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Wade-Bolloré, enfin la paix ?

Le magistère du Président Abdoulaye Wade a été une période sombre pour les activités de Bolloré au Sénégal. Le groupe s’était vu éjecter du Port autonome de Dakar (Pad) au profit de Dubaï Port World. Mais la rencontre entre l’ancien Président sénégalais et le président de Bolloré Africa Logistics, Dominique Lafont, après plusieurs années d’hostilité, sonne le début de la «réconciliation». Aussi, le Pca de Bolloré-Sénégal, Racine Sy, qui a rappelé le «climat d’hostilité et d’ostracisme» dans lequel a évolué son groupe sous Wade appelle à «tourner la page» et se concentrer sur l’ambition de Bolloré qui est de devenir le n°1 au port de Dakar. C’était lors de la cérémonie de présentation de vœux et de décoration des agents du Groupe.


Rédigé par leral.net le Samedi 8 Février 2014 à 20:04 | | 5 commentaire(s)|

Wade-Bolloré, enfin la paix ?
Tout est bien qui finit bien. L’ancien Président Wade dont l’accession au pouvoir avait signé «l’arrêt de mort» de Bolloré au port de Dakar a sans doute fumé le calumet de la paix avec le groupe de Vincent Bolloré. Au Congo où il se trouve pour les besoins d’un forum sur les infrastructures en Afrique, l’ancien homme fort du Sénégal a taillé bavette avec Dominique Lafont. C’est Racine Sy, PCA du groupe Bolloré Africa Logistics, qui a donné la nouvelle hier.

Rappelant les épreuves difficiles subies par le groupe du temps de Wade, Racine Sy a déclaré : «La vie est faite d’épreuves. Sans épreuves, on ne se fortifie pas. Ce qui nous est arrivé, c’est une bonne leçon pour la vie.

D’ailleurs pour la bonne histoire, Dominique Lafont m’a envoyé un message hier (Ndlr : avant-hier), tard dans la nuit, pour me dire : Racine, je vais te donner un scoop : figurez-vous que j’ai discuté 10 mn avec le Président Wade, mais il faut que tu m’appelles pour que je te dise la suite». Mais Racine Sy qui n’a pas voulu révéler la teneur de la discussion de poursuivre : «C’est vous dire que dans la vie seules les montagnes ne se rencontrent pas.

Certainement leur rencontre s’est passée au Congo (où se tenait un forum sur les infrastructures en Afrique). Même les plus grandes guerres connaissent une fin. A notre niveau, nous n’en voulons strictement à personne. Nous estimons que c’était une étape. C’est des intérêts économiques qui étaient en jeu. Aujourd’hui, il faut savoir tourner la page, ne plus regarder dans le rétroviseur et aller de l’avant».

«Nous étions dans un climat d’hostilité et d’ostracisme»

Mais par devoir de mémoire, le Pca de Bolloré a tenu à insister sur les moments difficiles vécus par son groupe du temps des libéraux. Des moments qui, selon lui, ne devront pas être oubliés. «Le devoir de mémoire me paraît toujours important dans la vie d’une institution. Il y a encore quelques années, il était difficile de se prévaloir du groupe Bolloré ou d’appartenir simplement au groupe Bolloré. Nous étions dans un climat d’hostilité et d’ostracisme, il faut le dire. Et ce n’était pas facile pour nous d’évoluer dans ce contexte. Beaucoup de gens nous ont abandonné ; beaucoup de gens sont partis. Mais le noyau est resté. Dieu est grand, le groupe a fait front, avec les bonnes volontés et les nombreux amis que compte le groupe au Sénégal. Il ne faut pas croire que le groupe n’a pas un ancrage local. Il a un ancrage très fort dans ce pays. Et à tous les niveaux de l’Etat, de la société civile et autres, les gens ont suivi avec sympathie ce qui était arrivé au groupe Bolloré et que les gens avaient trouvé injuste après une présence de près de 72 ans. Parce que nous sommes présents au Sénégal depuis 1926.»

L'As






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