saint-Louis. Sur le site, cinq travées du mythique pont ont été livrées, dont quatre déjà en position. Actuellement, c’est la travée tournante, devant commander la navigation sur le fleuve, qui est montée sur l’air d’assemblage. Avant qu’elle ne regagne sa position actuelle, la travée quatre (remplacée dimanche dernier) a subi le même processus fixé pour les sept autres. Reportage.


Rédigé par leral.net le Samedi 20 Novembre 2010 à 20:26 | | 0 commentaire(s)|

Travaux de réhabilitation du pont Faidherbe : Sept travées à livrer pour sauver un patrimoine historique mondial
A LA FIN DES CHANTIERS : Saint-Louis aura un pont flambant neuf d’une durée de vie de 50 ans

L’objectif des travaux démarrés en fin d’année 2008 est de livrer à Saint-Louis un pont flambant neuf d’une durée de vie d’au minimum 50 ans, accompagné, entre autres, d’un nouvel éclairage architectural. Et, pour ce faire, un remblai a marqué les débuts. Ce fut la plate-forme de travail, selon les concepteurs, car un espace d’assemblage et de stockage des matériaux de construction était opportun. Après les trois premières travées, c’est à la quatrième de prendre place dimanche dernier. Mais, comme ses pairs, elle doit a priori subir un processus bien défini. C’est ainsi qu’elle doit passer à l’étape d’assemblage, de soudage et de montage des arcs avant de rejoindre ses trois jumeaux déjà en place. Un travail qui nécessite une mécanique particulière, des aménagements et un savoir-faire spécifique, d’après Cécilia Cornillet, responsable de travaux pour la société française Eiffel.

L’arc quatre passe cependant à la peinture. L’une des dernières étapes après l’assemblage, la soudure et le montage avant qu’elle ne rejoigne ses trois pairs, déjà posés. Une tâche qui n’est pas une sinécure. Grâce à des échelles, les peintres font un déplacement vertical afin d’atteindre le sommet de l’arc à peindre. Sous une toile les rendant quasi invisible, ils s’adonnent à leur tâche. C’est la dernière couche de peinture, la grise, qui prend place. Un design de loin non fortuit. Cette toile blanchâtre vise à éviter toute pollution de la ferraille.

Aux alentours de cette zone d’assemblage, sont accostées quatre barges. D’une vingtaine de mètres de long et du quart de large, elles facilitent le remplacement des travées situées hors du périphérique de remblai. Ainsi, grâce aux deux barges positionnées en aval du pont, la travée quitte la zone d’assemblage pour regagner sa nouvelle position, tandis que les deux autres vont conduire la vétuste travée à remplacer à l’amont de la zone remblayée. Sur ce côté, un ouvrier, assis à même le sol, s’active à la soudure. Il est en train de consolider les rails qui servent, par ripage, à glisser la travée remplacée jusqu’à hauteur du sol. En face de lui, les anciennes travées, démontées par un engin, sont écrasées et mises en tas.

Aïda Coumba DIOP
Source Walfadjri






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