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Zone des Niayes - Attribution de plus de 13ha aux administrateurs territoriaux à Déni Guedj : l’Etat viole le code forestier

Le domaine forestier classé, notamment la bande de filaos qui protège contre l’érosion côtière est de plus en plus menacé. Il continue de subir toute sorte d’agression. Et parmi ces agresseurs, il y a la Mutuelle d’entraide, d’épargne et de crédit du personnel de l’administration territoriale qui a acquis une parcelle de terrain dans une zone classée à Déni Guedj dans le département de Rufisque. Et ce terrain lui a été octroyé par l’Etat, par le biais d’un décret présidentiel signé le 30 juin 2010


Rédigé par leral.net le Mercredi 13 Mars 2013 à 21:44 | | 2 commentaire(s)|

Zone des Niayes -  Attribution de plus de 13ha aux administrateurs territoriaux à Déni Guedj : l’Etat viole le code forestier
Des voix se sont toujours élevées pour appeler à la préservation du domaine classé, notamment la bande verte des filaos qui protège contre l’érosion côtière. Mais, il y a encore des prédateurs qui continuent de faire fie de cet appel. Et parmi ceux-là, on nous cite la Mutuelle d’entraide, d’épargne et de crédit du personnel de l’administration territoriale qui va construire sa cité sur une zone classée qui fait partie du domaine forestier de l’Etat. En effet, ces administrateurs territoriaux ont obtenu une parcelle de terrain à Déni Guedj, dans le département de Rufisque. Et, c’est en 2008 qu’ils ont entamé les procédures pour que la parcelle en question leur soit attribuée par voie de bail. Cela, nous apprend-on, après avoir pris le soin de demander si le terrain appartient à une tierce personne. Mais puisqu’il n’y a eu aucune réaction, la Mutuelle a introduit sa demande pour pouvoir bâtir sa cité sur la parcelle de terrain.

Au terme de sa procédure, un décret a été signé par le Président Wade le 30 juin 2010, attribuant ladite parcelle d’une superficie d’un peu plus de 13 hectares aux administrateurs. Il s’agit du décret n° 2010-900 en date du 30 juin 2010 «prescrivant l’immatriculation au nom de l’Etat, d’une parcelle de terrain du domaine national située à Déni Guedj, dans le département de Rufisque, d’une superficie de 13 ha 99 a 96 ca environ, en vue de son attribution par voie de bail, prononçant sa désaffectation». Dans ledit décret, il est mentionné qu’aucune indemnité n’est due pour la réalisation de cette opération, l’occupant étant le bénéficiaire. D’ailleurs, nous dit-on, le ministre de l’Intérieur de l’époque s’était même déplacé sur les lieux pour la pose de la première pierre. Seulement, précise notre interlocuteur, c’était sans compter avec la détermination des services des Eaux et Forêts à protéger cette zone classée.

S’appuyant sur le Code forestier, ils ont opposé leur véto en bloquant le projet. Mais, face à cette situation, un lobby intense s’est déclenché pour permettre aux administrateurs territoriaux d’obtenir gain de cause. Un lobby qui a joué des pieds et des mains pour pousser les services des Eaux et Forêts à revenir à de meilleurs sentiments et déclasser la zone. Même l’actuel ministre de l’Intérieur, Général Pathé Seck s’était impliqué dans cette affaire. Il a même, nous dit-on, adressé une correspondance au ministre de l’Environnement, Haïdar El Ali pour lui demander d’intervenir pour qu’on puisse libérer la parcelle en question.

Une stratégie qui a bien payée, puisque c’est sur ces entrefaites que la direction des Eaux et Forêts a fini par lâcher. La direction a accepté finalement de céder le terrain sous condition que les administrateurs territoriaux acceptent de signer un protocole d’accord. Dans ce protocole, les administrateurs se sont engagés à créer sur les lieux une cité verte pour contribuer à la lutte contre l’érosion côtière. Mais, selon notre interlocuteur, ce n’est pas une cité verte qui pourrait contrer l’avancée de l’érosion côtière.

Il faut préciser que les administrateurs territoriaux ont prévu d’aménager sur le terrain 414 parcelles sur lesquelles seront construits, en plus des villas, un centre de santé, une mosquée, une école élémentaire, une Maternelle, un commerce et une aire de jeux.

Le Quotidien



1.Posté par verolac le 14/03/2013 11:35 | Alerter
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Merci pour votre article. Nous nous sentons moins seul dans notre lute car au nom de tous les villageois de Bonaba (Deny guedj) nous nous opposons fermement à ce projet. Aucune concertation n'a été organisé avec les villageois. La volonté des villageois est de conserver le domaine classé et même de l'inscrire dans un projet de réserve communautaire. voir la pétition ci dessus.

2.Posté par verolac le 14/03/2013 12:24 | Alerter
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Dans le village de Bonaba (Deny guedj) il y a déjà deux écoles, deux mosquées et un dispensaire!! Merci, pour l'instant nous n'avons pas besoin de plus... Ce dont nous avons besoin, c'est de protéger notre environnement pour les générations futures de façon à sauvegarder la nature et son équilibre fragile (particulier dans cette zone). Le terme "Zone classée" veut il dire quelque chose dans ce pays!!

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