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XVème sommet à Dakar: la passion du pouvoir de M. Jean Claude de l’Estrac, vient d’être révélée au Monde de la Francophonie


Rédigé par leral.net le Vendredi 12 Décembre 2014 à 20:26 | | 0 commentaire(s)|

XVème sommet à Dakar: la passion du pouvoir de M. Jean Claude de l’Estrac, vient d’être révélée au Monde de la Francophonie
«i[ Chassez le naturel, il revient toujours au galop ». (Philippe Destouches, Le Glorieux), a fait passer cette expression à la postérité. ]i

A l’issue du XVème Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie, qui s’est tenu à Dakar les 28-29 novembre, après la désignation de son Secrétaire Général et que les lampions se soient éteints, où tous les Chefs d’Etat et de gouvernement sont repartis dans leurs pays respectifs pour se remettre à leur noble tâche de présider aux destinées de leur pays, qu’apparaît ostensiblement à travers les medias une stupéfiante déclaration de M. Jean Claude de l’Estrac. Au cours d’une conférence de presse qu’il a préméditée il a, dès son retour à Maurice, convié les journalistes à une rencontre et leur a tenu ce carillonnant manifeste : «J’estime qu’il est de mon devoir, pour le bien même de la Francophonie, de dénoncer l’opération qui, au pays de Senghor, a vu l’Organisation internationale de la Francophonie être attribuée à l’Amérique du Nord ». Faisant fi du moindre fair-play, Il a eu l’outrecuidance de dénoncer âprement l’élection de Mme Michaëlle Jean, la candidate du Canada : «un procédé qui n’a été ni ouvert, ni transparent, ni démocratique ». Et, sarcastique, d’ajouter «ni méritocratique». A la stupéfaction générale, le mauvais perdant de l’Estrac pousse le bouchon un peu trop loin, en parlant de « trahison », allant jusqu’à évoquer une entente diplomatique entre franco-sénégalaise, pour imposer Mme Michaëlle Jean. Cet équilibriste de mauvaise foi a même eu la verticalité d’affirmer urbi et orbi que si des élections, en bonne et due forme, avaient eu lieu, le résultat aurait été tout autre, pour tenter de faire croire qu’il l’aurait remporté haut la main.

Nonobstant l’estime, le respect, la considération dus à son rang, il y a lieu de convenir que la posture véhémente de M. Jean Claude de l’Estrac, cet homme émérite qui, à deux reprises, a accédé aux nobles fonctions de Ministre des Affaires étrangères de son pays et occupé plusieurs importants portefeuilles ministériels, est radicalement disproportionnée. Ces allégations outrancières manquent à toutes les convenances de la diplomatie, de la bienséance et singulièrement de l’élégance à l’égard du pays hôte du XVème Sommet dont il a eu la balourdise d’affirmer que son pays «Maurice avait le sentiment d’être trahie», alors qu’il avait tenu à préciser que ces propos n’engageaient que lui-même, et ne peuvent, en aucune manière, être imputées à l’Etat mauricien. Ces assertions sont particulièrement discourtoises à l’endroit des Chefs d’Etat et de gouvernement, elles sont ahurissantes pour un ancien chef de la diplomatie mauricienne, qui assume actuellement les fonctions de Secrétaire Général de la Commission de l’Océan Indien (COI). Si je me réfère au texte liminaire de la rencontre de l’Estrac avec la presse, je ne puis qu’abonder dans le sens des observateurs de la chose publique, pour me rallier à leur thèse. Effectivement, la désignation de Mme Michaëlle Jean la canadienne, semble rester toujours à travers la gorge du candidat malheureux mauricien, pour deux bonnes raisons : Où de l’Estrac n’a pas la culture de la défaite, où il refuse obstinément, dévoré par son ambition abyssale, de jouer franc-jeu ! Toute compétition est ainsi faite : un gagnant et un perdant ! Et c’est être fair-play (loyal) que de reconnaître sa défaite, comme l’illustrent partout les hommes et les femmes politiques dans les pays démocratiques. C’est une vertu républicaine, à laquelle doit se soumettre les démocrates convaincus, dans le concert des nations.

Le Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, dans un long communiqué de presse a ipso facto répondu à Jean Claude de l’Estrac, pour « rappeler la vérité des faits concernant l’élection du poste de Secrétaire Général de l’OIF, qui s’est toujours faite par consensus, suivant une pratique avérée. C’est le même procédé qui a été suivi durant de longs mois, bien avant la tenue du Sommet de Dakar, pour encourager une candidature africaine unique qui aurait, sans aucun doute, été validée par le Sommet. Le Président Macky Sall a reçu tous les cinq candidats dont Jean Claude de l’Estrac, lui-même, qui s’est rendu au Sénégal à deux reprises. Durant le huit clos total, l’absence de consensus a été notée. Pour éviter ainsi un vote qui aurait eu des conséquences fâcheuses sur l’Organisation, les pays africains, divisés ont, tour à tour, souverainement, décidé de retirer leur candidature, permettant ainsi de former un consensus autour de la seule candidate restante, Mme Michaëlle Jean. Ce qui clôt définitivement toute supputation sur la régularité du retrait de sa candidature, par son propre pays», conclue en substance le service de l’information et de la communication du Ministère de s Affaires étrangères.

Subséquemment j’objecte l’ambition démesurée d’un homme dont la passion du pouvoir vient d’être décelée dans l’espace francophone, à l’issue de son XVème Sommet à Dakar. Inélégant, méprisant, discourtois et stupéfiant, M. de l’Estrac vient de démontrer, que même si un autre candidat était élu, il aurait eu la même contenance. A cet égard, Il suffit simplement de noter les termes dans lesquels il glorifie son programme et sa campagne. Certes, il est libre de croire qu’il était le meilleur, mais qu’il ait, tant soi peu, l’élégance de reconnaître ce droit aux autres candidats et qu’il concède aux pays membres de droit, le pouvoir démocratique de préférer quelqu’un d’autre que lui et le l’élire.

Pour clore ma réflexion sur le «paradoxe et l’erreur de Jean Claude de l’Estrac» j’en retiens, avec une pointe de regret, que cet homme de valeur qui a démontré par le parcours de sa brillante carrière politique et journalistique, qu’il était à même de surmonter tous les obstacles qui pouvaient se dresser sur son long chemin, vient de nous dévoiler, au gré d’une circonstance exceptionnelle, qu’indubitablement, selon la célèbre maxime : «Nul homme n’est infaillible puisqu’il n’est à l’abri d’aucune erreur d’appréciation ou de jugement, car l’erreur est humaine». Accablé et profondément déçu de n’avoir pas obtenu le prestigieux poste tant convoité, n’ayant pu faire preuve de retenue et de pondération, sa réaction épidermique est à la fois choquante et indigne de sa position. Cet homme imbu de lui-même, poussant sa déception jusqu’à arguer de «trahison de Dakar», commettant ainsi une offense à l’endroit du «pays de Senghor», père fondateur de la Francophonie, a dépassé l’intellection. C’est pour cette raison d’ailleurs, qu’il s’est même empêtré dans des contradictions, notamment en affirmant que l’élection s’est passée, de façon nébuleuse à l’insu de tous, puis en précisant que c’est la France et le Sénégal qui ont tout manigancé, suivis en cela par les pays africains, qui ne se sont pas fait prier pour s’exécuter. Mais au-delà de cela, sa sortie illustre de sa part, un immense complexe vis-à-vis de la France et un tout aussi grand pour ce qu’il appelle, dédaigneusement, les pays africains. Toutes ces choses attestent de manière irréfragable, que Jean Claude de l’Estrac n’est mû que par des sentiments de supériorité, à l’opposé des valeurs qu’il prétend porter, qu’il n’a aucun sens du fair-play et que, finalement, Il n’a pas la hauteur requise pour occuper le poste qu’il briguait.

Son Excellence Monsieur Cheickh Sadibou DIALLO
Conseiller Spécial politique du Présdent de l’APR
Administrateur de la DES APR France






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