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Vivre sans Niang

Depuis plusieurs semaines, l'attaque de Marseille est en panne. Malgré la richesse de son secteur offensif, l'absence de Mamadou Niang se fait cruellement sentir. Au moment d'affronter Bordeaux, l'OM comptera sur ses recrues, Sylvain Wiltord et Brandao. La bonne solution ?


Rédigé par leral.net le Dimanche 8 Février 2009 à 20:14 | | 0 commentaire(s)|

Vivre sans Niang
En Ligue 1, rares sont les équipes à posséder une telle armada offensive. Koné, Ziani, Ben Arfa, Valbuena, Samassa, Zenden et désormais Wiltord et Brandao... Marseille semble bien armé pour faire trembler les défenses de ses adversaires. Pourtant, le club phocéen n'a plus marqué depuis 210 minutes toutes compétitions confondues. Alors que manque-t-il à l'OM ? La réponse porte un nom : Mamadou Niang. Sans lui, l'attaque phocéenne bafouille, marque peu ou difficilement. "Je suis impatient de l'avoir dans le groupe mais j'ai peur qu'il rechute, déclarait le week-end dernier Eric Gerets après la défaite des ses troupes à Sochaux (1-0). Quand il reviendra, tout le monde va espérer retrouver le Niang d'avant sa blessure mais c'est impossible. Avec Mamadou Niang, on a un atout supplémentaire qui nous manque actuellement".

Il faut dire que Niang avait su confirmer son excellente saison dernière (18 buts). Longtemps exilé sur l'aile gauche, le Sénégalais avait trouvé en début de saison une place d'attaquant de pointe. Il avait ainsi su modifier son jeu pour servir de véritable point d'ancrage devant. "Ses appels en profondeurs, sa puissance, son mouvement", comme le rappelle Julien Rodriguez dans La Provence, lui avaient permis d'offrir six buts à l'OM jusqu'à sa blessure face à Nice le 6 décembre dernier. Lors des trois matches suivants, face à l'Atletico, Lyon et Nancy, les Marseillais n'en marqueront plus... Mais ce sont aussi ses passes décisives qui font défaut. En 15 matches, il a apporté cinq buts à ses coéquipiers : deux pour Koné et trois pour Ben Arfa. Or, depuis qu'il est absent, ces deux derniers n'ont plus marqué...

Gerets : "Il nous manque"

Victime d'une fracture à un métatarse en tentant un retourné, contré par Cédric Kanté, Niang piaffe d'impatience. "C'est encore plus dur que quand je joue. Je me sens impuissant. Ça commence à faire long. J'ai hâte de revenir sur le terrain" , avoue-t-il. De retour à l'entraînement, l'attaquant ne sait pas encore exactement quand il pourra fouler de nouveau les pelouses. "Pour Monaco, ce n'est pas encore sûr", lâche-t-il. Et il n'est pas seul à s'impatienter. "Certains joueurs importants de l'effectif sont absents. C'est dommageable car on a besoin d'eux, admet volontiers Laurent Bonnart. Il faut s'adapter en étant plus solidaire et profiter d'une demi-occasion pour marquer comme le font nos adversaires".

Ça n'est pas la première fois que les Phocéens sont confrontés à l'absence de l'ancien Strasbourgeois. En 2005, alors qu'il avait été victime d'une entorse de la cheville, Gimenez avait eu du mal à supporter la comparaison. En 2006, lorsqu'il était parti à la Coupe d'Afrique, l'OM avait pu s'appuyer sur Pagis et Maoulida. Et la saison dernière, toujours en raison de la CAN, ce sont Cissé et Valbuena qui avaient parfaitement assuré l'intérim. Cette fois, alors que Koné et Samassa sont eux aussi blessés, Gerets est allé chercher Sylvain Wiltord et Brandao lors du mercato. "J'espère que les absents reviendront le plus vite possible mais il ne faut pas se dire «ce serait mieux avec eux», il faut travailler à 200% avec ceux qui sont là", milite Bonnart.

Wiltord-Brandao, la solution ?

Mais Wiltord et Brandao ont-ils l'étoffe suffisante ? Pas encore en tout cas. "C'est une vraie bête qui ne lâche rien et qui peut tirer toute son équipe vers une autre sorte de football" , avait laissé entendre Gerets lors de la signature du Brésilien. Pour l'heure, on est encore loin du compte. L'ancien attaquant du Shakthar Donetsk a disputé trois matches depuis son arrivée. 19 minutes contre Le Havre, 90 minutes à Lyon, 90 minutes à Sochaux... et pas un tir. De son côté, Wiltord a admis qu'il était en train de "rouiller" à Rennes. Aligné côté droit, il n'a pas vraiment convaincu lors de ses 81 premières minutes sous le maillot marseillais. "Ils viennent d'arriver, tempère Bolo Zenden, ils ont besoin de temps pour s'adapter. Ils ont beaucoup de qualités et ils vont marquer des buts. Au fur et à mesure, ils deviendront très importants pour l'équipe". Mais le temps presse...

Eurosport - Anthony PROCUREUR






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