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Tué en Libye, le djihadiste Zaïd Bâ aurait fait son “hijra” en famille

Zaïd Bâ a été tué en Libye, si l’on en croit des Sénégalais avec qui il combattait pour le compte de l’organisation Etat islamique. On apprend de Libération qu’il a été convoyé en Libye par le nommé Moustapha Diatta récemment appréhendé par la Division des investigations criminelles (Dic).


Rédigé par leral.net le Jeudi 18 Février 2016 à 14:02 | | 28 commentaire(s)|

On en sait un peu plus sur l’un des Sénégalais annoncés tués en Libye. Zaid Bâ alias Abu Oussama n’aurait pas rejoint la branche libyenne de l’Etat islamique tout seul. Son “hijra” (voyage vers les terres où sont appliquées la Charia), Abdallah Bâ de son vrai nom l’aurait fait avec femme et enfants. C’est ce qui ressort des premiers éléments de l’enquête de la division des investigations criminelles (DIC) suite à l’arrestation d’un présumé recruteur de djihadistes basé au Sénégal. Celui qui a “vendu” ces informations à la police n’est personne d’autre que Mbaye K. qui se trouve être le beau-père du défunt djihadiste.
Selon ce dernier, révèle Libération dans sa livraison du jour, Moustapha Diatta du nom du présumé sergent recruteur de djihadistes arrêté le 08 février par la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) alors qu’il sortait d’une mosquée salafiste à Fann Hock (un quartier plus ou moins huppé de Dakar), aurait fait convoyer sa fille Ndèye Sy K., ses trois enfants mineurs ainsi que son mari Zaïd Bâ. Comment a-t-il su que sa fille avait franchi le pas ?
Le père confie aux limiers que Ndèye Sy K. a appelé sa mère pour lui dire qu’elle vivait dans un Etat islamique. La deuxième fois qu’elle a appelé sa mère, c’était pour lui annoncer la mort de son mari au combat. Zaïd Bâ aurait été tué en septembre 2015 au cours d’une bataille qui aurait opposé des djihadistes étrangers (dont des Sénégalais) à un quartier de Syrte (bastion de l’Etat islamique en Libye) hostile à l’application de la Charia (loi islamique). Selon des informations recueillies par buzz.sn, ces affrontements auraient duré au moins trois jours.
Face aux enquêteurs, Moustapha Diatta ne nie pas connaitre Zaïd Bâ et son épouse mais réfute leur avoir apporté de l’aide pour rejoindre la branche libyenne de Daesh. Il reconnait cependant avoir entrepris des démarches pour que l’une de leurs filles restée au Sénégal les rejoigne en Libye. L’enquête suit son cours et le moins qu’on puisse dire, c’est que le vendeur d’aquariums risque gros eu égard à tous les éléments compromettants que détiennent les policiers sur lui.
En attendant d’en savoir davantage à propos de ce chaud dossier, il est fort à craindre que Zaîd Bâ ne soit pas le seul Sénégalais à avoir garni les rangs de l’Ei, flanqué de son épouse et de ses enfants. Il y a trois mois de cela, le Sénégalais Abdourahmane Mendy avait posté sur Facebook une vidéo de son fils encagoulé et tenant une Kalachnikov. Reprenant une phrase dictée par son père, il promettait la géhenne aux “mécréants” en y mettant le geste.
Il en serait de même avec Moustapha Diop alias Abou Hatem qui d’ailleurs, n’a pas encore supprimé la photo de son fils, kalach en bandoulière. Mieux ou pis, celui qui est présenté comme le chef de la colonie sénégalaise de Syrte n’a pas tari d’éloges sur son rejeton qu’il décrit comme le "fils de son père"…






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