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Une prostituée témoigne : « Un jour, un policier m’a demandé d’entretenir avec lui des relations sexuelles et après… »

Les prostituées qui veulent désormais se faire appeler professionnelles du sexe ont fondé une association dénommée Ande Sopekou. Elles ont surtout pointé du doigt leurs tribulations avec les policiers au cours de leurs activités nocturnes.


Rédigé par leral.net le Lundi 6 Janvier 2014 à 14:54 | | 9 commentaire(s)|

Une prostituée témoigne : « Un jour, un policier m’a demandé d’entretenir avec lui des relations sexuelles et après… »
Elles accusent : «Les policiers arrêtent de plus en plus des professionnelles du sexe qui ont des carnets et qui sont donc en règle.» Pour la présidente de l’association, il y a manifestement un conflit ouvert entre elles et les policiers. Elles prennent pour illustration un répertoire d’anecdotes. Une professionnelle du sexe corrobore : «Un jour, j’ai carrément vécu le calvaire avec un gars qui voulait sortir avec moi. Quand j’ai décliné sa proposition, il m’a abreuvée d’insultes. Le ton a monté et nous sommes allés à la police. Là on m’a déferrée. J’ai fait 20 jours en taule.» Une autre enchaîne : «Un jour, un policier m’a demandé d’entretenir avec lui des relations sexuelles. Après le rapport, il m’a demandé de lui remettre tout l’argent que j’avais. Comme j’ai refusé, nous avons commencé à nous disputer. C’est là que nous avons été entendus par un passant qui nous a demandé d’aller à la police. Comme cela n’arrangeait pas l’homme de tenue, il a pris la fuite.»
Dans l’exercice de leurs activités, elles confessent être souvent victimes de viols, sans pouvoir porter plainte. Certaines de leurs jeunes collègues sont en marge de la légalité. Aujourd’hui, elles se déclarent prêtes à assainir leur profession et régulariser celles d’entre elles qui ne disposent pas de carnet. La main sur le cœur, elles assurent : «Nous allons convaincre celles qui n’ont pas de carnet à en chercher un et nous allons les pousser à aller voir une sage-femme pour des consultations afin d’être en règle.»

Avec Le Quotidien






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