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"Yonou yokouté" et/ou Sénégal Emergent : de l’espoir au cauchemar désespérant


Rédigé par leral.net le Vendredi 19 Décembre 2014 à 18:52 | | 0 commentaire(s)|

"Yonou yokouté"  et/ou  Sénégal Emergent : de l’espoir au cauchemar désespérant
Pour tous ces gens à qui on a ôté le sourire, pour qui le désespoir a pris le dessus, pour qui le désespoir a pris le dessus. On est là pour vous redonner espoir! ... Quand la joie se transforme en désespoir, La majorité présidentielle juge positif, l’opposition conteste, le peuple désespéré. Leur espoir se transforme en désespoir, leurs rêves en cauchemars, car ils ne peuvent ni revenir en arrière ni aller de l'avant.
Ah !! Cette gouvernance ? Elle n'est qu'un symptôme, celui d'une dérive historique, d'un naufrage administratif, économique et social, enfin bref, celle de Macky SALL, qui conduit le Sénégal, par de folles insouciances, avec cette cour et aéropages dits les bobos de gauche, vers des abîmes, à jamais connus par notre peuple, depuis des années.
Un signal fort. C'est ce que cherche vainement depuis une semaine, après avoir été noyé par le tsunami provoqué par le mensonge de l’affaire Arcelor Mittal –Petro Tim.. Ce ne sont probablement pas les mesures annoncées par un pouvoir aux abois, si honorables soient-elles, qui suffiront à rétablir la confiance déjà bien entamée par une crise dans laquelle, d’une prévision après l'autre, le Sénégal s'enfonce inexorablement en queue du peloton ouest africain.
Nous n’avions aucun doute sur les incapacités du gouvernement actuel, notamment après ses gestions cataclysmiques de l’économie (confirmée par Jean Paul Diaz, membre de la coalition Macky2012, allié proche du Président) mais en ce qui concerne le Sénégal cela dépasse de très loin à toutes nos imaginations. Malgré tout benoîtement nous espérions qu'il valait peut-être mieux que le portrait qu'on faisait de lui un peu partout en presse internationale, nous galsenois toujours à estimer que la nôtre seule avait eue raison de le soutenir durant des mois de campagne électorale, afin de bouter dehors du pouvoir, cet infâme Abdoulaye WADE disaient-t-ils tous en cœur et à l’unisson?
Nous tous maintenant, après ce lamentable exercice de plus dix mois de parlottes, de scandales en scandales, d’inefficience consternante de cet homme à la tête de notre nation sommes pour plus de 70% d’entre nous tous, convaincus que c'est un homme sans génie, le pire qu’il fut permis à notre nation, de connaître depuis des décennies. Il va peut-être faire quelque chose? Quand et comment ? Tout un chacun y va de ses supputations, mais rien ne se passe, seuls les mois s’écoulent inexorablement, dans une déprime du peuple de la téranga, de plus en plus perceptible, dans toutes les couches de notre société : Du maçon à l’ouvrier, du professeur à l’agriculteur, du commerçant à l’artisan, de la PME à la PMI, de l’industriel, à l’ensemble de nos industries , du BTP à une crise immobilière sans précèdent le Sénégal est au point mort, comme les grisailles d’un hiver qui n’en finit plus, même le soleil nous fait la gueule.
Suspendus à ses permanentes indécisions, le peuple de Sénégal se dit : Il va peut-être réussir à contenir un peu le chômage par sa politique de professeur de sociologie ! Il parviendra peut-être, avec ses saignées spectaculaires sur les entreprises, les classes moyennes, à empêcher le déficit public de déraper encore davantage, quoique pas si sûr, en onze mois, il dégrada les finances publiques de notre nation? Soit dans les 51 nous restant à devoir vivre avec ce petit Guignol comme président à la tête de notre république, de notre nation, si rien ne le dézingue avant le terme de son quinquennat, nous nous acheminons tout droit vers les dégâts et désespoirs supplémentaires.
Certes, la publication du patrimoine des responsables politiques, si elle ne tourne ni au déballage, ni aux annonces biaisées, peut avoir quelques vertus. Sans doute la menace d'une inéligibilité à vie automatique des élus convaincus de corruption ou de fraude fiscale, si tant est qu'elle soit constitutionnellement applicable, pourrait en partie lever les soupçons qui nourrissent un populisme médiocre. Mais on peut craindre que ces propositions ne soient que du domaine de la communication, bien plus que de l'action( confirmée par la directrice de l’OFNAC elle-même, Mme Ngom), elles sont davantage faites et destinées à calmer les esprits échauffés, plutôt qu'à soigner le mal sénégalais des utilisations sans retenues des leviers du pouvoir afin de se lancer depuis notre bonne gauche dans les plus folles et somptuaires dépenses, depuis de véritables pompes à finances, tels les scandales du développement et tant d’autres encore.
Lorsque Margaret Thatcher est arrivée à Dowding Street en 1979, la Grande-Bretagne était, comme nous aujourd'hui, en train de sombrer. Même si le Sénégal n'en est pas encore, comme l'Angleterre d'alors, soit à deux doigts de se mettre sous la tutelle du FMI. Chômage, endettement, inflation, baisse du pouvoir d'achat se conjuguaient depuis quinze ans, résultats du passage au pouvoir des deux gouvernements travaillistes d'Harold Wilson et de James Callaghan, dont la seule politique consistait à accepter les oukases des syndicats. Comme l'écrit le Times : Le résultat était un national-pessimisme proche du désespoir. Un sentiment que les problèmes du pays n'étaient pas seulement désastreux mais insolubles.
Pour combattre cette dépression collective, Maggie Thatcher a utilisé une médecine sans doute brutale, (clivant les deux fanges de la société Gauche droite comme chez nous actuellement) pour le moins c’est ce que l’on dit chez nous au Sénégal aujourd'hui, mais ces mesures furent bien ciblées et efficaces : Mise au pas des syndicats, recul du rôle de l'État dans l'économie, diminution de la dette par la réduction des dépenses, politique fiscale permettant de relancer la croissance. "Elle n'a pas seulement été un leader pour le pays, elle l'a sauvé", a dit lundi David Cameron, l'actuel Premier ministre. On a parlé d'idéologie néolibérale, c'était surtout une politique de bon sens, comme l'ont pratiquée, en France, à des époques diverses, des gens aussi différents qu'Antoine Pinay, Raymond Barre ou René Monory.
Tous trois ont disparu et le pouvoir, entre en stagnation économique ? Le Sénégal sous Macky Sall devient un puits sans fond de l'endettement, son principal moteur. La crise de confiance, cherche une thérapie, un thérapeute hormis. Pourquoi ce gouvernement, évidemment intelligent mais dont le caractère et l'expérience politique conduisent plus aux compromis qu'aux décisions difficiles, n'en profite-t-il pas, en effet, pour changer de pied ? Mais tout simplement puisque c’est un lâche, un pleutre un être fait de toutes les indécisions à jamais imaginables !!
Pour un profil de manager et pas d'exécutant, avec une équipe resserrée d'hommes et de femmes nouveaux. Quelqu'un pour qui le résultat importe plus que les concessions nécessaires pour y parvenir. Quelqu'un qui, comme Margaret Thatcher lorsqu'elle est arrivée au 10, Dowding Street, pourrait dire : Il y a de la discorde, mettons-y de l'harmonie. Il y a du doute, apportons-y la foi. Il y a du désespoir, faisons naître l'espérance. Pour ce faire trouvons cet très vite cet homme, sinon cet espoir déchanté va se transformer en désespoir cauchemardesque….

Daouda Badji, Enseignant chercheur Université Toulouse 1 Capitole






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