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UCAD: Au campus social, les étudiants ne savent plus à quel saint se vouer

L’ouverture du campus social n’est pas une chose partagée par les étudiants. Ce jeudi, le décor laisse à désirer. Partout, les étudiants sont assis sur les bancs placés dans le campus. Certains sont dépassés par la situation, car les cours se poursuivent toujours. Ils ne font que des va-et-vient entre leurs maisons et la Fac. Quand la nouvelle de l’ouverture du campus social fut annoncée, ils sont venus dans l’espoir de trouver une chambre. Les étudiants qui viennent des régions rencontrent plus de problèmes que les autres. Une chose que tous les étudiants ont déplorés: le fait que la direction favorise certaines personnes à cause de leurs relations.


Rédigé par leral.net le Vendredi 4 Novembre 2016 à 09:18 | | 0 commentaire(s)|

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«La déclaration de l’ouverture du campus social était une bonne nouvelle. Mais à notre arrivée, nous avons constaté une situation déplorable vraiment déplorable. Il y a certains pavillons qui sont ouvert, mais la majorité reste fermée. C’est une ouverture informelle, actuellement il y a des pavillons qui sont en chantier. C’est celui de A, Q, J, M4, PM5 et R. La capacité d’accueil de ses pavillons dépasse de loin les autres. Nous sommes à la cité Claudel depuis le 05 octobre. Il y a des filles qui font cours et certaines sont venues faire des examens. Pour les facultés qui ont démarré les cours, je peux citer celles des Sciences juridiques et politiques et Médecine», a soutenu Oumar Ndiaye Billy, président de l’amicale des étudiants de Bounkiling.

L’étudiant de poursuivre: «Bon nombre de ses personnes n’ont pas encore de chambre. Les leaders qui sont là ne défendent jamais la cause des étudiants, ils ne sont là que pour leurs intérêts. Le directeur du COUD est un homme politique, il ne fait que ce qui intéresse le gouvernement. Si l’ensemble des campus ferment le 31 août, les deux devront être fonctionnels avant le 07 novembre. La direction nous veut nous faire dormir debout en parlant de réfection des pavillons. Ils ne vont jamais détruire un bâtiment pour en construire un autre. Ils parlent de désinfection, mais rien n’est fait. C’est juste quelques chambres qui sont repeintes. Nous demandons à ce qu’il est une entente entre les deux directions: la direction pédagogique et celle du sociale. Je crois que sans un accord entre les deux, les cours seront toujours perturbés.»

Toujours pour expliquer la dureté de la situation Oumar Ndiaye Billy persiste et signe : «Nous constatons une ségrégation au sein du campus. Les étudiants de la localité du directeur sont bien servis, ils ont des chambres avec peu de personne. La seule raison pour laquelle les deux structures ne peuvent pas faire route ensemble, c’est le tiraillement. Chacun veut montrer à l’autre que je suis plus compétent et plus diplômé. Nous demandons aux syndicalistes de s’unir pour combattre ensemble notre cause. Cette période est celle de la vache maigre: il est midi et vous ne voyez presque pas une personne qui commande un plat. La nourriture coûte très chère ici car les restaurants ne sont pas encore ouverts. Les repas ne sont pas de la qualité et nous permettent juste de tenir notre faim. Les présidents de commission ne sont là que pour vendre les lits aux étudiants. Je crois que nous sommes en période des années 30 car dans Ces conditions le Sénégal ne va pas émerger».

Ndéye fatou étudiante en Master 1 abonde dans le même sens que son camarade étudiant: «Nous vivons dans un enfer sans que nos parents ne soient au courant. La vie à l’université n’est pas une chose facile. Nous dépensons plus de 2000 Fcfa par jour pour notre restauration. Pour le problème des lits, on est obligé de partager la chambre avec 12 personnes en lieu et place de 6. Ils nous ont promis que le 02 les restaurants seront fonctionnels mais jusqu’à présent rien n’est fait . le directeur du campus social n’a pas honoré sa promesse »

Ils ne sont pas les seuls à se soucier de leur situation.

«Ils demandent aux gens de venir s’installer dans un endroit où ils n’ont pas prévu de restauration. On dépense plus de 2000 F CFA par jour et cette bourse n’est pas à la merci de toutes les étudiantes. Le système carcéral de «packetage» est une chose que nous vivons dans ce temple de savoir. Dans ses logements de réserve, il nous arrive de ne pas nous doucher des fois, faute de coupure intentionnelle de la part des gérants. Nous ne pouvons pas concevoir que le campus social ouvre alors que le campus pédagogique reste des mois sans démarrage. Ici c’est la souffrance totale quotidienne. Jusqu’à présent nous n’avons pas reçu nos bourses scolaire», se désole Ndella Diop étudiante en 2éme année au département d’anglais.

«Au niveau de la faculté de Droit, nous souffrons plus que les autres. Je suis en rattrapage actuellement par contre il y a des autres qui font cours. Nous débutons avec nos camarades mais à chaque fois on est les dernier. C’est un problème par rapport à certains parents qui s’inquiètent pour leurs filles.», s'est aussi désolé Arame Ndoye Diouf Faculté de Droits.

Sources senenews
 






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