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Université El Hadj Ibrahima Niasse de Kaolack : L’enseignant du divin parraine l’université des hommes


Rédigé par leral.net le Jeudi 7 Mai 2015 à 14:24 | | 5 commentaire(s)|

Université El Hadj Ibrahima Niasse de Kaolack : L’enseignant du divin parraine l’université des hommes
Enseignant et fils d’enseignant, le jeune Ibrahima s’était replié dans le minuscule village de Kossi, prés de Kaolack, où une poignée de talibés étendaient sur une natte les quelques rares livres existants pour recevoir son enseignement. Il était, seulement, âgé de vingt-deux ans. Son père, El Hadj Abdoulaye Niasse Le Grand, venait de disparaître.

Mon père, Mame Khalifa Niasse, était son frère aine et khalife de la famille. Ibrahima était le neuvième de la fratrie. Cette école de Kossi était fréquentée par des personnes issues de tous les coins du Sénégal et des pays limitrophes. Mais c’est en octobre 1929 que l’illumination le visita. La FAYDA était née. La déferlante où l’on trouve une similitude avec la théorie de l’émanation chère à Platon (gnose).

Il s’agissait, là, de l’homme prodige. D’abord, de par le fondateur de la Tidiania lui-même. Les écrits de mon père dans lesquels foisonnent le mot FAYDA ne sont pas en reste.

El Hadj Malick Sy, en fit de même, en 1910, dans une envolée lyrique à l’occasion de l’accueil chaleureux qu’il réserva à mon grand-père (accompagné de mon père) à la gare de Tivaoune. Il y prononça son fameux KHALLAFTA KHOULIFTA.
Se félicitant du vicariat du Cheikh fondateur de la Tidiania dévolue à El Hadj Abdoulaye Niasse. D’où le KHOULIFTA (qui a été désigné Khalife). Les choses que tu auras transmises. D’où le KHALLAFTA

Khalife de Cheikhna Ahmad Tidiani, El Hadj Ibrahima Niasse dédaigna de descendre dans l’arène sénégalaise pour y concurrencer les familles religieuses dont les fondateurs étaient des amis de son père. Il alla très loin pour chasser, là où personne ne l’attendait. A la Mecque, où il recruta Abdoulaye Bayoro, le Sultan des Haoussa de Kano. Ce dernier lui réserva, en son temps, un accueil sans pareil dans les annales du Nigéria. Les illuminations et les entrées en transe se faisaient par dizaines de milliers, au point que son avion avait du mal à atterrir. La déferlante était là. LA FAYDA.

D’aucuns, au départ, étaient animés d’un sentiment de curiosité, si ce n’était un certain scepticisme. Mais ils revenaient, tous, pour prêcher les vertus du saint homme.

La déferlante envahit le Tchad voisin, à l’est puis le Soudan. Suivirent le Bénin, le Ghana et la Sierra Leone à l’ouest. Les Chérifs mauritaniens qui étaient fascinés par sa générosité devenaient ses inconditionnels et ses pourvoyeurs de fonds (Adiya).

Depuis le Prophète Mohamed (psl) aucun homme n’a été aussi marquant. De manière diverse et diversifiée.
En très peu de temps il a enseigné et convaincu des peuples dont il ne parlait pourtant pas la langue. Cette magie défie le verbe au point de devenir le miracle de l’homme. Le tout avec le sourire et l’allure majestueuse. Il a été la connaissance faite homme. Le Président Macky Sall qui a tété les enseignements de cet homme à travers le lait maternel a été bien inspiré d’en faire le parrain de l’université des hommes.

AHMED KHALIFA NIASSE






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