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Une semaine après avoir pris une seconde épouse, le nouveau mari se fait arracher le sexe au cours d'une dispute

Scandaleux ce qui est arrivé dernièrement au sieur O. Boye. Ayant pris une seconde épouse, il y a juste une semaine, ce dernier s'est vu arracher ses bijoux de famille, lors d'une dispute avec un autre homme à propos d'un branchement clandestin.


Rédigé par leral.net le Vendredi 18 Décembre 2015 à 14:45 | | 1 commentaire(s)|

Les esprits tordus auraient vite fait de croire que c'est la première épouse du gars qui a envoyé un complice pour arracher le sexe de son mari, qui venait de convoler en secondes noces. En tout cas, pour peu on va croire que les vendredis 13 ont une connotation macabre, puisque à cette date du mois de novembre dernier à Keur Massar, un homme avait mordu et arraché le sexe d’un protagoniste.

Dans le cas d'espèce, c'est une histoire de branchements clandestins qui a opposé O. Boye à son interlocuteur qui a amputé une bonne partie de ses bijoux de famille. Et le plus grave, dans cette affaire, c'est que la partie civile, O. Boye, venait de prendre une seconde épouse, il y a une semaine. Un motif suffisant pour déposer une plainte de coups et blessures volontaires avec une Itt de 15 jours, contre Pape Samba Ndiaye.

Attrait à la barre du tribunal départemental de Pikine, le mis en cause, visiblement touché par les blessures qu’il a infligées à O. Boye, n’a pas voulu revenir sur les faits.

Il a cependant nié avoir mordu son protagoniste aux parties intimes. Il affirme que c’est O. Boye qui a sorti un bâton quand il est venu l’interpeller, pour lui donner un violent coup au coude. Précisant que ce dernier portait un pantalon, il dit avoir introduit sa main dans sa braguette pour arracher son sexe. Des propos qui n’ont pas convaincu le Procureur qui a demandé à voir les mains du prévenu. Comme ce dernier s’exécutait, il lui a dit de lui montrer ses dents, avant de revenir sur les déclarations du mis en cause qui disait dans le procès-verbal que si c’était à refaire, il le referait.

Me Thioye, qui assurait la défense d’O. Boye parle de la gravité des blessures. Il précise qu’il ne peut pas réclamer de dommages et intérêts tant qu’une «expertise pour déterminer les causes et conséquences de cette blessure» ne sera pas établie. Me Thioye de durcir le ton et d'ajouter que «Pape Samba dit avoir introduit la main dans son pantalon pour saisir le sexe. Un homme se bat avec ses poings et non avec ses dents». Il a ainsi réclamé la somme de 2 millions à titre provisoire.

"Un homme se bat avec ses poings et non avec ses dents", selon l'avocat

Le Procureur, revenant sur les faits, affirme que tout est parti d’une histoire de branchements clandestins. Pape Samba Ndiaye a frappé à la porte d’O. Boye à 1h du matin. Selon lui, une discussion a eu lieu avant d’aboutir à une bagarre. A ce propos, le procureur de la République a rappelé que le délégué de quartier de Keur Massar est même intervenu pour un règlement à l’amiable mais il a été renvoyé par le prévenu. Le médecin qui a établi le certificat médical parle d’une morsure à l’artère qui est aux parties intimes. Qu’il qualifie de «sensibles, intimes et précieuses». Estimant que Pape Samba Ndiaye n’est pas prêt à s’amender, il a requis une peine d’emprisonnement d’un an ferme.

Me Sy, dans sa plaidoirie, a affirmé que son client «a reconnu la gravité des faits. Il a compris qu’il ne devait plus être guidé par la colère». Me Sy ajoute que son client est prêt à participer financièrement pour la guérison d’O. Boye. Il a plaidé pour une application bienveillante de la loi, et que la somme de 2 millions comme provision soit ramenée à de justes proportions.
Le tribunal a condamné Pape Samba Ndiaye à une peine d’emprisonnement de 6 mois ferme, et à payer la provision de 2 millions de francs à O. Boye.

Le Populaire






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