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Trois cent millions de francs Cfa et des terrains situées aux Mamelles : les patrons de presse tombent dans le piège de Wade, qui tient à les diviser

L’aide à la presse pour l’année écoulée est, enfin tombée, en ce mois de janvier finissant. Elle a fait des heureux et des frustrés. Les bénéficiaires n’en ont pas trop fait l’écho. Ce n’est pas si prudent, d’autant que tous n’ont pas été servis. Car, le président Wade entend diviser les patrons de presse, qui prêtent, hélas, le flanc. En dehors des chèques, d’un montant de 300 millions, le président Wade a offert deux terrains de 400 m2, sis aux Mamelles.


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Janvier 2010 à 02:28 | | 2 commentaire(s)|

Trois cent millions de francs Cfa et des terrains situées aux Mamelles : les patrons de presse tombent dans le piège de Wade, qui tient à les diviser
Le président Wade a fait de l’aide à la presse, qui est un droit autant que les subventions aux producteurs ou aux syndicats, une arme. Ainsi, en fin de l’année dernière, il avait réuni dans le palais présidentiel, les patrons de presse. À l’occasion, le président Wade, naguère prompt à accuser et attaquer la presse, avait accepté tout ce qui leur refusait. C’était à dessein : obtenir un répit, pour se relever des mille et une critiques que les actes qu’il a posés ont soulevé. Il a obtenu gain de cause au niveau de bien des rédactions : à quelques exceptions près, même les plus récalcitrantes sont devenues, aujourd’hui, très nuancées.

Pour poursuivre son entreprise de division et de déstabilisation, il a octroyé à de petits groupes plus de millions qu’à des grands. Cette faveur a été accordée à des quotidiens qu’il craint le plus. Par leur silence, ses contestataires d’hier, attestent qu’ils ne sont pas loin de jouer la partition des maîtres-chanteurs : « vous me donnez, je me tais ; à défaut, je vous flingue aux yeux de l’opinion ».

En décaissant des millions, le président Wade s’assure une accalmie, le temps que les comptes se vident. Le président a ratissé plus large, en aidant « symboliquement », quelques journaux en ligne. Le régime a, également, préféré « zappé » bon nombre de petits directeurs de publication. Il a préféré renforcé ses organes de propagande en leur lieu et place. Il y a eu mal donne.

Si Mdiambal Diagne n’avait pas rué dans les brancards, comme il l’avait fait l’année dernière, personne n’aurait rien su et les patrons de presse se seraient tu. En 2007, c’est le patron de Walf Fadjri, Sidy Lamine Niasse, mal servi, qui avait crié à l’injustice. Cette année, le président des éditeurs de presse, Madiambal Diagne, a préféré retourner le cadeau. Il a refusé de se contenter de dix millions là où un autre, plus petit que lui, a reçut 16 millions.ll sera contenté. C’est certain. Le ministre lui a déjà rendu visite, pour arrondir les angles.

Dans le passé le président avait révélé lui avoir remis des centaines de millions, par le biais du ministre Thierno Lô. Une polémique stérile et opaque s’en était suivie. Madiambal est l’arbre qui cache la forêt des patrons de presse. Il y a parmi eux d’aucuns qui ne remettent rien à leurs employés, qui triment et bavent pour remplir les colonnes de leurs canards. C’est dire que dans la plupart des rédactions, l’aide à la presse est détournée, par ceux dans les comptes desquels elle tombe.

Le Synpics évite la question, le ministère de la Communication également. Or, assainir le milieu des médias devait commencer par exiger et obtenir des patrons de presse que l’aide à la presse serve à améliorer les conditions de travail des journalistes, au lieu d’enrichir leurs employeurs.

Pour mieux les ferrer, le président Wade a même « offert » des terrains à quelques patrons de presse. Deux d’entre eux ont reçu chacun 400 m2 situés du côté des Mamelles. Bien sûr que chacun cache son cadeau. Mais Wade est spécialiste des fuites organisées. Les cadeaux-pièges soulèveront bien des vagues les jours à venir. C’est dire que dans le cercle des libéraux comme des médias, le président Wade a fabriqué de nouveaux arrivistes.

La Redaction XIBAR.NET



1.Posté par Jam le 29/01/2010 08:43 | Alerter
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Sutura a connu dans le temps, un journal créé par brave Africain dont j'ai oublié le nom, qui le premier avait fondé une Organisation humanitaire pour défendre les enfants. Par le biais de ce journal il avait été un pionnier ici au Sénégal à l'époque, dans tous les bons combats qui ont fait évoluer la cause des enfants. Je crois bien que c'était un Camerounais et si ma mémoire est fidèle, le nom de ce journal devait être "Martyrs" ou "Les Martyrs"....

Que sont-ils devenus, lui et son journal ? Si notre pays avait un peu plus de mémoire et de coeur, voilà une initiative qu'il devait encourager et un Africain que tous devaient honorer. Mais il y a très longtemps qu'on ne parle plus de cet excellent journal, un mensuel, qui était une référence.

Quand je vois comment ce régime distribue à tout vent l'argent des contribuables à ces souteneurs déguisés en "journalistes", je suis désolé pour le sort qu'on pourrait avoir réservé à une telle bonne initiative d'un brave Africain qui a sauvé tant d'enfants sénégalais. Notre pays devrait avoir un peu plus de mémoire.

Je me demande pourquoi ce journal a fermé et surtout, s'il avait bénéficié de la manne que ce régime déverse sur des feuilles de choux qui acclament à tout rompre ses multiples forfaitures.

S'il vous plaît, je serais reconnaissant à quiconque me donnerait une petite information sur ce que le sort a réservé à ce Monsieur et son journal.

2.Posté par Sutura le 29/01/2010 09:27 | Alerter
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Jam, je ne sais pas de quoi vous parlez. Si je suis le seul Sutura à utiliser ce prête-nom pour intervenir dans ce site, votre annonce ne me concerne pas, car je ne connais pas de journaliste ou de journal à ce nom. Mais comme chacun est libre de dire ce qu'il veut sous le nom qu'il préfère, peut-être que mes nombreuses interventions dans ce cite, pour leur pertinence sans doute, ont créé des émules. Auquel cas je ne puis que me féliciter, d'être devenu à ce point une référence. Toutefois, si ce Monsieur que vous recherchez a fait ce que vous dites, il mérite bien qu'on ses retrouve ses traces et je serais le premier à vous informer, si je jamais je réussissais à glaner par-ci par-là, quelques infos sûres à ce sujet.

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