ISIS - Magazine de conscientisation
Sujet : De Femme à un Monstre
Il fallait des efforts gigantesques pour transformer en esclave celle qui fut auparavant la déesse et le symbole de la mère, procréatrice de l’humanité. Combien fut l’acharnement pour détruire son esprit combatif contre toute injustice car elle avait osé s’élever au dessus des hommes pour faire face aux menaces d’incursion des ennemis de son peuple?
Après d’interminables viols et d’incalculables bassesses contre son corps, et aussitôt que les multiples lacérations sur sa peau guérirent, les ennemis venaient s’attaquer à son ventre pour la faire cirer avec des âmes inconnues et incuber des bâtards qu’ils désignaient des « métisses ». Les filles devenaient « Créoles » et prisée pour les aventuriers, maîtres des esclaves de terres lointaines. Pour autant, elle fut nommée la « Signare » à défaut de la pute et depuis ce temps, elle prend un plaisir à imiter grossièrement les « courtisanes » des pirates d’Afrique.
Elle, la femme Noire, était devenue l’esclave de l’esclave parce que ce dernier était déchu de son statut humain pour être l’animal ; chassé, piégé, et vendu des côtes l’Afrique pour des terres lointaines.
Elle, la femme Noire qui avait traversé tous les périples d’un calvaire psychologique pour être terrer derrières des religions qui nient sa primauté, et la rend servile ad infinitum. Malgré tout, elle cherche avec cette lueur d’espoir la place où elle trouvera le courage d’interpréter une théologie de libération des livres saints alors que pour des siècles, les dogmes de ces religions l’ont enfermée dans cet enfer ou l’injustice est d’être née femme en général, femme Noire, en particulier.
Mais encore, comme si tout cela ne suffisait pas comme fardeau, aujourd’hui elle est confrontée aux maux de cette société qu’on appelle moderne. Même si elle a cheminée à côté des garçons dans son enfance, et des hommes étant adulte, elle doit réclamer sa place dans la compétition des maigres ressources que l’ennemi distribue dans ses programmes alors que ce dernier amasse toute sa fortune sur le dos de son peuple.
Pire, voila que sans son consentement, elle est stérilisée à l’aube de son développement physique ou recruter dans des campagnes dite de planifications familiales parce que sa fertilité menace l’ennemi et son conjoint d’Europe rendus infertiles à cause de leurs gênes récessives.
En tout état de cause, on reconnait la femme Noire comme combative dans tous les fronts, et on sait qu’on ne s’aura la convaincre que l’émergence d’un pays du sous-développement, ou même son propre épanouissement ne peut dépendre de l’espacement de ses enfants avec des méthodes qu’elle a vite conclut n’étaient qu’un infanticide.
Aujourd’hui, elle s’interroge comment ceux de la même race qui avaient dépouillés l’Afrique au 14ième siècle de son peuple pour la réduire de 400 million à 95 million de personnes; elle se demande comment ceux la veulent son bien être?
De même, elle constate le changement brutal de sa nutrition mais elle n’ose pas croire que des êtres humains seront aussi cupides sachant que l’introduction des phytoestrogènes depuis son enfance lui donnera du cancer. Elle constate le déséquilibre d’hormones dans son corps, et même la modification du comportement sexuel de ses paires. Une culture occidentale soi-disant libératrice a envahit son milieu et avec elle l’apparition d’une débauche par laquelle femmes avec femmes s’accouplent sans que cela n’ait d’autre fonction que la limitation de croissance de son peuple ; le seul objectif de l’ennemi.
Pendant qu’elle s’accommode de cette vie moderne sans se questionner en quoi la débauche de l’ennemi lui était moderne, elle cajole parmi les siens des hommes et des garçons devenus trop lâches et qui se prosternent pour offrir leurs postérieurs à l’ennemi où à se battre pour la place en dessous de lui.
Elle n’a pas encore réalisée la folie de vouloir se transformer en homme où usurper son rôle bien que dans sa décente graduelle vers cette démence, elle se voit devenir un monstre qui se masque dans des personnages effrayants.
Il faut voir ses accoutrements grotesques quand elle se cache dans un intégrisme d’une des religions de ses oppresseurs sous prétexte que la grâce et la beauté Africaine est mondaine. Mais voici que cette idiote est devenue son propre ennemi et celui de son peuple derrière des parures hellènes où des chiffons arabes. Parfois, elle se défigure pour suivre une mode, et vient à se mutiler parce qu’elle déteste son image.
Enfin, ces temps-ci, elle manifeste la psychose de la violée qui s’est acclimatée à son bourreau au point de l’aimer et l’inviter à souiller son intimité pour quelques sous sinon le confort loin des siens. Consciente ou inconsciente, nulle part, elle ne cherchera pas son salut à travers les fondements de sa tradition qui n’est ni islamique ni judéo-chrétienne. Elle n’ose pas y penser parce que son image de Déesse est cachée.
Elle est perdue et ne pense plus rebrousser chemin du très long séjour dans sa perdition, faute de courage et d’un allié à son image. Il faut aussi dire, qu’elle est méconnaissable depuis qu’elle est devenue un monstre. Peu être se lèvera-t-elle un jour pour vouloir sortir de cet enfer. Peu être…