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Une succession de dynasties en Afrique. Les Kabila, les Gnassingbé, les Bongo et demain les Wade ? Après le multipartisme, le continent s’en remet à la filiation

Rédigé par leral .net le 4 Septembre 2009 à 06:32 | Lu 944 fois

Premier, deuxième ou troisième ? Le résultat d’Ali Bongo, le fils de feu Omar, resté au pouvoir durant quarante-et-un ans à Libreville, a focalisé toutes les attentions lors de la présidentielle au Gabon. S’il s’imposait - par les urnes ou par la force - dans cette ancienne colonie française, cet homme trapu et massif viendrait renforcer le camp des successions dynastiques sur le continent noir. S’il perdait - et acceptait sa défaite -, son échec donnerait, à l’inverse, un coup d’arrêt à un phénomène qui apparaît, à certains égards, comme la maladie infantile du multipartisme en Afrique.


Une succession de dynasties en Afrique. Les Kabila, les Gnassingbé, les Bongo et demain les Wade ? Après le multipartisme, le continent s’en remet à la filiation


« Greffe ».Après les indépendances, acquises au début des années 60 dans l’ancien « précarré » colonial français, nombre de pays ont connu soit une période d’instabilité chronique (comme au Niger) soit, au contraire, le long règne d’un seul homme (Houphouët-Boigny en Côte-d’Ivoire, Omar Bongo au Gabon ou Gnassingbé Eyadéma au Togo). Mais, après la chute du mur de Berlin, tous ont dû accepter, bon gré mal gré, l’instauration du multipartisme.

« Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle a dû expérimenter des systèmes importés et que, parfois, la greffe n’a pas pris », analyse Jean-Paul Ngoupandé, ancien Premier ministre de Centrafrique, faisant allusion à des pays où la compétition, matinée d’ethnicisme, a dégénéré en conflits sanglants, notamment en Afrique de l’Ouest. La fin du parti unique, quand elle se conjugue avec le dénouement du long règne d’un dirigeant, apparaît aussi comme un moment des plus périlleux. Le déclin du maréchal Mobutu au Congo-Zaïre a ainsi débouché sur des années de guerre.

C’est dans ce pays, rebaptisé république démocratique du Congo, que l’Afrique subsaharienne a expérimenté sa première succession dynastique. En 2001, le tombeur de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, est assassiné. Aussitôt, son fils Joseph, illustre inconnu, assure l’intérim. Une promotion validée par les urnes que bien plus tard, en 2006, avec la bénédiction de la communauté internationale. En 2005, le fils d’Eyadéma, Faure Gnassingbé, a été propulsé dans le sang à la tête du Togo par son clan, désireux de préserver ses avantages acquis. Dans d’autres pays, comme en Libye ou au Sénégal, les dirigeants actuels ont mis sur orbite leurs rejetons. A Tripoli, Seif el-Islam (37 ans) et Saadi (36 ans) tiennent la corde. A Dakar, malgré un échec retentissant lors des dernières municipales, Karim Wade s’est vu confier un superministère par son père de président.

« Fierté ». Nommé à la Défense par son père en 1999, Ali Bongo a eu le temps de se préparer à prendre les rênes. Mais, note Jean-Paul Ngoupandé, « la longévité de son père, synonyme de stabilité, a créé un sentiment national fort, une vraie fierté d’être gabonais ». Paradoxalement, cette fierté pourrait se retourner contre son fils, les Gabonais refusant une dérive monarchique dans leur pays.

Source : liberation.fr / xalimasn.com


1.Posté par jah Man le 04/09/2009 12:45 | Alerter
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Tous ces imbéciles cravattés finiront dans les poubelles de l'Histoire.Des chiens errants qui ne méritent aucun commentaire.

2.Posté par Dame NDIAYE le 04/09/2009 12:52 | Alerter
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Salam

Domage pour Karim : Rêve prisé.
Jamais perdu, disait-il, devenu perdant pour ce qui reste après 22 mars et Anoci.

Au Togo, au Gabon, ces fils de présidents ont rampé au moins plus de 20ans avec leur papa. Ils se sont fronté avec l'opposition.

Karim gagnerait s'il était à coté de sont papa avant 2000.

Barrons la route à la dynastie républicaine


Bon Ramadan

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