Sénégal 2012 : Les bandes se regroupent pour chasser le bandit au pouvoir

 Les Damnés de la Terre
Dimanche 28 Mars 2010

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Sénégal 2012 : Les bandes se regroupent pour chasser le bandit au pouvoir


Il est temps que les dirigeants politiques du Sénégal se ressaisissent. Le mépris que M. Wade et son équipe porte au peuple sénégalais est en grande partie dû à son comportement. Avant de rendre une gifle, regifles-toi toi-même. En clair, le visage n’est pas un cachot mais quand on t’y enferme tu le sens. Si cet homme ose diriger ce pays comme il l’a dirigé depuis l’an 2000, et en plus, avoir des projets pour le futur, en préparant son fils à être président de la république, cette attitude est en grande partie due à notre faiblesse et notre manque de clarté dans nos démarches.
Nous venons d’entendre parler des 50 ans de la soi-disant indépendance de notre pays mais qui ose parler d’indépendance du Sénégal ? En tous cas pas le peuple sénégalais. Le Sénégal a connu le colonialisme et 50 ans de néocolonialisme orchestré par « ses fils » : Senghor en premier, Abdou Diouf en second et Abdoulaye Wade le dernier. Ces trois là ont vendu et trahi le peuple sénégalais. Et si nous regardons bien ce que la relève prépare, nous sommes loin d’apercevoir le début de la fin de notre souffrance.

J’écris ce texte pour interpeller les frères et camarades de l’appel du 27 décembre 2009, en qui j’ai cru. A toi : Talla SYLLA, Yoro BA, Cheikh Bamba DIEYE, Mamadou Lamine DIALLO, Dialo DIOP, Mamadou Lamine Bara KA, Pape Demba SY, Zahra THIAM, Demba SARR, Madieye MBODJ, Haoua DIA THIAM, Alioune DIAGNE, Charles GUEYE, Dr Mame Anta Ngoné NDOUR, Kadialy GASSAMA, Ousseynou FAYE et Pape Saliou SOW.
Chers frères et camarades, vous écriviez en décembre 2009 :
« Le Sénégal, notre pays, est confronté à une profonde crise morale, sociale, économique et politique. Devant cette situation qui interpelle les citoyens d'horizons et d'obédiences les plus divers, nous, signataires, unis par une commune conscience du péril que court notre nation si la déliquescence déjà avancée de nos valeurs se poursuit et partageant le souci commun d'y remédier d'urgence, lançons cet appel pour une initiative politique et sociale visant à construire un pôle de la confiance citoyenne pour la République au Sénégal.
Notre objectif est d'abord de proposer une alternative basée sur la citoyenneté dans le but de construire une force politique de type nouveau capable de transformer le Sénégal au profit des populations des villes, des banlieues et des campagnes. Le retour au patriotisme, aux valeurs et à l'éthique est devenu une nécessité dans ce pays. C'est quand on partage des valeurs communes que des relations de confiance durables peuvent se créer entre les citoyens. Les valeurs de dignité, de travail, d'honneur, de respect de soi, de la communauté, des engagements et de la discipline doivent être réhabilitées au Sénégal. Ces valeurs placent la responsabilité de l'homme au centre de la dynamique des sociétés. Ces valeurs ainsi définies servent à fonder une vision du Sénégal, responsable, solidaire, et ouvert sur l'Afrique et le Monde.»
Benno Siggil Senegaal est né. Ce Benno avec ses membres créateurs avait une âme, ce Benno pouvait parler de moral et le peuple sénégalais pouvait vous faire confiance, d’autant qu’à ma connaissance, aucun d’entre vous ne s’est approché de la gamelle.
Mais, chers compatriotes vous avez la mémoire courte, vous êtes devenus des opportunistes qui ne cherchent que leurs intérêts personnels. Le Benno que vous proposez au peuple sénégalais pour 2012 ressemble fort bien à la force qui s’est construite la veille du 19 mars 2000 pour terrasser Abdou Diouf et son parti. La suite, vous la connaissez. L’erreur : hier contre le PS, aujourd’hui avec le PS pour abattre le monstre que vous aviez mené au pouvoir. Mais quel monstre nous préparez-vous pour demain ? Vous demandez au peuple sénégalais de choisir entre la peste et le choléra.
Vous, les signataires de l’appel de décembre 2009, semblez prêts coute que coute à embrasser le diable pour arriver au pouvoir. Dites-moi ce qu’a fait le PS depuis sa chute pour être blanchi, depuis sa gestion du Sénégal, jusqu’à aujourd’hui, 40 ans ? Le PS était malfrat et a été chassé du pouvoir et aujourd’hui par opportunisme, vous vous accrochez sans gêne derrière sa locomotive pour tout simplement exploiter le peuple sénégalais. Vous allez même jusqu’à récupérer des sbires du gourou Wade, Landing Savané, et même Maki Sall. Décidément, qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour arriver au pouvoir ! Sur cette base, Wade peut dérouler tranquillement. Pourquoi ne proposerait-il pas son fils ?

J’ai espoir en mon pays mais il est truffé de faquins. Chers compatriotes, camarades et frères signataires de l’appel du 27 décembre, foutez les tous dehors, sans complexe. Le peuple sera avec vous.

Je ne terminerai pas ce texte sans dire à ce M. Wade « ce grand homme intelligent qui n’a rien à se reprocher, qui a reconstruit notre Sénégal, qui l’a rendu digne » que la réunion qu’il prépare à Dakar avec les soi-disant sénégalais de l’extérieur ne concerne que les membres du PDS de l’extérieur. Cher Président, pour montrer ta force, surtout en France, et pour montrer que les sénégalais de l’extérieur dépendent du PDS, tu aurais dû organiser cette réunion là où ils se trouvent. De grâce, vu la manière dont tu t’occupes des sénégalais de l’intérieur, ceux qui ont déserté leur pays, immigré pour s’épanouir loin de dirigeants comme toi, je te demande de les laisser en paix. Tu es incapable de t’occuper de ceux qui sont proches de toi et tu vas chercher ceux qui ne comptent plus sur toi. Cela me rappelle ta réaction irresponsable quand tu voulais accueillir les haïtiens. Tu es inapte à nourrir ton peuple et tu veux en rajouter.
Finis donc ton mandat, si Dieu le veut, et rejoints tes maîtres, comme l’ont fait tes prédécesseurs.


Bamba Gueye Lindor
Le 27 mars 2010

Les Damnés de la Terre
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 Ansoumane DORE
Mardi 6 Avril 2010

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Monsieur Bamba Gueye Lindor,
J'ai beaucoup apprécié votre texte par bien des aspescts mais ne vous attendez pas à trouver sous ces quelques mots une réponse circonstanciée. Je suis Guinéen (Conakry), Professeur d'Université retraité, ici en France. Outre nos inextricables problèmes nationaux guinéens, je m'intéresse de très près aux problèmes nationaux sénégalais. Cela remonte aux grandes heures de la Fédération des Etudiants d'Afrique Noire en France (FEANF), dans laquelle , le Sénégal avait offert des militants de grandes qualités panafricanistes. Mon intérêt pour le Sénégal ne se limite pas aux souvenirs de ces grands militants panafricains ni d'ailleurs à la contiguité spatiale Guinée-Sénégal mais a été , aussi ( plus tard ) renforcé par des liens familiaux: trois de mes cinq petits-enfants sont Sénégalais par leur père. j'ai dit que votre texte a retenu mon attention par la qualité de votre analyse et l'appel au sursaut pour la grande démocratie ( tout est relatif dans ce domaine) qu'était le Sénégal sur notre continent. Mon petit regret sur' votre texte, dois-je vous le dire? , est par moment votre ton aristocratique et la posture nationaliste d'un autre temps; En ce qui concerne Senghor et Diouf , j'ai senti un peu d'injustice dans votre jugement. Vous me paraissez avoir une conscience politique si élevée que cela me semble naïf de rappeler qu'il n'y a pas de politique qui vaille sans assise sur du possible. Le Sénégal, doit encore aujourd'hui , la considération qui l'entoure en Afrique et dans les reste du monde à l'héritage de ses deux premiers Présidents.

Amicalement à vous.
Ansoumane Doré (Dijon, France) e.mail: ansoumanedore@yahoo.fr

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