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[Vidéo] Paris salue la signature à Ouagadougou d'un accord de sortie de crise

Rédigé par leral .net le 18 Janvier 2010 à 02:30 | Lu 1042 fois

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, salue "l'étape décisive" que représente la signature, hier, d'un accord pour la Guinée, qui prévoit la tenue d'une élection présidentielle et un maintien à l'étranger de Dadis Camara.
Par Dépêche (texte)
Karim YAHIAOUI (vidéo)


AFP - L'accord pour la Guinée signé vendredi à Ouagadougou, prévoyant un maintien à l'étranger de Moussa Dadis Camara et une élection présidentielle dans "six mois", est "une étape décisive" ouvrant la voie à une coopération, a dit samedi le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

"Grâce aux engagements pris (...), la Guinée vient de franchir une étape décisive dans la sortie de la crise qu'elle traverse depuis un an et sur le chemin de l'Etat de droit et de la justice", souligne-t-il dans un communiqué.

"La France appuiera résolument la mise en oeuvre de cette Déclaration (de Ouagadougou) et, dans ce cadre, pourra reprendre prochainement sa coopération. Elle s'efforcera de mobiliser en ce sens les partenaires de la Guinée afin qu'ils puissent accompagner ce processus vers des élections", ajoute-t-il.

"La France assure de son soutien le général Sekouba Konaté (numéro deux guinéen) dans la mise en oeuvre des dispositions de cette Déclaration", précise Bernard Kouchner, qui ne mentionne pas le sort réservé au chef de la junte.

Le ministre français avait estimé récemment qu'un éventuel retour en Guinée, ex-colonie française, de Dadis Camara, pouvait provoquer une "guerre civile";

"La France encourage les Forces vives à apporter une participation active à la transition et salue, dans ce cadre, leur proposition de candidats au poste de Premier ministre", poursuit-il.

"La désignation rapide par le général Konaté d'un Premier ministre civil devrait concrétiser le lancement de cette phase décisive de la transition à laquelle tous les Guinéens aspirent depuis de si longs mois. Ce Premier ministre et son gouvernement d'union nationale devront relever un défi historique: permettre au peuple guinéen d'élire, de façon libre et transparente ses dirigeants".

Le ministre félicite enfin le président burkinabé Blaise Compaoré pour sa médiation.