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Un livre exceptionnel sur la vie des tirailleurs sénégalais

Rédigé par (Plus d'informations demain sur leral .net) le 4 Janvier 2011 à 12:06 | Lu 1347 fois

Il y a fort longtemps que l'on attendait la sortie du livre de Jean-François Mouragues, enfant de Saleilles, sur sa passion, lui historien, des « Soldats de la République-Les tirailleurs sénégalais dans la tourmente », en mai et juin 1940. Soldats de la République est le premier ouvrage de Jean-François Mouragues, juriste de formation, collectionneur d'archives et de documents militaires ayant trait à l'époque coloniale de la France. L'auteur travaille actuellement sur un projet concernant l'utilisation par la France de soldats africains durant le conflit indochinois.


Un livre exceptionnel sur la vie des tirailleurs sénégalais
Un livre sorti, en 500 exemplaires début décembre 2010, qui a reçu les félicitations du ministère des Anciens combattants pour toute cette recherche demandant un nombre incroyable d'heures de travail.

Mais comment lui est-il venu cette passion ? Il dira dans l'introduction de son livre : « C'est à la suite de recherches familiales sur le rôle joué par mon grand-père lors de la campagne de France de mai et juin 1940 que le hasard m'a fait rencontrer un ancien de la coloniale qui avait appartenu au 24e régiment de tirailleurs sénégalais. Ce dernier dépositaire d'une partie des archives de son unité, a bien voulu me communiquer ces documents ». Des faits, des tragédies, il y en eut et la presse allemande quant au rôle supposé de son armée régulière dans les crimes de guerre commis durant la seconde guerre mondiale fut l'objet de violentes polémiques. A ce sujet, plusieurs articles ont été publiés dans les colonnes de la presse nationale et régionale, notamment dans celles du quotidien L'Indépendant. L'histoire nous apprendra qu'il s'en est suivi une prise de conscience qui dérange l'histoire officielle et qui établira enfin les responsabilités de chacun.

Un livre à découvrir absolument, sur cette période de l'histoire dure mais réelle.

Rappelons-nous en juin 1940, un général, à titre temporaire, lançait à la radio de Londres cette phrase devenue célèbre : « La France a perdu une bataille, mais n'a pas perdu la guerre ».

Quarante-cinq jours de combats qui menèrent au chaos, durant lesquels plus de 92 000 soldats français sacrifièrent leur vie.

Qui se souvient de cette « Force noire », de ces soldats venus d'Afrique jetés dans la bataille et qui se battirent avec l'énergie du désespoir pour « Que vive la France » ?


politicosn.com


1.Posté par Fatou le 04/01/2011 12:22 | Alerter
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regardez cette vidéo très intéressante sur la polygamie en France :

http://www.dakar-info.com/la-polygamie-en-france-etat-des-lieux/

2.Posté par mouragues le 19/04/2013 18:14 | Alerter
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a découvrir l'histoire des tirailleurs sénégalais du 24e RTS lors de la campagne de France les glorieux combats les massacres et la captivité

3.Posté par Mouragues RTS tirailleurs sénégalais le 27/04/2013 22:52 | Alerter
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Un livre qui retrace l'incroyable histoire oubliée en France des soldats africains engagés pour défendre les valeurs universelles de la République. Soldats de la France les tirailleurs sénégalais seront les bâtisseurs des futurs états indépendants de l'Afrique de l'Ouest.
il est de notre devoir de ne pas oublier le rôle qu'ils ont joué lors des combats de 1940 et ceux de la Libération

4.Posté par Mouragues le 27/04/2013 22:55 | Alerter
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Le 24e RTS est un régiment africain, cependant on trouve en son sein des soldats appelés pour effectuer leur temps de service national qui varie de 12 à 24 mois selon les périodes alors qu’il est invariablement fixé à 36 mois pour les Africains. La cohabitation en caserne se passe bien entre ces hommes venus de milieux si différents qui servent sous le même uniforme et le même drapeau. Peu de témoignages de soldats africains nous sont parvenus à l’exception de cette lettre : « Mon capitaine j’ai l’honneur de vous écrire cette lettre pour vous mettre au courant de mes nouvelles. Après onze jours de traversée calme bercée par les flots de l’océan Atlantique, je suis bien arrivé en France. Ma joie fut à son comble quand je me suis embarqué à Conakry sur le paquebot Brazza qui m’enleva loin de mon pays natal. Ce voyage sur mer me dégoûtait comme à plusieurs de mes camarades à cause du mal de mer, mais nous avons été bien soignés. Après cinq jours de pose à Bordeaux, ville industrielle, nous avons été dirigés sur Montauban où nous avons été répartis entre les divers bataillons du régiment. Affecté au 2e bataillon du 16e RTS je suis arrivé à Cahors tout joyeux d’avoir fait un voyage intéressant et instructif. Fier de mon titre de sujet français, comble de tous plaisirs terrestres, je suis heureux de servir la généreuse France notre patrie. Espérant recevoir de vos nouvelles… »[1] Beaucoup se lient d’amitié ; les photographies ci-contre en témoignent. Lors des combats de juin plusieurs tirailleurs se sacrifieront pour leurs frères blancs. Cette fraternisation ne sera pas sans poser quelques problèmes lors de la démobilisation des tirailleurs. Déjà en 1914 certains administrateurs et gouverneurs s’étaient opposés à l’envoi de contingents africains en Europe. Au sortir de la guerre des commandants de cercle tiraient la sonnette s’alarme « Des rapports s’inquiètent pourtant d’une évolution dans l’état d’esprit des démobilisés : « Les anciens tirailleurs sont pire ici qu’ailleurs, parce que tous sont d’anciens esclaves, gens de peu d’initiative. Se trouvant remplacés chez leur maître, à leur retour de France par des ouvriers soudanais, ils trainent et boivent en attendant des secours militaires et s’abrutissent. » Il est certain que la guerre a laissé des traces profondes dans les sociétés africaines, et qu’elle marque un tournant dans la prise de conscience et la volonté d’émancipation de ceux qui y participèrent. »[2] En effet les soldats rendus à la vie civile reviennent changés. Beaucoup d’entre eux ont du mal à reprendre leur place, ils contestent l’autorité excessive des chefs de village, revendiquent leurs droits et s’insurgent contre les commerçants, car ils connaissent la valeur de ce qu’ils achètent.

5.Posté par amel1969 le 13/08/2013 18:20 | Alerter
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salut je cherche des livres et document concernant les tirailleurs sénégalais histoire, progression ; leur participation ds l'armé française, guerre d’Algérie ect . SVP j'en ai vraiment besoin et pas moyen de paie. merci d'avance

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