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Prise en charge des urgences au Sénégal: Dr. Bakary Diatta plaide pour la régulation en amont

Rédigé par leral.net le Samedi 1 Décembre 2018 à 09:04 | | 0 commentaire(s)|

Le professeur en Réanimation Anesthésie et Médecin général de Brigade (2S), Dr. Bakary Diatta a animé le thème sur "l’Organisation et fonctionnement des urgences", à l’occasion de la séance académique de novembre 2018 et l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS). Le Doyen Exécutif de l’Ecole de médecine Saint Christopher Iba Mar Diop a plaidé pour une régulation en amont de la prise en charge des urgences au Sénégal.


Prise en charge des urgences au Sénégal: Dr. Bakary Diatta plaide pour la régulation en amont
C’est une lapalissade que de dire que la prise en charge des urgences au Sénégal est problématique. Les Sapeurs-pompiers font souvent le tour de plusieurs hôpitaux avant de trouver une structure d’accueil d’urgence. Et très souvent, le cas urgent passe de vie à trépas aux portes d’une structure de santé, faute de trouver une place. Ou souvent les évacuations des cas urgents se font dans des taxis ou des véhicules personnels. Des moyens de transport inappropriés pour des cas urgents.

"C’est parce que, reconnaît-il, la question de la prise en charge des urgences est d’actualité, une question transversale qui implique les populations, l’Etat, les bailleurs… Il y a souvent un manque de communication en amont». 

Entre autres problèmes de la prise en charge des urgences au Sénégal, il ajoute "l’absence d’une régulation en amont mais également, l’encombrement dans les services d’urgence avec plus de 600 personnes qui grouillent souvent dans des espaces réduits, le problème de recouvrement, des insuffisances du personnel et de manque de formation". 

Ainsi, pour résoudre la question des urgences, le Doyen Exécutif de l’Ecole de médecine Saint Christopher Iba Mar Diop a plaidé pour la mise en place d’un système de régulation en amont, permettant de faire remonter chaque matin l’information au niveau des hôpitaux afin de ne pas perdre du temps dans les évacuations. Il suggère aussi la formation des jeunes médecins et l’octroi des ressources financières dans l’ordre de 15%, conformément aux normes de l’Organisation de la Santé (OMS). 






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