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Utilisation des Ogm : Les pays africains apprécient différemment


Rédigé par leral.net le Lundi 18 Juillet 2016 à 15:16 | | 1 commentaire(s)|

Utilisation des Ogm : Les pays africains apprécient différemment
Les Ogm (Organismes génétiquement modifiés) sont diversement appréciés en Afrique. Selon le consultant en communication, Roland Da Hefa, qui a fait une étude réalisée dans trois pays que sont le Burkina Faso, le Bénin et la Cote d’Ivoire, dans le premier où les Ogm sont expérimentés en Afrique, après plusieurs années de pratique, les populations n’en veulent plus. « Pour les agriculteurs de ce pays, c’est une expérience douloureuse et malheureuse parce que cette pratique, avec l’usage permanente des pesticides et autres a contribué à dégrader considérablement la santé de ces producteurs », a indiqué M. Da Hefa. Poursuivant, il ajoutera qu’« avec l’usage des pesticides, les OGM, au fil des années boostaient le rendement au point où les gens se retrouvaient en surproduction et par la suite ils ont eu du mal à écouler leurs produits et cela se détériore ce qui fait qu’ils n’arrivent plus à honorer leurs engagements ».

Pendant que le Burkina tourne le dos à ces Ogm, « la Cote d’Ivoire est en train d’accepter la chose vu que, récemment, une loi qui permet l’entrée sur le territoire ivoirien des produits liées aux OGM a été votée à l’Assemblée Nationale », informe-t-il avant de préciser qu’au niveau du Bénin, il n’y a aucune loi qui réglemente le secteur ce qui fait qu’« il y a plein de produits OGM sans que la loi l’ait jamais autorisée ».

Ces informations ont été rapporté lors de la cérémonie de présentation du nouveau magazine panafricain du bien-être nutritionnel et de l'agroalimentaire Ben'Agro. Venu présider la cérémonie dont il est le parrain, le ministre de l’Environnement, Abdoulaye Bibi Baldé, a apprécié cette initiative à sa juste valeur. « Tous nos pays, notamment ceux de la Cedeao, de l’Uemoa, se sont engagés pour un objectif de sécurité alimentaire. Celle-ci passe, d’abord, par une productivité importante du secteur agricole, mais surtout, par la transformation de ce secteur », ce qui les motive à accompagner ce type de magazine qui est présente dans 8 pays de l'Afrique en plus de la France et du Canada « d’abord, qui vise la sécurité alimentaire, parce qu’il est important d’avoir une information sur la disponibilité des produits agricoles, sur le processus de traitement, de transformation… l’information est stratégique pour les aspects commerciaux également ».

Mariama Kobar Saleh






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