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Violence dans l'arène sénégalaise : Iba Der Thiam saisit le parlement

Le professeur Iba Der Thiam et non moins député a saisi le président de l'Assemblée nationale sur la nouvelle forme de violence générée par la lutte. Une missive a été adressée à Moustapha Niasse à cet effet.


Rédigé par leral.net le Mardi 25 Juin 2013 à 12:32 | | 0 commentaire(s)|

Violence dans l'arène sénégalaise : Iba Der Thiam saisit le parlement
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DAKAR (Sénégal)

QA/N°0013/XIIeLEG./VIOLENCE.GENEREE.PAR.LA.LUTTE/PR.IDT/IF/240613

Dakar, le 24 Juin 2013
A
Monsieur Moustapha NIASSE
Président de l’Assemblée Nationale
DAKAR

Objet : Question d’actualité sur la nouvelle forme de violence générée par la lutte.

Monsieur le Président,

Je viens, par la présente, vous demander de bien vouloir soumettre au Gouvernement, la question d’actualité suivante :
Dans le numéro 4073 du Journal « Le Populaire » du Lundi 24 Janvier 2013, sont relatés des faits ahurissants.
Mettant à profit les face à face entre camps de lutteurs, face à face annoncés, toujours, avec un attrait de presse et de gloire par les médiats, avec une débauche de déclarations les plus fantaisistes possibles, pour conditionner les amateurs et gagner le maximum d’argent, sans jamais se soucier des conséquences négatives que ces rassemblements peuvent provoquer, le journal décrit des scènes ahurissantes de viol et de violence, qui frisent la barbarie.
Une dizaine de jeunes filles, sans défense, ont été agressées par des personnes qui avaient planifié, consciemment, leurs actes, puisque, venues avec des préservatifs, elles se sont donné la peine de les enfiler avant de passer à l’acte sur leurs victimes.
Cette situation ne doit pas rester impunie. Il est temps que le Gouvernement réfléchisse sur le phénomène de la lutte dans notre pays, sa surmédiatisation irresponsable et incontrôlée et sur le dérapage publicitaire qu’elle occasionne.
Les cours de nos écoles sont investies, des enfants embrigadés, des artistes instrumentalisés, des prétendus voyants mis sur orbite, pour appâter le public, sans mesurer tout ce que ces excès ont comme conséquences néfastes sur notre jeunesse et nos populations, en termes de modèles et de références.
C’est pourquoi, je demande au Gouvernement de se pencher sur les manifestations de face à face et de venir devant la Représentation nationale, dire comment compte-t-il mettre un terme à la nouvelle forme de violence générée par la lutte, violence qui fait qu’aucune femme, qu’aucune fille ne peut plus sortir la nuit tombée, dans la sécurité.
Il est temps que la responsabilité des promoteurs soit clairement située et celle de tous les partenaires revisitée, avec conscience, rigueur et sérénité.

En vous en souhaitant bonne réception, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, les assurances de ma très haute considération.

Professeur Iba Der THIAM






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