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Chargé de recouvrer les loyers, l’enseignant bouffe l’argent de son logeur

Moustapha Badji a roulé dans la farine son logeur expatrié en France, El Hadj Diallo. L’enseignant a profité de l’absence de Diallo du pays pour bouffer son argent évalué à 2 millions 722 mille 200 francs. Il était chargé de faire le recouvrement mensuel des loyers (200 mille francs) auprès des locataires de la maison par son logeur.


Rédigé par leral.net le Mercredi 7 Décembre 2011 à 08:44 | | 0 commentaire(s)|

Chargé de recouvrer les loyers, l’enseignant bouffe l’argent de son logeur
De 2001 à 2009, Diallo a encaissé lui-même son loyer avant de retourner en Europe. Mais, avant de partir, il décide de confier la gérance à l’enseignant Moustapha Badji locataire dans sa maison.
Après quelques mois de gestion de la bâtisse, Badji commence à verser dans des pratiques peu orthodoxes. Il fait rarement des comptes rendus à son logeur. Et ce dernier, intrigué appelle au téléphone son « homme lige » pour s’enquérir de la situation. Mais chaque fois le bonhomme lui sert des arguments peu convaincants.
Septembre dernier, Diallo rentre au bercail et appelle son « bras droit » pour faire ensemble l’état des versements dans son compte. Mais, en lieu et place de ses sous, l’émigré reçoit des copies de reçus de paiement de loyers. Il flaire toute fois un coup tordu et se rend à sa banque. Sur place, il constate que les montants sur lesdits reçus ne correspondent pas à l’état de son compte. Il interpelle aussitôt Badji qui dégage ses responsabilités et clame son innocence. Mais, ces dénégations véhémentes n’ont pas dissuadé Diallo qui porte plainte pour abus de confiance. Il réclame la restitution intégrale de ses sous : « Il m’a déçu je veux tout simplement qu’il me rembourse mon argent », déclare le logeur.
L’enseignant justifie son forfait par de soucis financiers. « J’étais confronté à des difficultés financières raison pour laquelle j’ai pris l’argent. S’il accepte de me faire des moratoires de 15 mille francs par mois, je pourrais m’engager à lui signer une décharge. Car je ne peux pas lui rembourser ses 2 millions 722 mille 200 francs d’un seul coup » clame l’instituteur.