leral.net | S'informer en temps réel

Harcèlement sexuel, attentat à la pudeur... : Le colonel Abdourahim Kébé rattrapé par son passé


Rédigé par leral.net le Mercredi 20 Mars 2019 à 09:28 | | 0 commentaire(s)|

Harcèlement sexuel, attentat à la pudeur... : Le colonel Abdourahim Kébé rattrapé par son passé
Dernièrement, le colonel Abdouhim Kébé est tombé sous le coup de la loi pour une publication sur Facebook.

L’officier à la retraite et chargé de la défense du parti Rewmi, a été arrêté par la gendarmerie pour avoir appelé à la « révolte populaire ».

Inculpé, par le Doyen des juges, il bénéfice d’une mise en liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire.

Pourtant, derrière cette affaire, il se cache beaucoup d’autres qui ont "noirci" sa carrière professionnelle.

Selon « L’Observateur » le colonel Kébé avait été mis en cause dans des scandales d’harcèlement sexuel, d’attentats à la pudeur… entre 1985 et 1995.

En 1985, plusieurs soldats avaient porté plainte contre lui pour des histoires de mœurs.

Il était à l’époque Commandant de la 11e compagnie des Fusiliers-voltigeurs ( Cfv) et Commandant de la Place d’Armes de Kédougou.

Le chef de cabinet du Chef d’Etat-major général des Armées (Cemga) d’alors, regrettait dans un rapport que les faits reprochés à l’officier n’aient pas été bien sanctionnés.

Il ne savait pas si bien dire, car le capitaine Kébé va commettre les mêmes actes en 1994.

L’affaire se passe dans une chambre d’hôtel Niji, en marge de la manœuvre Ndiambour VII de Tambacounda.

Ces faits ajoutés à d’autres relatés par un autre soldat, coûtent à Kébé 45 jours de d’arrêt de rigueur de la part du Cemga.

Les sanctions seront corsées, car la punition prononcée par le Cemga avait pour conséquence l’ajournement du capitaine Kébé pour le bénéfice de l’avancement à l’ancienneté.

Le rapport n°892/Emat du 2 décembre 1996, évoquait les « avatars » de l’officier Kébé et en 1997, il sera ajourné pour le grade de commandant alors qu’il totalisait au 31 décembre 1996, 8 ans de grade de capitaine.

Il restera encore longtemps sans une promotion, car en 1997, le général Lamine Cissé alors Cemga, lui refuse un autre avancement.

Malgré ces sanctions, il récidive. En effet, une autre affaire le met en cause et le capitaine a été enfoncé par son épouse.

Une situation qui pousse le Directeur de la sécurité militaire, à la date du 7 août 1997, à proposer son « élimination de l’Armée active, afin de préserver la bonne réputation de l’institution militaire ».

L’affaire inscrite au rôle du Tribunal militaire de l’audience du 24 août 1999, est vidée après délibération le 24 août 1999. Il a été condamné 15 mois de prison ferme avec mandat de dépôt.

Dans une note transmis transmise au colonel, le chef d’Etat-major de l’Armée de terre et partant du procès-verbal n°00026 du 21 janvier 1197, le Général Lamine Cissé, Cemga d’alors, avait proposé la traduction de Abdourahim Kébé devant le Conseil de d’enquête en vue de sa radiation des cadres. En vain.

Pis, le capitaine Kébé a fini par être promu colonel.