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Yémen : le premier ministre quitte sa résidence encerclée par des miliciens chiites

le 21 Janvier 2015 à 18:10 | Lu 346 fois

Yémen : le premier ministre quitte sa résidence encerclée par des miliciens chiites
L'essentielDe violents combats ont opposé lundi et mardi des soldats gouvernementaux aux miliciens chiites dans plusieurs secteurs de la capitale, faisant au moins 35 morts et des dizaines de blessés.Une trêve avait pourtant été négociée lundi entre miliciens et gardes du palais présidentiel.

Le premier ministre yéménite, Khaled Bahah, a quitté mercredi 21 janvier la résidence du centre de Sanaa où il était bloqué depuis deux jours par des miliciens chiites après avoir négocié sa sortie, a annoncé un porte-parole du gouvernement.

Le chef du gouvernement est parti vers une «destination sécurisée», a ajouté le porte-parole, sans autres précisions. Le palais de la République est encerclé depuis lundi soir par des miliciens chiites lourdement armés.

Au moins 35 morts

Le convoi du premier ministre avait essuyé des tirs de miliciens chiites après sa participation à une réunion avec le président Abd Rabbo Mansour Hadi. M. Bahah en était sorti indemne, selon la ministre de l'information.

De violents combats ont opposé lundi et mardi des soldats gouvernementaux aux miliciens chiites dans plusieurs secteurs de la capitale, faisant au moins 35 morts et des dizaines de blessés, selon des sources médicales. Les miliciens ont fini par prendre le contrôle du palais présidentiel dans le sud de Sanaa.

Plusieurs interlocuteurs affirmaient lundi soir que les houthistes avaient conditionné un apaisement de la situation et la libération du directeur de cabinet du président, qu'ils ont enlevé le 17 janvier, à une révision du projet de Constitution et à la tenue d'élections anticipées.

Opposés au projet de constitution

Les houthistes sont également profondément opposés au projet de Constitution qui découperait le Yémen en six provinces et non en deux. Originaires de la région de Saada, dans le nord du pays, à la frontière avec l'Arabie saoudite, ils voudraient non seulement pouvoir disposer d'un accès direct à la mer, mais aussi conforter leur contrôle sur toute la partie septentrionale du Yémen.

Face à l'urgence de la situation, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) s'est réuni à huis clos mardi après-midi. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé à un arrêt immédiat des combats, se disant « gravement préoccupé par la détérioration de la situation ».
lemonde