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Vols, Cambriolages - Les points de transfert d’argent, de nouvelles cibles

Quand les conditions du milieu changent, l’être est obligé de s’adapter ou de disparaître. En effet, les points de transferts d’argent ont trouvé l’astuce: se barricader, nous apprennent nos confrères de Direct Info.


Rédigé par leral.net le Vendredi 17 Février 2017 à 10:45 | | 0 commentaire(s)|

Dans la banlieue de Dakar, les choses ne sont point simples pour les gérants de boutique « Wari » et autres points de transfert. Et pour cause, les voleurs et autres agresseurs jettent leur dévolu sur les propriétaires. Suffisant pour que ces gérants se barricadent. D’autres ont trouvé mieux, s’attacher les services d’un bodyguard ou d’un agent de sécurité.

Dans la commune de Golf Sud, les choses ne sont pas tout à fait simples. Les agresseurs ciblaient les enfants, avec leurs bracelets d'argent, d’autres les sacs des dames. Installés à bord de charrettes, ces malfaiteurs écumaient tout sur leur passage. Des agresseurs et autres voleurs sur leur scooter, de type « T max », ils installent la terreur dans la banlieue en arrachant les sacs des dames et d’autres citoyens.

Mais de nos jours, ce sont les boutiques de transfert d’argents qui sont les cibles principales de ces bandits. Anna Ndao en a fait les frais un jour.

« C’est un jeune armé de coupe-coupe qui s’est introduit dans ma boutique à l’heure de la pause. Il m’a réclamé la caisse et je lui ai filé la somme de 10 000 000 F cfa. Il a insisté mais il savait qu’il y avait des sous, alors, ce qui fut fait, est fait. Je faisais tout pour sauver ma vie », raconte-t-elle.

Sa boutique se trouve non loin du croisement Béthio à Golf Sud. C’est le même problème pour Mme Sock. Elle a failli passer un sale quart d’heure. « Ce sont des gens qui font tout pour juste savoir la somme qui se trouve dans votre caisse en exprimant le désir de retirer la somme de 150 ou de 200 000 Fcfa. Ce qui est faux. Mais je fais attention à ne pas tomber dans le piège », argue notre interlocutrice, les yeux rivé sur le comptoir.

En effet, les agresseurs savent qu’ils tombent souvent sur un butin juteux. Depuis lors, le mot d’ordre est lancé entre boutique et transfert d’argent : « il faut se barricader ». « Je diminue la somme et je fais tout mon possible pour être aguets », témoigne une dame sous le couvert de l’anonymat.

Ces dames trouvaient à Pikine ont laissé entendre qu’elles avaient engagé un vigile, mais faute de  pouvoir respecter la paie du mois, il est parti: « une dame a été agressée devant notre boutique et depuis lors, nous avons changé de méthode. Ils sont véhiculés, motos entre autres moyens et ils sont armés », dit-elle.

La peur a donc changé de camp. Et pourtant les limiers sont toujours interpellés mais en vain.


Thierno Malick Ndiaye










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