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Wade: Les raisons du départ d’un Président ambitieux, politique et incompris

Maître Abdoulaye Wade, le bouillant opposant, l’homme qui a dompté la rue à travers les émeutes d’après élections et les marches bleues lors des campagnes électorales a accédé en grande pompe au Palais de la république après vingt-six ans d’opposition. L’homme providentiel pour une jeunesse en manque d’emploi et à la recherche du bonheur a suscité beaucoup d’espoir, beaucoup de rêves. Son pourfendeur le plus virulent durant l’exercice de son mandat aime dire en son encontre que « Wade était un rêve pour enfant avant de devenir un cauchemar pour adulte ».


Rédigé par leral.net le Lundi 27 Août 2012 à 23:09 | | 6 commentaire(s)|

Wade: Les raisons du départ d’un Président ambitieux, politique et incompris
Il faut trouver beaucoup de sens dans les propos du chroniqueur car les derniers jours du Pape du Sopi (changement) ont été rudes et perturbés. Les promesses ont été tenues, l’homme a ouvert beaucoup de sentiers et pas les moindres, il a donné à la diplomatie Sénégalaise ses lettres de noblesses. Mais il n’est pas parvenu à tenir son peuple au respect, à faire adhérer les masses à sa cause. L’aura politique de Maître Wade avait atteint son summum quand il arrivait au pouvoir à cause des énormes promesses tenues à l’endroit d’un peuple de plus en exigeant et en quête de meilleures conditions de vie.

Une fois confronté à la réalité du pouvoir ; le Président Wade devait choisir sa politique de gouvernement et y rester fidèle pour marquer son passage au Palais du Peuple. Il a initié des grands projets pilotés par l’Agence nationale pour les grands travaux de l’Etat (APIX) qui est devenue la cheville ouvrière des idées wade. Le premier objectif du chef de l’Etat était de changer le visage de Dakar, la capitale pour séduire les investisseurs à trouver un cadre conviviale et à hisser notre capitale dans le jargon des grandes villes du monde. Ceci passera forcément par les infrastructures et les superstructures qui font la fierté d’une ville qui veut jouer un rôle mondial. L’écartement des voies (Plateaux- Aéroport, la voie de dégagement nord (VDN), et les échangeurs de la Patte-d’oie, de Malick Sy, et l’autoroute à péage ont été réalisés le plus tôt pour assurer la fluidité du transport par la jonction des différents points de la capitale.

Le Chef de l’Etat va renfoncer les réalisations dans ce domaine considéré comme primordial pour poser les jalons du développement par la constructions des ponts de Hann, de la Foire, de Pikine et devant l’ex Ecole Normale supérieure, ainsi que des constructions d’infrastructures hôtelières sur la corniche Ouest et le réaménagement de l’ex Hôtel Méridien pour la tenue de la conférence islamique de l’OCI à Dakar. Les grandes idées continuent et les bailleurs dégainent à la hauteur des ambitions d’un Président qui inaugure. Le musée des civilisations noires, le grand théâtre et le monument de la porte du millénaire sont sortis de terre dans la foulée.

Wade est devenu un ami des sociétés de cimenterie qui soutiennent les projets de constructions tout en bénéficiant des avantages fiscales. Le monument de la Renaissance qui a mobilisé plus de 15 milliards selon certaines sources est le colosse des projets présidentiels. Le plus grand monument du monde a provoqué un scandale auprès du Sénégalais lambda qui se soucie de son quotidien face à un Président qui veut faire de Dakar, la plus belle des villes africaines. Après les réalisations, il faut fêter ; et de la plus belle des manières. Le Fesman, avec son budget de 200 milliards est organisé pour restaurer la culture africaine à travers ces différentes facettes. Après Senghor, Wade a réussi à donner aux arts nègres une occasion de se révéler à la face du monde. Quid du reste du Sénégal ? Le Président Wade a réussi imposer aux Sénégalais des régions la patience. Ces derniers ont toujours eu à la place des réalisations, des promesses.

Le monde rural a été lésé au début du mandat de Wade qui a misé sur les villes pour tirer la locomotive du développement. Il faut reconnaître que la production agricole ne répondait plus aux attentes dans le secteur et l’Etat n’entendait pas engloutir des sommes importantes sans avoir de retour sur investissement. Il faudra donc laisser les paysans cultiver et s’en nourrir. La discrimination positive, un terme que nous avait habitué Macky Sall, Premier ministre d’alors est à appliquer. Une politique courageuse quand même du fait de la conjoncture internationale défavorable à l’arachide qui se trouve être la principale culture des paysans Sénégalais. A qui la faute ?

L’Etat Wade a brillé en région au niveau administrative à travers le redécoupage du territoire nationale. Les nouvelles régions du régime libéral ont été les chouchous. Si Kédougou a eu son hôpital ultra moderne de la fondation Viviane Wade, épouse du chef de l’Etat, Matam et Kaffrine ont bénéficié des mesures d’accompagnement et des investissements pour mériter les titres de régions qui doivent assurer leur propre gestion. Wade formula a été inventée pour résoudre la lancinante question de l’électricité principalement à Dakar et sa banlieue. Le plan Takkal, les nouvelles centrales de la Cap des biches et de Kounoune ont été les actes forts posés par le Président qui a du mal à voir cette tâche sombre ternir son régime. Mais, le problème n’a pu être résolu en entier.

La banlieue et ses inondations à répétition a eu son coups de fouet du maître en vain. Les populations refusent de quitter sur la voie de l’eau et l’Etat social ne saurait déguerpir tout ce beau monde au nom du respect de la dignité humaine et de la compassion nationale. Il fallait juguler le phénomène passivement et le plan Jaxaay est initié par le Président Wade qui ne tarit jamais d’imaginations et de courage politique. L’épine dorsale de l’éducation nationale était pointue quand Wade a été investi de la légitimité populaire en 2000. 40% du budget alloué au sous-secteur ; il faut lui croire. La Case des Tous petits, les collèges de proximité, les centres universitaires régionaux ont été les grandes réalisations avec le recrutement massif d’enseignants. Le renforcement des infrastructures dans les grandes universités et la généralisation des bourses des étudiants ont permis aux fils de paysans et d’ouvriers de poursuivre leurs études supérieures et votre rédacteur est un des exemples.
Même si les résultats escomptés n’étaient pas obtenus ; il faut reconnaitre la volonté affichée par Wade de trouver de l’emploi à beaucoup de jeunes.

Le FNPJ (fonds national pour l’emploi des jeunes), le FPE (fonds de promotion de l’emploi, l’ANEJ (agence nationale pour l’emploi des jeunes, et l’OFEJBAN (office nationale pour l’emploi des jeunes de la banlieue) sans parler des initiatives comme le plan Reva (retour vers l’agriculture) sont les efforts de Wade à faire contribuer sa jeunesse dans l’effort de développement nationale. Le secteur du transport a connu un renouvellement du parc automobile avec le Dakar-Dem-Dik et le programme des taxis de la société Iranienne (Serinant auto) vont permettre aux populations de se mouvoir facilement avec la présence des routes aménagées. Le transport aérien n’est pas omis, l’aéroport de Blaise Diagne en sentier devra contribuer à désengorger Léopold Sédar Senghor qui représente un risque de par sa position. La Santé a bénéficié des programmes salutaires comme le plan Sésame (pour la prise en charge sanitaire des personnes âgées), et la mise en sentier des hôpitaux de Ziguinchor et de Fatick.

Le domaine où Wade a le plus échoué est celui de la politique. La ruée vers les prairies bleues n’a pas été contrôlée pour identifier les vraies patriotes qui veulent aider les Président. Beaucoup ont réussi leurs objectifs à tromper le Chef vieillissant. La banalisation des institutions et leurs instrumentalisations pour des règlements politiques au sein de la majorité ont minées le pouvoir du vieil homme qui veut partir en laissant sa marque sur la République. La succession des scandales politiques et l’exposition à la place publique des secrets d’Etat ne donnent une impression d’un pouvoir qui veut durer. Wade a été trompé dans la wadie sans pourvoir identifier les fossoyeurs de son régime et le peuple souverain a intervenu aux consultations électorales de 2012 pour arracher sa destinée à un homme qui réalise et secoué par l’âge.

Aliou Tambadiang
(alioutambadiang@yahoo.fr)



1.Posté par thiaxagun le 27/08/2012 23:51 | Alerter
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Trop facile ! et tous les scandales financiers ? la valse des mallettes d'argent, sa famille qui joue avec des milliards alors que le peuple a faim, les jeunes prennent les pirogues pour des eldorados sans retour, une poignée de personnes proches de la famille présidentielle a tout et le superflu. Karim le plus intelligent avec ses 4 méga-ministères etc....Rien de tout cela n'a dérangé Wade fin politicien... Non c'est trop facile, il a été aveuglé par la grosse tête, se croyant intouchable et dotée d'une mission divine, il était entré en Dictature: Moi, Ma famille, Mes amis.

2.Posté par HP le 28/08/2012 01:09 | Alerter
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TRES BIEN DIT THIAXAGUN. ET ARRETEZ VOTRE JEU CHER PSEUDO ALIOU TAMBADIANG, PITINN MEME DANS SA TOMBE YAURA TJRS DES MALHONNETES KI CROIRONT A CE VIEUX MAKAK

3.Posté par baolbaol le 28/08/2012 05:47 | Alerter
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apparemment vous regrettez Wade car le passif n'est qu'effleuré ! faites un autre article pour ce passif cela rééquilibrera car au moment du bilan net le signe négatif sera là !

4.Posté par schwarzeraal le 28/08/2012 08:15 | Alerter
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ce fouilleur de poubelles nous sort laye wade de la puanteur.ést fini avec lui cessez de nous emmerder .laye wade n´etait qu´ún banabana sa place devrait etre au marché sandaga non au palais de la republique.

5.Posté par senebazar le 28/08/2012 08:33 | Alerter
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6.Posté par luway def sa bop le 28/08/2012 09:08 | Alerter
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Trés bonne analyse. Les Sénégalais ont chassé celui qui était leur sauveur, ils n'ont qu'à se contenter de ce guvernement de tatonnement et d'incompétent et d'un président inexpérimenté

7.Posté par lou le 28/08/2012 17:04 | Alerter
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je pense que son passage à la tête du pays est une punition de dieu pour les nombreux pêchés des sénégalais .son règne a été une catastrophe pour le pays.seuls sa famille et ses proches en ont profité pour devenir milliardaires.

8.Posté par So le 29/08/2012 10:03 | Alerter
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ET SI ON OUblié pour de bon Wade qui de toute façon ne nous a apporté que malheur.
SANS SA PREDATION FONCIERE DAKAROU NE SERAIT PAS AUTANT INONdé.
Même les inondations à touba porte sa responsabilité

9.Posté par Modd Seck Taaly le 29/08/2012 12:53 | Alerter
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Wade a été victime de de l’armature économico-médiatique des intérêts néocolonialistes français et occidentaux qui, depuis 2000 et surtout 2006/2007 ont graduellement construit et lié des stratégies tous azimuts, dans tous les secteurs et à tous les niveaux pour recouvrer leurs « biens » dans ce qui était devenu, avec Wade, leur ex-arrière-pays (aéroport, port, marchés de véhicules et de construction, bénéfices d’Orange, soutiens diplomatiques etc…).
Evidemment, la première pierre, dans une société culturellement mise à terre et en plein ouragan mondialisant, c’était la création et l’occupation ad-hoc des médias, dans la sphère internationale comme interne. Le personnel autochtone, pour cette reconquête, a aussi été bien apprêté et sérié en différents plans (A, B, C etc…) allant de Y’en A Marre et du M23 à Macky Sall, en passant par les Youssou Ndour, Niasse et autres Tanor, sans compter les lilliputiens ex-communistes qui, de leurs leçons marxistes-léninistes mal apprises, n’ont maitrisé que l’exclusivisme des prébendes et la subversion. Il faut remarquer que, sauf Tanor, qui ne pouvait pas, tous ces opportunistes de et maîtres-chanteurs, des rebuts des écuries de Wade auquel certains en voulaient à mort de les avoir chassés ou pas servis à la hauteur de leurs appétits.
Evidemment, le « peuple » dont tout l’hypocrisie de cette cour et sa basse-cour se réclament à cor et à cri n’aura en définitive que ses yeux pour pleurer, le sorti des urnes étant plutôt un exécutant fidèle qu’un inventif leader de front, concepteur et brasseur d’idées. Il ne peut pas en être autrement si on n’a rien pu faire de soi-même, si on a des comptes à rendre à ses bailleurs de fonds et princes-électeurs du dehors (France, « diaspora ») et du dedans. Pris en étau et sous influence, on a à servir des transhumants de la première heure (Benno Bokk Yakaar et les naufragés de la Présidentielle) et ceux de la dernière (« Bokk Guiss-Guiss », PDS, etc.), les amis et secouristes de la traversée du désert (mais qui n’ont aucun autre justificatif technique ou professionnel) , l’armée des situationnistes et « griots » (traditionnels et, surtout, modernes, avec, par exemple, les exposés ou masqués de la galaxie des « intellectuels », journalistes, chroniqueurs, et « contributeurs-défenseurs) et la boulimie de la polygamique belle-famille.
Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, et le nouveau Président n’ayant ni la gouaille socialisante bien sénégalaise, ni l’âge (expérience) et le courage, ni le mérite et le charisme, ni le charme, le verbe et l’attirance de son prédécesseur et « maître », à l’extérieur comme à l’intérieur. Tous ces éléments avaient fait que le peuple sénégalais et africains avaient pardonné beaucoup, même trop de choses à l’enseignant-avocat-politicien qui avait, dans son ADN, de trop embrasser (et donc de mal étreindre) et d’aller trop vite dans une société en phase semi-féodale, mais vivant aux rythmes et modèles des autres (Occident et Orient).
Que ce soit clair : Nul n’étant parfait, infini et indispensable, Wade a commis aussi des erreurs fatales, empêtré dans les contradictions de la société sénégalaise comme nous tous, il était trop sensible aux chantages opportunistes, contradictoire dans ses ambivalences, excessif dans sa générosité et ses ambitions et trop impatient, pressé par son amplitude inéluctablement déclinante. On peut passer là, notamment, à son manque d’équidistance vis-à-vis des confréries, ses histoires de Karim ou sa désolidarisation de Khadafi, entre autres.
De toutes les façons, s’il avait encore « gagné » les élections, il aurait subi au mieux le sort des Ben Ali ou Moubarak , Gbagbo ou Mugabé, ATT, etc., etc., au pire celui de Kadhafi, tous d’anciens amis du monde Occidental qui sont devenus mois obéissants ou opérationnels au vu des intérêts des réseaux et lobbys en tout genre qui tiennent lieu de démocratie occidentale et qu’on veut nous vendre en douce (médias, « ONG », …) ou imposer, s’il le faut, par la guerre. Comme d’habitude, grâce aux divers relais et chevaux de Troie.
Tant qu'on ne saura pas ce qu'on veut vraiment, individus comme société, au lieu de nous complaire dans une hybridation extravertie, un croisement inaboutie entre africain-arabe-américain-européen et asiatique, cela ira pour nous de mal en pis. Il n'y aura pas de messie parce que nous avons tous les influences et pesanteurs de notre trajectoire. Le Changement ne viendra jamais de l'extérieur. Il doit commencer par chaque individu.,

10.Posté par HGJDJDD le 29/08/2012 13:51 | Alerter
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J'ENCULE ABDOULAYE WADE. CE FILS DE PUTE QUI N'A FAIT QUE DU MAL, RIEN QUE DU MAL.

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