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Viol, pédophilie et séquestration de mineure : le prévenu encourt 10 ans, sa victime pas d’accord

En fait, les deux tourtereaux filaient le parfait amour jusqu’au jour où le prévenu a demandé la main de la petite à son père. Le refus est catégorique pour des raisons de caste. La fillette disparaît alors pendant un mois et à son retour, un certificat médical est délivré pour viol.


Rédigé par leral.net le Mercredi 18 Mai 2011 à 22:18 | | 0 commentaire(s)|

Viol, pédophilie et séquestration de mineure : le prévenu encourt 10 ans, sa victime pas d’accord
Viol sur une mineur de 13 ans, pédophilie et détournement de mineure sont les chefs d’accusations qui pèsent sur le prévenu, Assane Gningue, qui risque 10 ans de prison. Ce dernier, à en croire la victime AD, a abusé d’elle à deux reprises, sans son consentement. Et leurs ébats sexuels se sont déroulés dans la maison du prévenu aux HLM, où la gamine est partie une première fois en compagnie de son « amant », avant d’y retourner une deuxième fois, suite à un appel téléphonique. Le prévenu, un commerçant âgé de 22 ans, par contre, a nié les faits. Même s’il reconnaît que la victime est venue chez lui une fois, il soutient qu’il ne s’est rien passé. D’après lui, il l’aimait et voulait l’épouser, donc ne pouvait pas abuser d’elle. C’est ainsi qu’il s’en est ouvert au géniteur de celle-ci qui lui a opposé un niet catégorique.
En vérité, c’est un problème de caste qui est soulevé par le géniteur. Ainsi, le vieux affirme devant la barre qu’il ne donnera jamais sa fille à un casté. Poursuivant, il soutient que jamais dans l’histoire de leurs deux familles, un mariage n’a été scellé, et ce n’est pas lui qui va braver l’interdit. Revenant sur les faits, le père de AD, déclare que sa fillette est sous l’emprise du prévenu qui l’a maraboutée. Non sans manquer de soulever le gris-gris qu’elle portait devant la barre.
C’est pourquoi elle a déserté la maison familiale depuis le 1er avril dernier et pour une durée d’un mois. Et les multiples recherches et communiqués dans les radios ont été vains. C’est la fillette qui a finalement donné signe de vie en appelant son père pour dire qu’elle est dans un lieu situé entre la forêt et la mer. C’est ainsi qu’ils l’ont trouvée à Yoff Layène. Interrogée, elle révèle avoir été violée.
Pourtant elle soutient qu’elle n’a pas été battue ni menacée, encore moins violentée. Une attitude curieuse qui n’échappe pas au juge qui lui fait remarquer que son bourreau encourt 10 ans. Paradoxe, comme si elle venait de se rendre compte de la gravité de ses accusations, elle a plaidé la relaxe de son « violeur ». Une réponse rejetée par le père, qui veut diriger le débat à sa guise.
Pour le procureur, les faits de viol sont constants d’autant que la gamine est une mineure et son consentement est inopérant. Pour tous ces délits, il a requis 10 ans fermes. Un point de vue qui n’est pas partagé par la défense qui soutient que pour le viol, ce n’est pas avéré car le certificat médical fait état d’infections qui ont causé la déchirure hyménale. De plus, son client est constant et n’a pas couché avec la gamine. Pour la séquestration non plus, car la gamine travaillait comme employée de maison à Yoff. Et suite à un vol de portable, elle a été renvoyée par son employeur, toutefois, elle continuait à traîner dans le quartier. Il a demandé la relaxe pure et simple de son client. Délibéré le 20 mai prochain.

L’AS






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