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Un chien est aimé par son maître comme s'il s'agissait d'un bébé, et c'est la science qui le dit !

le 4 Mars 2015 à 08:00 | Lu 376 fois

Un chien est aimé par son maître comme s'il s'agissait d'un bébé, et c'est la science qui le dit !
Une étude récemment parue dans la revue scientifique PLOS ONE confirme ce que bon nombre d’entre nous savent déjà (mais ça n’en reste pas moins intéressant, vous allez voir ) : L’amour que l’on peut ressentir pour un chien est extrêmement similaire à l’amour maternel. On peut également supposer que cela s’applique aussi à bon nombre de nos animaux domestiques…
 
Le comportement alloparental désigne le fait d’adopter et de prendre soin d’un petit appartenant à une espèce différente. Mowgli élevé par les loups, tout comme le bébé coucou qui squatte le nid d’un autre oiseau, sont des exemples de ce phénomène où l’instinct maternel prend le dessus sur les différences physiques.
Les premiers chiens ont été domestiqués par l’homme il y a 32.000 ans (à peu près). Aujourd’hui, presque un foyer français sur deux possède au moins un animal de compagnie. Le nombre total de ces animaux dans l’Hexagone est pratiquement égal au nombre d’humains (63 millions d’animaux pour 65 millions de français) ce qui fait de la France le premier pays européen en matière d’animaux, toutes espèces confondues !
 
Mais revenons à nos moutons, si j’ose dire. Dans cette étude, les chercheurs du Massachusetts General Hospital ont voulu comparer directement l’ « anatomie neuronale fonctionnelle du lien humain-animal avec le lien parent-enfant. » Bref, voir si notre cerveau réagit de manière semblable lorsqu’on prend soin d’un chien que lorsqu’on prend soin d’un bébé.
 
Et pour le savoir, ils ont demandé à des femmes regarder successivement des photos de leurs bébés et de leurs chiens, puis des, clichés de bébés et de chiens qu’elles ne connaissent pas.
 
« Il y a un réseau commun de zones cérébrales qui s’active, liées à l’émotion, à la récompense, à l’appartenance, à la cognition sociale lorsque les mères ont été mises face à leur chien et à leur enfant, » lit-on dans l’étude. Les chiens et les enfants inconnus, en revanche, n’ont pas provoqué la même réaction.
 
Ceci étant dit, la réponse du cerveau entre la vision de l’enfant et du chien n’était pas non plus identique. Une des zones du cerveau servant à la reconnaissance des visages est plus sollicitée par la vision du chien que pat le visage de l’enfant, tandis que certaines zones du mésencéphale étaient beaucoup plus actives lors de la vision de l’enfant. Peut-être que la reconnaissance faciale est plus importante dans la communication humain-chien, puisque nous remplaçons la communication verbale par le langage corporel avec eux. Le mésencéphale, lui, pourrait être vital pour interpréter certaines émotions et concepts exclusivement humains.
 
Même si selon les chercheurs, d’autres études doivent encore être menées pour confirmer ou réfuter les résultats de cette première étude, cela semble confirmer en tout cas que c’est normal, voire  nécessaire, d’avoir un attachement émotionnel si important avec nos animaux.
 
« Les animaux tiennent une place importante dans les cœurs et dans les vies de beaucoup de personnes, et un bon nombre d’études cliniques et en laboratoire semblent démontrer que le simple fait d’interagir avec des animaux est bénéfique pour le bien-être physique, social et émotionnel des humains, » explique Lori Palley, co-auteur de ce rapport. « Des études précédentes ont démontré que la production de certaines hormones neuronales, comme l’oxytocine – qui est liée à l’attachement émotionnel et à l’instinct de protection maternel – augmente après l’interaction avec des animaux. Les récentes évolutions en matière d’imagerie cérébrale nous permettent de comprendre de mieux en mieux ce genre de choses sur notre cerveau, ce qui est très excitant. »