leral.net | S'informer en temps réel

PODOR / LETTRE OUVERTE AUX DIRIGEANTS DE L’APR ET DE BBY DU DEPARTEMENT DE PODOR


Rédigé par leral.net le Vendredi 22 Octobre 2021 à 13:39 | | 0 commentaire(s)|

Messieurs les membres de la commission d’investiture départementale de Podor aux Locales de 2022, je viens vous informer de la déclaration de candidature scandaleuse d’un des vôtres, en l’occurrence le Maire sortant de Mboumba, qui a fini de cultiver dans l’humus délétère de la haine,sa gestion identitaire du pouvoir local depuis qu’il a été élu en 2009.

Il a fait de la haine son fonds de commerce pour asseoir ses deux mandats successifs, aussi arides qu’un fruit sec. Rien dans son bilan que les populations ne sauraient reconnaître objectivement comme externalités positives à leur profit ou celui de la ville. Il a toujours dirigé la Mairie d’une main identitaire et de façon « hémiplégique ».

Je vous (membres de la commission d’investiture) exhorte en urgence, de prendre vos responsabilités pour reconsidérer sérieusement toute velléité de candidature du Maire sortant de Mboumba, au nom de votre coalition APR/BBY. Ma conviction est que vous n’avez aucune valeur en partage avec lui.

Et pour cause ! Le bonhomme a décidé, par tout moyen, y compris antidémocratique de se menotter à la mairie après deux mandats catastrophiques, au détriment de la ville et de ses administrés.

En dépit du bon sens et des valeurs de la République, le Maire sortant a fait, le samedi 9 Octobre 2021, une déclaration scandaleuse de candidature à sa propre succession, directement sortie des collines rwandaises du milieu des années 90.

Aussi s’empresse-t-il de rappeler que ses ancêtres ont été décisifs dans les victoires des campagnes de IBRA ALMAMI. Oui, Monsieur le maire vous avez parfaitement raison et en particulier votre ancêtre direct et homonyme, a été un vaillant guerrier. A la différence de vous, il s’est battu pour les bonnes causes et non pas pour un strapontin municipal, fût-il moëlleux.

Ce discours digne de la « radio des mille collines » suggérait une guerre de tranchées entre les castes de Mboumba : rien que pour le maintenir au poste.

Pour sauver son fauteuil, il est prêt à tout, y compris s’ériger en deus ex machina (un dieu descendu au moyen d'une machine venant opportunément dénouer une situation dramatique) contre le retour de l’ordre ancien, où ses ancêtres poings et pieds liés, étaient enchaînés et exposés au soleil. Ces pensées complètement vermoulues du Maire sortant, n’ont qu’un seul but : distiller la peur et le clivage pour engranger des voix indues. C’est cela la DEMOCRATIE ? Non, Monsieur le Maire, celle-ci ne prospérera jamais à Mboumba.

Personnellement, je me pose la question de savoir avec quelle machine notre Maire/Deus ex machina va dénouer la tragédie qui se prépare sous ses yeux, si l’ordre ancien revenait avec la victoire de ses adversaires ? Les MACHETTES, le mot est lâché, ces redoutables armes blanches mortifères et sanguinolentes, ont fait leurs preuves ailleurs sous d’autres cieux. Va-ton l’expérimenter à MBOUMBA LAO ?

Le Maire sortant n’en a cure, il a fini de montrer sa face hideuse de la division et de la haine, après presque douze ans de pouvoir local, il ne s’est pas bonifié au contact de ses administrés, bien au contraire, il est adepte de la fragmentation ; plus il reste maire, plus il démérite son écharpe tricolore. Il semble doué, pour son grand malheur, pour la maladresse et pour la provocation dans laquelle, il est à l’aise ! Pourvu, seulement, qu’il conserve son poste en dépit des valeurs républicaines intangibles.

Je m’adresse particulièrement à Monsieur Abdoulaye Daouda Diallo, pour lequel le Maire sortant a revendiqué son amitié, sa complicité et, surtout, son parrainage, pour être investi avant l’heure au nom de l’APR et du BBY, de prendre ses responsabilités face à un personnage aussi clivant, qui n’hésite pas à piétiner l‘article 4 de la constitution de Janvier 2001, à s’essuyer les pieds sur les lois de la République, qui ont formellement proscrit de fonder un parti politique ou simplement de faire de la politique sur des bases de la race, de la caste, de la religion ou de l’ethnie.

Monsieur Abdoulaye Daouda Diallo, en tant qu'autorité de la République, imbue des valeurs républicaines démocratiques ; les forces vives de Mboumba ne sauraient accepter que vous vous défaussiez de vos responsabilités, face une obstination politicienne à caser « un ami » au détriment de notre idéal de vivre en paix.

Messieurs les membres de la commission d’investiture, prenez vos responsabilités en étant du bon côté de l’histoire, en ne mêlant à jamais vos noms, vos partis respectifs à un homme qui, dans une irresponsabilité ultime, a décidé de braver les codes de coexistence pacifique et des règles de bienséance entre les populations de Mboumba.

Vous pouvez aussi prendre vos responsabilités à rebours de l’Histoire, en décidant d’en faire votre candidat, il faudra assumer, le cas échéant, pour tout ce qui en pourrait découler.

Quoi qu’il en soit, votre décision sera gravée dans du marbre, et devant les populations et devant l’histoire !

Je lance un appel aux autres candidats de la mairie de Mboumba de ne surtout pas déployer, à l’occasion de la campagne électorale, un discours dans les interstices de la haine, de la division et de la violence. Tout candidat quel qu’il soit, qui adopterait la posture contraire, ne pourra être ceint de l’écharpe tricolore de la République et, aussi ne pourra prétendre aux suffrages des populations de Mboumba éprises de paix et de la coexistence pacifique. Sans la paix, aucun développement endogène n’est possible.

Les enregistrements sonores de la fameuse déclaration seront mis à votre disposition.






Abdoul Aziz KANE