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Une foule en colère s’attaque à la Brigade de gendarmerie et réclame la tête du meurtrier

L’OBS – La colère ne s’estompe pas à Koumpentoum, 48 heures après le crime odieux de la demoiselle Bigué Pouye. Son présumé bourreau, Saliou Gano, en garde à vue à la Brigade de gendarmerie locale, a été la cible, samedi dernier, d’une foule de personnes en colère qui a attaqué ladite brigade, pour réclamer sa tête. Face au danger, le Commandant Abdoulaye Diallo l’a exfiltré par une porte dérobée avant de l’acheminer à Tamba.


Rédigé par leral.net le Lundi 15 Décembre 2014 à 15:50 | | 1 commentaire(s)|

Une foule en colère s’attaque à la Brigade de gendarmerie et réclame la tête du meurtrier
Suite et non fin dans l’affaire du meurtre de la demoiselle Bigué Pouye, sauvagement tuée jeudi dernier à Koumpentoum, après avoir été ligotée, bâillonnée et violée par son présumé bourreaux : Saliou Gano. Entré en cavale la minute d’après, ce dernier avait été appréhendé, quelques heures plus tard, au village voisin de Nguent Pathé, au grand bonheur des populations de Koumpentoum. Un soulagement de courte durée, puisque les proches et amis de la famille de la défunte qui ruminaient encore leur courroux, décident, 48 heurs après, de ne plus se contenter de cette arrestation de Saliou Gano.

Le commandant Diallo use d’une technique de camouflage pour exfiltrer son hôte encombrant

Très vite, la révolte est sonnée. Des groupuscules se forment dans plusieurs coins et recoins de la ville. La colère enfle et bientôt c’est quasiment tous les jeunes de cette contrée qui adhèrent au slogan : «Il faut aller le déloger et lui faire subir le même sort que sa victime.» Un cri de guerre porté par une foule résolument décidée à passer à l’acte, «quitte à y mourir». Comme un seul homme, tout ce beau monde prend alors la direction de la Brigade de la gendarmerie. Sur les lieux, sous un vacarme indescriptible, la foule excitée lance des slogans hostiles du genre : «Rentrons à l’intérieur de la brigade et tuons-le !» La minute d’après, la foule tente de joindre l’acte à la parole. Elle est repoussée par les gendarmes appuyés par des agents des Asp. Déterminés, les assaillants reviennent à la charge. Le commandant de brigade, Abdoulaye Diallo, dont les hommes peinaient à contenir les assauts des assaillants, comprend alors que la vie de son hôte encombrant est en danger. Saliou Gano est de suite sorti de sa cellule. Menottes aux poignets, le commandant Diallo use d’une technique de camouflage pour l’extirper des lieux. Il lui a fait porter une tenue militaire. C’est ainsi qu’il est parvenu à l’exfiltrer par une porte dérobée, avant de l’embarquer dans son véhicule. Direction, le poste de gendarmerie de Maléme-Niani.

Saliou Gano transféré à Tamba, les pandores bunkerise Koumpentoum

Leurs collègues qui les y attendaient, ont récupéré le «coli», convoyé à Tamba. Pour des raisons de sécurité, nous apprend-on, le commandement de la gendarmerie local a décidé d’y poursuivre l’enquête. Au même moment, le commandement de la gendarmerie a convenu d’envoyer à Koumpentoum des renforts venus de l’Escadron territoriale. Une mesure conservatoire qui a permis de disperser la foule qui jurait de venger Bigué Pouye.

Pape Ousseynou DIALLO






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