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Mardi 10 Juillet 2018

Pénurie d’eau à Dakar : Les autorités promettent la fin du calvaire dans les délais


L’eau source de vie se fait de plus en plus rare dans plusieurs quartiers de la capitale sénégalaise. Des problèmes techniques, liés à l’approvisionnement en eau des Dakarois, semblent être le motif. N’empêche, relève-t-on, l’Etat est en train de prendre à bras-le-corps, le problème de l’Hydraulique urbaine avec notamment, l’usine de traitement d’eau potable KMS3 (274,2 milliards de FCfa) et du projet d’unité de dessalement de l’eau de mer des Mamelles (135 milliards de FCfa). Enquête…



Certains Dkarois ne boivent plus de l’eau pure depuis des mois. Ils n’ont plus accès à l’eau comme ils veulent, quand ils veulent et où ils veulent. Ainsi, un tour au niveau de certains quartiers de Dakar a permis de comprendre ô combien l’eau est devenue une denrée précieuse aux yeux des Dakarois.

Certains habitants de banlieue ne diront pas le contraire. Ils sillonnent en permanence les ruelles de leur zone d’habitation à la recherche de ce liquide précieux. Des enfants, des femmes et pères de familles, bouteilles vides à la main, ainsi que des charrettes, circulant avec des barils ou d’autres récipients d’eau sur la tête, se croisent dans ces quartiers.

Arame Diouf, habitante de Grand-Yoff ne cache pas sa colère. Selon elle, les habitants vivent une situation très difficile depuis plus d’un mois. « L’eau ne vient ici que très tard dans la nuit. Nous sommes obligées de veiller afin de pouvoir remplir les bassines et les bouteilles d’eau », explique-t-elle. D’autres moins dégourdis, préfèrent attendre la venue des charrettes pour pouvoir se ravitailler en eau potable.

Ainsi, c’est avec souvent une dizaine de bouteilles de 10 litres ou des bassines que ces habitants passent presque des journées entières à la recherche du liquide précieux. Mbayang Faye, une de ces femmes qui s’approvisionnent difficilement, témoigne sous un soleil ardent qui darde péniblement ses rayons. Elle se plaint des efforts intenses, consentis pour trouver de l’eau.

D’autres femmes craignent que cette pénurie d’eau risque d’aller au-delà, de la date annoncée par le Premier Ministre. « L’Etat doit assumer ses responsabilités. Ce n’est pas normal que les populations se déplacent à des kilomètres pour avoir de l’eau. Il est temps de mettre fin à cette situation qui devient insupportable », proteste Mbaye Diouf.

Même constat a été fait à Pikine, Scat-Urban entre autres. Seulement, les Dakarois doivent continuer de prendre leur mal en patience, en attendant un retour à la normale de l’eau.

A retenir simplement que les autorités en charge de la  question de l’eau ont dévoilé aux reporters de Leral, le tout nouveau dispositif de protection des installations de l’usine Keur Momar Sarr...en attendant que la situation  se résorbe d’ici le 20 juillet comme l'a annoncé le Premier ministre ces derniers jours. 

Après l’annonce des travaux de raccordement des nouveaux équipements de protection de l’Usine de Keur Momar Sarr, la SONES et la SDE ont convié tout le monde, à la veille du démarrage de l’opération. L’objectif est d’exposer la situation de l’usine et échanger sur les préparatifs des travaux. 

Un constat: Il n’y a pas de panne

Les reporters ont pu se rendre compte de la mobilisation du matériel et des techniciens de la SONES, de la SDE, de l’entreprise SADE et du bureau de contrôle SGS. Les Directeurs Généraux de la SONES et de la SDE, MM. Charles Fall et Abdoul Baal ont expliqué les différentes phases des travaux et les mesures d’accompagnement. 

L’Etat affirme une forte volonté de sécuriser le système d’alimentation en eau potable de Dakar qui représente 72% de la consommation de l’ensemble du périmètre de l’hydraulique urbaine et péri-urbaine. L’état de certains ouvrages exposait le système à des dysfonctionnements. Les casses par exemple, comme celle qui avait causé la pénurie d’eau de 2013. 

Le Programme de sécurisation des ouvrages névralgiques du système d’alimentation en eau potable de Dakar a été élaboré pour renouveler le système de protection de l’usine de Keur Momar Sarr. Ce renforcement des ouvrages stratégiques vise à assurer la continuité du service d’alimentation en eau potable de la capitale sénégalaise. 

C’est d’une haute importance. Avec l’usine de Ngnith, celle de Keur Momar Sarr fait partie du dispositif de production, installé sur le Lac de Guiers (250 kilomètres de Dakar). Elles représentent près de la moitié de la capacité de production totale pour Dakar. 

Consécutivement au diagnostic, un programme de travaux a été identifié. Il consiste à renouveler des pièces, constituer des pièces de secours, renforcer la protection ou encore améliorer la fourniture en énergie. 

Les travaux quasiment bouclés

Il reste les opérations de raccordement qui nécessitent trois interventions successives. Le premier a démarré très tôt le matin. C’est le nouveau dispositif de protection qui sera raccordé à l’usine de KMS. Les six ballons anti-bélier (300 m3, soit 300.000 litres) ont une capacité deux fois plus importante que les trois de l’ancien dispositif (150 m3, soit 150.000 litres).





O WADE Leral
Ousseynou Wade