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UNE PARTIE DE L'AÉROPORT LSS PLONGÉE DANS LE NOIR POUR CAUSE DE COUPURE D'ÉLECTRICITÉ: L’hôtel aéroportuaire fermé, le service consigne bagages éclairé à la bougie

La capitale du Sénégal renvoyée à l'âge de la pierre taillée. L'alimentation électrique d'une bonne partie de l'aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar a été suspendue. Plongé dans l'obscurité, le réceptif aéroportuaire est fermé, le service consigne des bagages est éclairé à la bougie et à la torche.


Rédigé par leral.net le Vendredi 19 Décembre 2008 à 14:24 | | 0 commentaire(s)|

UNE PARTIE DE L'AÉROPORT LSS PLONGÉE DANS LE NOIR POUR CAUSE DE COUPURE D'ÉLECTRICITÉ: L’hôtel aéroportuaire fermé, le service consigne bagages éclairé à la bougie
Incroyable mais vrai : Depuis la fête de Tabaski, une bonne partie des bâtiments de l'aéroport Léopold Sédar Senghor est dans l'obscurité. II s'agit principalement de l'hôtel aéroportuaire devant servir de site d'hébergement aux voyageurs et du service consigne des bagages, deux structures placées en location-gérance sous la responsabilité de la société Sogepres, sise à la rue Thiong.

Au cœur de l'imposant édifice servant d'aérogares à l'aéroport international de Dakar, de jour comme de nuit, il est difficile de trouver ses repères dans l'hôtel plongé dans l'obscurité. Même les plots lumineux indiquant les issues ne fonctionnent. A la réception où nous avons pu accéder après avoir été orientés par plusieurs personnes habituées des lieux, c'est dans une solitude impressionnante qu'une réceptionniste, lasse d'attendre le rétablissement du courant dans le canapé où elle s'est affalée, a refusé d'aborder le problème.

Au service consigne des bagages, situé en face de l'entrée principale de l'aérogare, c'est le même décor. Les yeux rivés sur un tas de journaux, les employés subissent eux aussi l'angoisse de l'attente, vu que le travail tourne au ralenti. Tout en nous orientant vers leur employeur, seul habilité à parler à la presse, les agents préposés à la consigne des bagages disposent sur leurs tables de bougies et de lampes torches. Ici, le jour comme la nuit, c'est sous l'éclairage de fortune de ces bougies et autres lampes torches que les agents de l'aéroport travaillent, à leurs risques et périls. «La gestion de la consigne bagages est un service délicat, nécessitant un niveau de sécurité élevé et la coupure de l'électricité dans ce compartiment de l'aérogare rend difficile le travail des agents de Sogepres, compte tenu des risques de vol», explique un élément de la sécurité de l'aéroport sous le couvert de l'anonymat.

Des informations concordantes excluant la Senelec de cette affaire expliquent cette situation inédite par un contentieux né des relations d'affaires entre l'Agence des aéroports (Ads) et la société Sogepres. Les mêmes sources soutiennent que «c'est la grande différence relevée entre les factures que l'Ads a présentées à la direction de la Sogepres et les montants des factures prévus par la société de location-gérance». II convient également de signaler que «ce contentieux, qui porterait sur des millions, trouve sa source dans les fautes problèmes de reversement cumulés dans les gestions de 2006 à 2008».

Source: Le Populaire







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