« Ce qui est grave dans le montage financier de la compagnie, c’est que certains actionnaires privés n’ont jamais mis la main à la poche pour diverses raisons. Pis, des personnes ont utilisées des pseudonymes pour entrer dans le capital de la compagnie aérienne, une hérésie. Des personnes ont été citées dans le capital de Sénégal Airlines alors qu’elles n’ont jamais versé un sou dans la société. Ce système a été utilisé par l’ancien régime pour éponger des dettes qu’ils devaient à des hommes d’affaires nationaux comme étrangers. C’est pour cette raison que l’homme d’affaire Yérim Sow, qui voulait détenir 30% du capital, a été écarté. Car il voulait identifier toutes les personnes citées comme actionnaires dans la nouvelle compagnie aérienne. » révèle le document repris par L’Observateur, qui révèle toujours que « le capital de 17 milliards de Francs CFA n’a jamais été réuni parce que tous les actionnaires n’étaient pas traités sur un pied d’égalité. A chaque fois qu’il nous manquait des sous pour prendre en charge des besoins urgents pour le fonctionnement de la compagnie, l’ancien gouvernement réussissait à forcer la main à certains actionnaires pour qu’ils mettent la main à la poche. Et c’est de cette manière que Sénégal Airlines est entrain de survivre", dit-on au sein du Conseil d’administration, rapporté par le journal. Toujours selon le quotidien, Sénégal Airlines est à plus d’une dizaine de milliards de pertes, ce qui risque de le mener à la faillite.






