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Vieux Aïdara sur son exil en France : «Je refuse de me faire prendre en otage»


Rédigé par leral.net le Mercredi 5 Novembre 2014 à 07:41 | | 4 commentaire(s)|

Vieux Aïdara sur son exil en France : «Je refuse de me faire prendre en otage»
Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, Vieux Aïdara a fait parvenir au président de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) un courrier pour s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé à quitter le territoire national.

«Monsieur le président, je n’ai jamais voulu me soustraire à la justice car j’ai une vraie culture démocratique et républicaine, ce qui m’a d’ailleurs toujours empêché d’évoquer publiquement une affaire pendante en justice. Pour étayer mon propos, je rappelle qu’en avril 2012, lorsque le juge du 5e cabinet du tribunal régional de Dakar m’a convoqué pour une plainte de Monsieur Cheikh Ndiaye sur un contentieux qui nous oppose encore aujourd’hui, je me suis présenté bien qu’étant hors du territoire sénégalais au moment où j’accusais réception de la convocation», écrit l’ancien Directeur de Canal Infos.

S’il est parti en France, dit-il, c’est pour refuser de se «faire prendre en otage par des personnes qui (lui) ont donné le sentiment d’être tout sauf des auxiliaires de justice ou Magistrats». «La manière avec laquelle les auditions ont été menées, sans oublier le fait que les minutes de ces auditions se retrouvaient dès le lendemain sur la place publique, donnant le coup d’une campagne frénétique de dénigrements pour me ligoter et m’offrir en pâture à la vindicte populaire, ont conforté mon sentiment premier. Pour couronner le tout, les conseils «fraternels» du Major Ngom avec lequel j’ai eu plusieurs altercations pendant ces auditions et qui, par un coup de fil, me suggéra «d’aller dans le sens du vent si je ne voulais pas finir comme un dégât collatéral, m’ont définitivement convaincu qu’il me fallait quitter le Sénégal», explique-t-il.
Son départ pour la France n’est pas une fuite, se convainc-t-il, mais plutôt «le souci de préservation de (son) intégrité physique» car ne sachant pas à quoi il m’exposait dès lors qu’il refusait, dit-il, d’incriminer ou de charger Karim Wade.






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