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Une troisième mise en demeure pour Karim ?

Karim Wade n’est pas totalement à l’abri d’une troisième mise en demeure. Mais, selon Sidiki Kaba, c’est aux juges d’en décider. Invité de «Point de Vue» sur la Rts 1, le ministre de la Justice a abordé entre autres l’affaire Hissène Habré, la libération conditionnelle dont ont bénéficié certaines célébrités, le statut des magistrats et le cas des greffiers.


Rédigé par leral.net le Lundi 10 Mars 2014 à 23:25 | | 5 commentaire(s)|

Une troisième mise en demeure pour Karim ?
Karim Wade va-t-il faire recevoir une troisième mise en demeure qui débouchera sur une nouvelle inculpation suivie d’un mandat de dépôt ? L’hypothèse n’est apparemment pas exclue. Seulement, selon Me Sidiki Kaba, cela ne dépend pas de la Chancellerie, mais plutôt des juges. Pour le garde des Sceaux, invité hier de l’émission «Point de Vue» sur la Rts 1, le ministère de la Justice n’est en contact ni avec le procureur spécial ni avec la Commission d’instruction de la Crei.

Se prononçant sur l’affaire Hissène Habré, Me Sidiki Kaba tente également de dégager toute responsabilité de l’Etat du Sénégal. «Les chambres africaines extraordinaires ne sont pas sous la gouvernance de l’Etat du Sénégal. Les juges ne dépendent pas du garde des Sceaux», dit-il. A l’en croire, l’Etat du Sénégal n’a rien à voir avec la perquisition effectuée récemment au domicile de l’ancien Président tchadien et qui a suscité le courroux de Me El Hadji Diouf.

Aussi, met-il en garde le tonitruant avocat sur une éventuelle plainte de la part des enquêteurs qu’il accuse de vol au domicile de Habré. «Si ce qu’il dit ne correspond pas à la réalité et que ceux qu’ils accusent déposent une plainte, nous veillerons à ce que la loi soit dite».

A propos du rapport annuel des Etats-Unis qui dénonce les cas de violations des droits de l’homme
notamment en citant notamment les affaires Ibrahima Samb (mort sous la torture des policiers à Mbacké) et Cheikh Maleyni Sané (décédé suite à des sévices que lui ont infligés les matons de la prison de Rebeuss), Me Sidiki Kaba soutient que le gouvernement du Sénégal combat tous les jours l’impunité. Pour le prouver, il a rappelé que les policiers et les agents de l’administration pénitentiaire qui sont soupçonnés dans ces affaires sont entre les mains de la justice.

Par ailleurs, il a tenu à s’expliquer sur la très controversée libération conditionnelle dont ont bénéficié récemment de nombreuses célébrités comme Luc Nicolaï, Cheikh Yérim Seck et Tamsir Jupiter Ndiaye. Selon le ministre de la Justice, sur les 8252 prisonniers, seuls 795 sont éligibles. «Et pourtant 651 détenus ont bénéficié de cette libération conditionnelle dont seulement 3 célébrités. Faudrait-il les punir pour le délit de célébrité ?», s’interroge-t-il avant de préciser que toutes les catégories ont été étudiées sur l’ensemble des détenus qui sont dans les 37 prisons que compte le Sénégal. Pour Me Sidiki Kaba, cette mesure de libération conditionnelle est une solution au surpeuplement des prisons.

Sur un autre registre, Me Sidiki Kaba dit travailler pour la réforme du statut des magistrats. Ce, précise-t-il, «pour permettre à ceux qui rendent la justice d’être dans les meilleures conditions afin d’éviter qu’il ne subissent pas la séduction de la corruption».

Toujours dans cette logique, il annonce que les greffiers seront désormais jugés devant une autre juridiction pareille à celle compétente pour les officiers de police. S’agissant maintenant des nombreux
cas de meurtres constatés à Tambacounda, le garde des Sceaux affirme que «c’est une conception mystique de l’argent et du pouvoir ; le fait de personnes mues par le pouvoir et l’argent comme il en existe en Sierra Leone et au Libéria». Pour mettre un terme, à ce fléau l’Etat compte installer un hôtel de police à
Tambacounda.

L'As






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