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L'affaire du soldat Mame Hamady Ba
L’affaire du soldat Mame Hamady Ba
L’affaire du soldat Mame Hamady Ba pouvait passer comme un fait divers si ce n’était pas qu’elle reflète la décadence des esprits des hommes au plus haut sommet de l’état et de ses institutions qui veulent justifier l’injustice par des diatribes comme si des raisonnements mécaniques avaient plus de valeurs que la vérité.
Tout aussi régimentaire qu’est l’armée, l’affaire Mame Hamady Ba ressort à priori du privé et civile puisque le marabout du ministre des forces armées Bécaye Diop avait saisit celui-ci pour freiner le soldat dans son droit de recourir à la justice pour réparer un tort contre sa personne. Et quelque soit la position de Bécaye Diop en tant que parrain de la fille Kindima Diallo par qui le scandale arriva, où en tant que protégé du marabout, ce premier n’avait pas à utiliser l’armée de la nation pour régler un problème puisqu’ il n’avait pas les prorogatifs d’un juge impartial.
Après tout, le soldat Ba est un homme comme lui, et rien dans l’espace humain et sociale ne les différencient. Quelque soit l’adulation des officiers pour le ministre, et même en tant que témoins de l’altercation entre le soldat et celui-ci, ils n’avaient pas le droit d’abuser de leurs rangs pour l’incarcérer pour une affaire, où vue les faits et les comportements des principaux, relevait tout de même du domaine exclusivement privé.
Est-ce que cette logique pouvait échapper à une commission, c'est-à-dire, à tous les membres de cette commission ad hoc militaire où devenons-nous aussi témoins de l’action d’une instance népotique pour que des soi-disant professionnels militaires de rangs de colonels, donc des officiers supérieurs, parviennent à bafouer la réglementation de discipline dans ce cas précis?
C’est pourtant connu et très clair dans toutes les armées du monde que l’ordre à un subordonné d’obtempérer devant un ou des supérieurs s’applique dans l’exercice de la fonction qui ne devait pas inclure l’intercession d’un tenant de pouvoir aussi gradé soit-il au bénéfice d’ un marabout.
Dire que c’est à cause du ministre que le soldat à rencontrer la fille du marabout relève de l’idiotie car n’est-ce pas de la même manière que des centaines des millions des êtres humains se rencontrent ? A travers les autres. A lire Birane Niang, le directeur du cabinet du ministre des forces armées, on aurait cru que celui-ci était un âne qui sortait de la toilette et cherchait sa direction parmi les êtres humains.
Que ce corps d’officiers avec des cervelles de poires trouve résolument la solution de radier un petit malin qui a sauté et oui, épousé la fille du marabout et de surcroit la filleul de Bécaye Diop, ministre des forces armées est vraiment irrationnel surtout qu’il se trouve incapable de sa mission en Casamance depuis trente années que dure la rébellion. C’est à cette soldatesque de broutilles que l’on confie la défense de la nation.
Ce qu’on n’ose ne pas révéler c’est le mépris sur quelqu’un considéré du bas peuple mais qui a osé s’affirmer en tant qu’homme d’autant que la fille du marabout n’était pas une sainte nitouche non plus. Ce qui ressort de cette affaire est que des hommes imbus d’une arrogance démesurée se croyant des dieux ont arraché leurs filles pour l’offrir quand bien même cela était illégal sinon criminel.
Le Colonel Abdourahim Kebe patron de la DIRPA ferait mieux de ne pas s’intoxiquer pour raconter des bobards car nous savons qu’une armée de mercenaires n’a ni foi ni loi. Il y a longtemps que l’armée Sénégalaise n’impressionne pas les Sénégalais, et surtout pas la jeunesse. Un armée d’ Askari n’est rien d’autre qu’une bande d’ esclaves emasculés.
Le pouvoir est comme le siège rotatif d’un coiffeur ou chacun se ferra taillé un jour. Ceci n’est point une menace, une prémonition où la condamnation d’un militantisme béant mais la certitude d’une vision de cet avenir proche où tous ces officiers payeront de leurs duplicités pour cette injustice et les autres.
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