Leral.net - S'informer en temps réel

Me Abdoulaye Wade suite à sa marche avortée: « L’administration, si elle refuse, doit motiver son refus »

Rédigé par leral.net le Mercredi 26 Juillet 2017 à 10:38 | | 0 commentaire(s)|

Me Abdoulaye Wade suite à sa marche avortée:  « L’administration, si elle refuse, doit  motiver son refus »


Après une marche avortée pour réclamer la délivrance des cartes d’électeurs aux ayants-droit, l’ex-Président de la République, Me Abdoulaye Wade, s’est contenté d’une déclaration. Le vieux routier, sachant que sa volonté de communier avec une foule, constituée de militants, de sympathisants ou de simples férus de sa personne, ne sera pas facile. Ce dernier, a vite trouvé une pirouette pour faire sa déclaration à la presse.

Conscient que l’administration avait le pouvoir d’interdire cette marche, avec l’obligation de motiver son refus, l’ancien Président a décliné à la presse, ses intentions. « Nous avions prévu qu’une fois informée, l’administration si elle refuse, doit  motiver son refus. Le gouvernement de Macky Sall a fait une transformation ou transgression de la loi. Cette loi, dite de Me Ousmane Ngom, n’est pas appliquée. Obliger des personnes qui veulent manifester et déterminer des limites d’une réunion ou décider de l’itinéraire d’une marche, c’est contraindre la liberté d’expression », a contesté l’ancien Président de la République, Me Abdoulaye Wade.

L’ancien Chef d’Etat, prévient qu’auparavant, pour faire un journal, il fallait adresser des demandes à l’administration. Maintenant, la demande adressée au Préfet pour une réunion, ne sert qu’à éviter que d’autres viennent perturber votre rencontre. « J’avais fait cette loi pour comprendre ce qui fait mal aux populations », renchérit Me Wade. 
 
Mais, pour la sécurité du périmètre du Palais évoquée, il signale que, c’est des personnes qui l’on fait. Et, il se démarque de cette posture, précitée, pour soutenir que ce n’est pas la loi qu’il avait laissée, en quittant le pays.

Ainsi, la tête de liste de la Coalition gagnante « Wattu Sénégal » a trouvé son idéal de marcher sur la Place de l’Indépendance, a été un succès. Puisque, retient-il, l’adversaire qui a choisi de lancer des grenades lacrymogènes, a été tout simplement, ébranlé.
« Comme dans la lutte, nous avons eu la réaction de l’adversaire. Et pourtant, hier soir, j’ai dit à mes amis que je ne vais à cette place pour faire dans la brutalité. Je n’ai pas dit que je ne le ferai pas un jour. Mais, croire qu’ils peuvent indéfiniment, nous interdire les marches ou les réunions, tout en nous demandant de rester chez nous. Ils se trompent », a averti Me Wade.

Le libéral en chef, soutient qu’il pouvait, au préalable donner instruction pour marcher vers le Palais de la République afin de demander de visu, à Macky Sall, pourquoi il a fait ce qu’il a fait. Revenant sur l’interpellation de la presse, par rapport à ses intentions, Me Wade rejette toute possibilité de revenir à la tête du pays. Et, il reste convaincu que l’actuel Président, Macky Sall, rejeté par les populations de son Fatick natal, est un « poltron ».

« Hier, à Fatick, j’ai eu honte. Une fois arrivé avec ma coalition au pouvoir, je plaiderai pour cette localité. Nous voulons seulement, la majorité. Nous savons comment faire, pour le faire quitter. Macky Sall qui n’a rien fait dans son village natal, ne pourra rien faire pour le Sénégal. Il est même, déclaré persona non grata par la jeunesse de sa localité », a ironisé Me Wade.

L’actuel Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, Abdoulaye Daouda Diallo, regrette-t-il, est plein de contradictions. Suite à cette remarque, il a exposé la volonté de voter des populations à ces Législatives à venir. « Nous voulons voter avec ces cartes d’électeurs. Même si, c’est 10 cartes, on votera avec. On est sûr de prendre le dessus », a insisté Me Wade.


O. WADE Leral