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Vol, faux usage de faux : Le professeur de français arrêté en plein cours au Lycée Kennedy


Rédigé par leral.net le Jeudi 28 Mai 2015 à 18:56 | | 4 commentaire(s)|

Vol, faux usage de faux : Le professeur de français arrêté  en plein cours au Lycée Kennedy
Professeur de Français officiant en qualité de stagiaire au lycée John Fitzgerald Kennedy et vigile l’après-midi, Mademba Ndiaye est, depuis le 22 mai dernier, retenu dans les liens de la prévention. Il pèse sur lui les griefs de vol, suivi de faux usage de faux, au préjudice du sieur H. Bâ, Directeur de société, par ailleurs, employé à la «Sipres Immobilier». L’ébruitement de cette affaire fait suite à la plainte contre X déposée le 20 février dernier, par le sieur H. Bâ, au commissariat du Point E. Celui-ci se plaignait du vol de son chèque suivi de plusieurs retraits d’argent de son compte domicilié à la banque Cbao, se chiffrant à 4 800 000 FCfa.

Articulant sa déposition, H. Bâ a déclaré que le compte bancaire de sa société immobilière «3M Immobilier» domicilié à la Cbao, dont il est le signataire «SN012…/48, avait été débité à six reprises, pour le même montant de 800 000 FCfa. Soit un total de 4 800 000 FCfa. Intrigué par ces retraits effectués à son insu, il indique qu’il avait pris langue avec son gestionnaire de compte pour être élucidé. Celui-ci lui avait informé que c’est un lot de 6 chèques qui a été retiré de son compte, par un certain Abdou Diouf Thiam,né le 9 décembre 1984, à Mbouloutène.De retour à son bureau, H. Bâ découvre la disparition de 7 chèques de son chéquier.

Après six retraits frauduleux, il tente un 7e retrait de 3 800 000 FCfa

Exploitant cette plainte, le commissaire El H. Dramé a sollicité les services des responsables de la Cbao pour de plus amples informations. Le 23 février suivant, ceux-ci lui confirment que le mis en cause s’était présenté à l’agence Cbao, sise sur l’avenue Cheikh Anta Diop, pour y procéder au retrait du dernier des 7 chèques volés, d’un montant de 3 800 000 FCfa. A l’occasion, lorsque la caissière lui a demandé de patienter pour vérification de l’authenticité de la transaction, il a cru à un piège. Sans crier gare, il s’est éclipsé, laissant sur place le chèque en question et une pièce d’identité du nomd’Abdou Diouf Thiam. Des pièces à conviction qui ont été réquisitionnées par la police pour nécessités d’enquête. Analysant ces deux documents, les limiers ont convenu du caractère faux de ladite carte d’identité nationale, sectionnée et scotchée au centre, précisément entre la représentation photographique et les données d’identification. Mieux, les enquêteurs qui ont découvert que leur homme avait en réalité usé de deux cartes d’identité nationale scotchées, ont cherché à identifier les propriétaires des deux cartes. Avec le concours des responsables de la Cbao, la police a pu d’identifier formellement le mis en cause qui, selon les responsables de la Cbao, «est un de leur client, qu’il serait un enseignant officiant à l’école élémentaire de Baladji (Matam), mais qu’en réalité, il se nomme Mademba Ndiaye». Mieux, qu’il avait bénéficié d’un prêt bancaire à la Cbao.

Professeur de français le matin, vigile l’après-midi

Le modus opérandi du mis en cause cerné, son identité révélée, les limiers se sont évertués à mettre le grappin sur leur homme. C’est en cela qu’ils ont découverts que celui-ci avait réussi au concours de la Fastef et qu’il avait été muté à Dakar. Seulement, se sachant rechercher par la police, il a déserté les cours à la Fastef. Il sera par la suite localisé au lycée John F. Kennedy, où il dispensait des cours de français. C’est avec le concours de la direction dudit lycée, qu’il a été discrètement interpellé en plein jour audit Lycée. Il a par la suite été identifié comme suite : Mademba Ndiaye, né le 15 novembre 1985 à Thiès, élève enseignant à la Fastef, en stage au lycée John F. Kennedy. Interrogé, il n’a pas daigné nier l’évidence et a révélé son modus opérandi. A l’en croire, «il a dérobé les chéquiers et le cachet de la société de sa victime, alors qu’il officiait comme agent de sécurité à la Sipres». Loquace, il a révélé son emploi du temps professionnel qui l’amène le matin à donner des cours au Lycée Kennedy et l’après-midi de travailler comme vigile dans ladite société de gardiennage.» Fouillé, il a été trouvé porteur de trois chèques (un de la Bicis pour un montant de 13 millions de FCfa, un de la Banque islamique du Sénégal et un autre de la Bnde). Aussi, le cachet d’un médecin cardiologue de la place et un faux certificat de bonne conduite militaire 22e Bra, qu’il avait utilisé pour intégrer la société de gardiennage sus-indiquée.

Abdoulaye DIEDHIOU obs






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