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La banlieue dans tous ses ébats forcés : 60 cas de viol et d’inceste notés par an (Vidéo)

Djibril Sadio coordonnateur du Centre conseil et adolescents de Pikine et Guédiawaye, a évoqué hier, à l’occasion de la 2e édition de la journée de la lutte contre l’infection au Vih/Sida, les multiples cas de viol et d’inceste qui ont cours dans la banlieue dakaroise et les difficultés auxquelles fait face sa structure. Abordant le problème des cas de viol enregistrés et les statistiques au niveau de la banlieue, Djibril Sadio annonce : «Annuellement notre chiffre pour les dépistés tourne entre 7 à 8 mille par an. Nous organisons des journées de renforcement de dépistage au niveau de la banlieue. Et, il y a des programmes qui sont développés, qui nous permettent de dépister plusieurs personnes, surtout au niveau de certaines localités de la banlieue telles que Boune, Malika et Yeumbeul. Et pour les violences faites aux enfants, c’est évident qu’il ne se passe pas un mois où nous n’enregistrons pas au minimum 5 à 6 cas. Ce qui peut tourner autour de 50 à 60 cas par année. Et souvent, les victimes sont âgées de 2 à 10 ans.»


Rédigé par leral.net le Samedi 28 Mai 2011 à 19:26 | | 0 commentaire(s)|


Le coordonnateur du Centre conseil informe que souvent des victimes de viol sont l’objet d’inceste et que les parents des victimes ne veulent pas s’orienter vers la Police.
Revenant sur le Vih/Sida, M. Sadio soutient : «Nous avons essayé de cibler le secteur qui a pour cibles les adolescents et les jeunes. Et nous avons dit que c’est le scolaire. Et pour apporter une modification dans la société, il fraudait quand même travailler avec les jeunes.»
Concernant les difficultés du centre, M. Sadio informe que depuis 2005, le centre ne dispose plus de moyens : «Sur l’espace social, les psychologues ne sont plus en place. On est obligés de travailler dans des situations difficiles. Le centre n’a plus de moyens et cela il faut le dire. N’eussent été les quelques manifestations que nous organisons, dans le cadre des dépistages, ce serait très difficile.»
Aïcha Diallo du secteur relais pour la sensibilisation, s’est pro­noncée plutôt sur les difficultés notées sur le terrain : «Parfois, c’est difficile. Souvent après avoir reçu une information, on descend sur le terrain pour sensibiliser les jeunes par rapport au Vih/Sida et aux infections sexuellement transmissibles. Au début c’était difficile de parler à une fille de la sexualité, car souvent ce sont les parents qui les empêchent de nous écouter. Mais depuis quelque temps, ce sont ces derniers même qui nous appellent.»
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