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Un pilote a vu un "éclat intense" vers la zone du crash

Rédigé par leral .net le 4 Juin 2009 à 14:59 | Lu 1280 fois

Le pilote d'un avion espagnol d'Air Comet qui volait entre Lima et Madrid, a vu un "intense éclat de lumière blanche" vers la zone supposée du crash du vol Rio-Paris d'Air France et à l'heure de la disparition de l'airbus, a indiqué à l'AFP le directeur général d'Air Comet. Ce commandant de bord écrit dans un rapport, cité par le dirigeant de la compagnie: "soudain, nous avons observé au loin un éclat fort et intense de lumière blanche, qui a suivi une trajectoire descendante et verticale, et qui a disparu en six secondes"


Un pilote a vu un "éclat intense" vers la zone du crash
Le pilote de ce vol 974 Lima-Madrid, "suivait une route légèrement plus au nord que celle de l'Airbus" et "a vu quelque-chose qui nous a semblé potentiellement intéressant" pour l'enquête, explique José Maria Llodra, directeur général d'Air Comet. Air Comet, compagnie spécialisée dans les vols avec l'Amérique Latine, a transmis le rapport de son pilote à Air France, Airbus et à l'Agence de sécurité aérienne espagnole, précise M. Llodra, confirmant des informations publiées jeudi par le journal El Mundo.

"Compte tenu de la coïncidence en terme d'heure et de lieu, je porte à votre connaissance ces éléments pour qu'ils puissent être éventuellement utiles à l'éclaircissement des faits", écrit le pilote dans son rapport. La vive lueur a été vue par le commandant, ainsi que par son co-pilote et par une passagère, précise le responsable d'Air Comet.

A ce moment, l'avion d'Air Comet se trouvait à une altitude de 35.000 pieds, soit environ 10.000 mètres, et à une position de 7 degrés nord en latitude et de 49 degrés ouest, précise M. Llodra. A cette altitude et de nuit, on peut voir des choses "à une distance très importante", souligne M. Llodra, lui-même ancien pilote d'Airbus.

Le responsable refuse toutefois de conjecturer sur l'accident: "Je ne peux pas évaluer l'information ou dire si cette lumière est vraisemblablement ou non celle de l'Airbus. Je veux pas non plus donner mon opinion sur ce qui s'est passé". L'A330 d'Air France reliant Rio à Paris a disparu lundi au-dessus de l'Atlantique avec 228 personnes à bord, dans une catastrophe aux causes encore inconnues.

Le journal espagnol El Mundo estime que "le rapport du pilote met sur la table une des hypothèses évoquées comme cause de l'accident: l'explosion d'une bombe à bord de l'avion"."Toutefois, poursuit El Mundo, les six derniers messages d'alerte émis par l'Airbus au centre de maintenance d'Air France à Paris", indiqueraient plutôt un enchaînement de type "situation upset" où "le pilote perd le contrôle de l'avion par des pannes dans les équipement de navigation" en raison de "graves turbulences".

Le journal fait référence à six messages d'alerte automatiques qu'aurait envoyé l'Airbus juste avant de s'abîmer en mer, entre 4H10 et 4H14 heure de Paris, et dont a fait état la presse brésilienne.