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Tunisie: controverse autour de l’expulsion de l’émir marocain, Moulay Hicham

le 13 Septembre 2017 à 23:05 | Lu 604 fois

En Tunisie, depuis ce 8 septembre, date de l’expulsion de l’émir marocain Moulay Hicham, dénommé l’Emir rouge, les autorités tunisiennes se trouvent dans l’embarras.

Le prince avait déclaré sur France 24 que cette expulsion « émanait directement de la présidence tunisienne ». Mardi 12 septembre, la présidence avait indirectement répondu, en regrettant, mais cette réponse a relancé d’autant plus les critiques des Tunisiens.

Les Tunisiens avaient déjà très mal perçu l’expulsion du Prince rouge, mais ce post, sur la page Facebook de la porte-parole de la présidence, vient raviver la controverse. Saïda Garrach écrit : « Il est nécessaire de clarifier que le président de la République est mécontent de ce qui s’est passé avec le chercheur l’émir Moulay Hicham et son expulsion du territoire tunisien. »

Elle rajoute que cette expulsion s’est faite suivant « des formalités administratives automatiques et sans en référer aux responsables, ce que nous regrettons », indique-t-elle.

Ce post avait suscité de nombreuses réponses, directement sur la page de la porte-parole. Plusieurs internautes ont réagi en demandant un communiqué officiel de la présidence, d’autres, comme Hédi, ont demandé des excuses ainsi qu’une nouvelle invitation à l’Emir rouge « pour qu’il fasse sa conférence avortée ».

Le prince marocain devait donner une conférence sur comment renforcer la démocratie naissante en Tunisie, une démocratie qu’il considère en grave danger. Il recommande par ailleurs, une réforme de la monarchie au Maroc tout comme en Arabie saoudite.

Justement Omar, un autre intervenant, dans son commentaire, considère que cette expulsion est « un point noir » dans cette démocratie naissante, mais « à qui profite le crime ? », demande-t-il.

Si la présidence tunisienne, qui était injoignable mercredi, semble regretter ce geste, sa brève réponse n’en explique toujours pas les raisons. Cependant, deux hypothèses circulent à Tunis : des pressions auraient été exercées sur la présidence tunisienne, soit par la monarchie saoudienne, soit par la monarchie marocaine. Le prince lui ne penche pour aucune des deux et se limite à dire que celui qui l’a expulsé, « s’est humilié lui-même ».

Rfi