Les abus de droits humains dans les prisons du Sénégal

 J S Beye
Lundi 25 Juillet 2011

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Les abus de droits humains dans les prisons du Sénégal

Un article sur les confessions d’une ancienne détenue du camp pénal et de la prison des femmes de Rufisque paru dans Le quotidien l’Observateur n°2346 du lundi 18 Juillet 2011 à la page 3 m’incita à réfléchir sur le sort d’une partie de la population emprisonnée pour une raison où une autre.

Je voudrais élargir la réflexion sur la place publique car au-delà du simple rituel que les Africains en général, et les Sénégalais ont l’habitude d’imiter les Européens et précisément les Français dans leurs mode de vie et modèle de société, je ne voyais rien d’Africain dans un système de « justice », donc de réparations de torts où l’on promet la réhabilitation de l’incriminé. Or, de ce dernier cas, comme l’affirmait la détenue et comme le savent aussi nos soi-disant éminents juristes, la prison n’a jamais réhabilité aucune personne, à défaut des criminels.

Ce qui est pire, c’est le manque de réflexions des Sénégalais (comme beaucoup d’autres Africains) qui n’ayant pas parachevé leurs processus de libération des mains d’une nation d’oppresseurs comme la France, mais qui s’emploient à imiter mécaniquement le même modèle d’oppression.

Comment comprendre que cette armada d’érudits allant des juges, magistrats, de juristes, d’avocats avec tout l’appareil parajudiciaire et d’auxiliaires puisse fonctionner à contre-dessein de la civilisation Africaine dans laquelle cette soi-disant justice opère sans que nul ne veuille la détruire?

Dire que la justice Sénégalaise est rétrograde est un fait que seules les personnes imbues de complexe d’infériorité vantent parce qu’incapable de déceler l’hypocrisie de leurs flatteurs Européens. Mais dire que les abus des gardes pénitentiaires sur les détenues est coutume de l’esprit sadique qui décrit la quasi-totalité de la justice Sénégalaise ne peut être qu’une révélation.

Il faudra étudier la désinvolture avec laquelle policiers et gendarmes mènent leurs enquêtes pour coller les preuves contres les incriminés, et aussi comment des procureurs colmatent leurs réquisitoires avec des litanies invraisemblables pour se demander pour quelle justice délibèrent des juges et magistrats

Au fond, de quelles lois Sénégalaises parle-t-on quand on sait qu’elles sont des lois déphasées françaises, et que tout ce qu’il y a de recherches par nos experts ne sont qu’un plagiat de lois dépassés.

Il est déroutant que nos législateurs sont intellectuellement paresseux, et les experts parmi eux malhonnêtes. Il faudra ressortir de la culture dépravée hellène pour le reconnaitre. L’être humain est au dessus de la loi. Les Sénégalais sont au dessus des lois, et nous avons plus de cinquante années d’anarchie, et au moins, cinq siècles d’oppression pour nous convaincre de cette affirmation.

La solution pour arrêter ces abus est simple

Il ne sert à rien de se plaindre contre l’injustice. Les gardes pénitentiaires mériteront la rétribution de des détenues qu’ils auront abusées.

Tant qu’il y a un jour d’opportunité devant soi, la réparation de l’injustice est un devoir. La détenue n’est pas impuissante car dans cet espace intemporel que nous existons, hier, aujourd’hui et demain sont les mêmes. Ta justice est LA JUSTICE, et n’a de valeur qu’a tes yeux. Assumes tes actes et ta responsabilité.

Tous les êtres humains sont égaux en puissance et en valeurs. Le détenteur d’une arme à feu où d’une arme blanche n’est pas plus puissant que l’agressée qui se donne de multiples options pour le détruire. Tout est une question d’optique psychologique, et de « timing » nous disent les Anglais.

Les détenues qui sont violentées ont le devoir de rétribution par tous les moyens nécessaires. Rien ne les empêchent de traquer individuellement où collectivement leurs tortionnaires et de les égorger. Rien n’empêche cette victime violée de détruire ce gardien pénitentiaire en l’aspergeant du pétrole pour l’enflammer. Rien n’empêche les détenues une fois libérer de canarder les domiciles de gardes pénitentiaires qui les auraient battus avec des Cocktails Molotov (bouteilles remplies d’essence bouchées avec des chiffons) pour détruire leurs familles.

La justice est immesurable devant chaque injustice. Ni personne ni rien ne saura la limiter. Tant que nous vivrons dans cette anarchie sous prétexte de maintenir un ordre où de suivre le nouvel ordre social des Européens, ceux qui rejettent ce mirage ont le droit de se protéger de ses affidés.

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