Dr. Générad Fondeh
Jeudi 8 Octobre 2009

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L’armée au pouvoir ? Si le souhait de certains détracteurs se réalisait.
La Guinée-Conakry en observation

Par Dr. Générad Phondeh
Institut de Pensée Africaine

Il n’existe pas de coup d’état qui ne soit pas téléguidé de l’extérieur par les Européens sinon d’aussi près que leurs ambassades. Jusqu’ici dans toute l’histoire du continent Africain, il n’existe pas un seul coup d’état mené par des officiers ou sous-officiers aventuriers qui ne soit pas soldé par un échec. Ceci est vrai dans le passé comme il sera dans l’avenir puisque les forces de sécurités sont institutionnalisées pour refléter un modèle Européen avec le même esprit de corps. S’il y a un écart ou déviation par des éléments réactionnaires, ces forces se purgeront pour se réaligner aux intérêts de leurs maitres.

Les pseudo-indépendances n’ont pas interrompus le cordon qui les lie aux armées des envahisseurs d’autant que ces dernières se sont assuré qu’ils resteront perpétuellement consolidés. Oublier ceci, et l’erreur se fait de ne pas reconnaitre que historiquement nos forces nationales sont la pour préserver les intérêts de leur maitres et non la nation.

Autant dire que les Européens ont laissés que des institutions subversives qui chacune de sa manière maintiendra le statuquo. Cela explique en grande partie la position aujourd’hui de l’Afrique vis-à-vis l’Europe. Ainsi, il est facile de comprendre cette dysfonction pathologique générale. L’armée comme toutes les castes de ce système, défendra ses intérêts comme le fait les religieux ou l’élite civile de divers corps de métier, ordres professionnels ou spéculatives au détriment de la population. « That is the nature of the beast », dit-on en Anglais.

Pour autant que certains appellent à l’intervention de l’armée pour établir l’ordre dans les affaires de l’Etat, ils devront aussi consentir à l’usage des matraques, des baïonnettes, des fusils, des canons et bombes contre le peuple. Ce n’est pas un régime militaire qui supportera les harangues ou critiques sans que ceux qui osent le faire soient muselé une fois pour toute. Il n’y a pas de démocratie dans l’armée, ni de droits humains et encore moins de liberté de la presse. C’est pourquoi qu’elle garde son état d’âmes dans ses camps. Une fois que cette armée sort de son camp, elle impose ses lois.

Pendant ces dernières décennies, les militaires usurpent le pouvoir pour ensuite enlever l’uniforme, et se représenter comme candidat aux élections. Ce phénomène est un héritage des mêmes intrigues de la classe militaire en Europe depuis le temps des templiers. Il a été transférer aux officiers Africains endoctrinés dans leurs écoles de formation.

Au Sénégal, il est douteux que le président Wade veuille l’intervention de l’armée comme ses détracteurs le suggèrent car il effacera les acquis de son régime qui malgré tout demeure positif. L’énigme sur l’échiquier national est s’il briguera un troisième mandat où si une quelconque alliance prendra la relève après sa démission. L’armée ne sera jamais l’exécuteur de sa vision et des ses plans car elle freinera cette alternance qui irrite un quartier de personnes dont les intérêts se trouvent menacés.

Puisqu’il est question d’une union continentale, les Africains devront concevoir d’une nation martiale car il va de la survie de notre race jusqu’ici décimée au point d’être complètement paralysée pour se défendre contre des ennemies extérieures. Ne comptez pas sur les forces de sécurité pour vous dirigez car comme toute caste de mercenaires, la rançon pour ses services répond aux meilleures offres immédiats, et non à un sens d’appartenance à l’Afrique. L’histoire de notre peuple est le témoin de ce jugement.

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