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Ucad : face à la fermeté du Recteur, la peur semble changer de camp.

Protester est devenu depuis belle lurette la règle à l’Université. Il faut casser, brûler, crier et insulter pour arriver à ses fins. Du suivant la pratique des étudiants. La règle semble être : ne jamais dire non à des étudiants. Le Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar comme celui de Gaston Berger de Saint-Louis en savent quelque chose mais ne se laissent pas faire. La peur semble changer de camp.


Rédigé par leral.net le Vendredi 23 Juillet 2010 à 11:28 | | 3 commentaire(s)|

Ucad : face à la fermeté du Recteur, la peur semble changer de camp.
Des étudiants de l’Ufr Sat de l’Ugb ont manifesté et ont empêché à leurs compères de passer tranquillement leurs examens de fin d’année en début juillet. C’est ainsi qu’il est retenu leur traduction en conseil de discipline. Et le Recteur de cette Université, le Professeur Mary Teuw Niane précise que toute infraction aux dispositions de l’article 19 portant sur les franchises universitaires peut faire l’objet d’exclusion définitive. Ainsi, quatre délégués d’étudiants de l’Ufr Sat, tous en DEA, risquent d’être exclus.

Pareil scénario, à quelques exceptions près, s’est déroulé à l’Université Cheikh Anta de Dakar. Des étudiants des Facultés de Droit et de Sciences ont saccagé les bureaux du Recteur et risquent eux aussi à leur tour d’être exclus. Ils avaient manifesté pour dire non à l’implication du Recteur dans le choix des étudiants bénéficiaires des bourses sociaux. Etant juste une quinzaine, ce groupuscule ne faisait cependant pas l’unanimité. Agissant seuls, ils ont naturellement été délaissés par leurs amis délégués quand les choses se sont gâtées.

A l’Université, Cheikh Anta Diop, les étudiants ne sont pas prêts à les soutenir. « Ils n’étaient pas dans leur droit quand ils saccageaient le bureau du Recteur. En plus c’était à leurs camarades délégués de les soutenir et d’exhorter les étudiants à en faire autant », selon Arfang Ndiaye étudiant en première année de Droit. Son camarade d’amphi, Alpha Mané, lui trouve que, « des actes de ce genre ne sont pas à encourager et l’attitude des autres délégués est à saluer, il faut être raisonnable, ils ont enfreint le règlement, ils doivent être puni ».

Du côté de la Faculté des Sciences, les étudiants préfèrent s’abstenir sur la question pour la plupart. « Nous sommes plus préoccupés par nos examens que par autre chose », nous a rétorqué une fille voilée, teint noir, svelte et taille moyenne. Même son de cloche chez ce groupe d’étudiants retrouvé dans la cour entrain de débattre sur des règles mathématiques. Seul, Mouhamadou Fall étudiant en première année de maths physiques (Mp1) a bien voulu se prêter à nos questions. Et pour lui, « ces étudiants défendaient leurs propres intérêts car ils choisissaient les personnes qui les plaisaient pour leur attribuer des bourses sociales ». En effet, nous apprend-t-il, « un véritable micmac s’organisait autour de l’attribution de ces bourses sociales ».

Impossible de retrouver le groupe d’étudiants concernés par ses mesures au sein des campus pédagogique et social. « Ils ont disparu » nous dit-on. Il est aussi difficile de mettre la main sur les délégués des Facultés de Droit et de Sciences. Période des examens oblige.

Vendredi 23 Juillet 2010
Ndiaga DIOUF



1.Posté par fall le 23/07/2010 11:56 | Alerter
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Je pense que les élèves et étudiants doivent savoir raison gardée sur les actes qu'ils menent. C'est contre cette même école qui les a accueilli dès leurs tous premiers pas qu'ils sont en train aujourd'hui de détruire au lieu de la parfaire .
La tte première gage de reussite pour quelqu'un en quête de savoir c'est la discipline.
Maintenant il est tps de prendre des décisions de la part des responsables du système éducatif et c'est tout.
Disciplinons nos enfants oubien le système le fera quand ils seront adultes.

2.Posté par sathiés le 23/07/2010 22:51 | Alerter
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on a trop donné aux étudiants la punition doit être sévère, l'université est sacré c'est un temple du savoir

3.Posté par joe mills le 23/07/2010 23:36 | Alerter
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Il est temps d'assainir ce milieu car ces pratiques ne datent pas d'aujourd'hui. Le plus souvent c'est un groupe d' "etudiangougnou" qui prennent tout un departement en otage. J'ai ete victime de cette pratique au debut des annees 90 a la fac des lettres et sciences humaines ( departement de Geo) ou une bande de chenapans nous a jete des pierres en plein examen. Quelques jours plus tard, ils ont recidive en nous malmenant devant les escaliers de la BU pour la bonne et simple raison que nous etions alle faire des recherches alors qu'ils etaient en greve.
Bravo M. le Recteur! Dura lex sed lex !

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