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Confidences : Les vérités et les désolations d’un immigré Sénégalais à la retraite ( dossier)

Rédigé par leral.net le Lundi 8 Décembre 2014 à 09:00 | | 0 commentaire(s)|

« Mieux vaut souffrir à l’étranger, que de rester pauvre chez soi ». Ce proverbe Sénégalais, plein de sens, a conditionné bien des vies et a changé mille et une trajectoires d’hommes et de femmes. Voilà maintenant plus de cinq décennies que l’émigration « nourrit », « construit » et « améliore » des vies dans les pays d’origine, principalement le Sénégal pour notre cas. D’une migration de travail, nous sommes passés à une migration de sédentarisation avec le regroupement familial et les unions entre « sénégalais » et « français issus de l’immigration ». Les Soninkés et les Manjacks peuvent se faire fort d’être les précurseurs de ces formes d’émigration au Sénégal. Les villes portuaires de l’hexagone comme Marseille, Le havre, Dunkerque, Toulon furent les terres d’accueil de ces émigrés.


Confidences : Les vérités et les désolations d’un immigré Sénégalais à la retraite ( dossier)
Plus tard, les peuls leur ont emboité le pas avant que d’autres ethnies du Sénégal ne fassent de l’émigration un tremplin pour subvenir aux besoins de leurs familles. Rappelons juste que les Soninkés émigraient déjà en Afrique avant les années 70. Congo, Zaïre, Cote d’ivoire, Guinée, Gabon, Angola… furent leurs « terres promises ». Les récurrentes guerres civiles ont poussé la majorité d’entre eux vers l’Europe
N’émigrait pas qui voulait !
Autrefois, cette émigration était très bien canalisée au sein même des familles. Les ainés parcouraient le monde pour « faire vivre » les familles car l’agriculture et l’élevage, fers de lance de l’économie locale, ne nourrissaient plus. Les familles étaient très bien structurées avec des codes de conduite bien « ficelés », un respect strict des parents et des ainés. N’émigrait pas qui voulait ! Tout départ était très bien préparé au point que toute la famille mettait à contribution leurs richesses. On « profilait » pour ne pas dire « passait au crible » chaque probable candidat à l’aventure afin de se faire une idée précise sur ses aptitudes à « émigrer ». L’émigration était un espoir. Et, cette espérance ne devrait pas reposer sur les épaules de n’importe qui. Le bon comportement, la bravoure, le dévouement aux parents, le degré d’humanisme étaient quelques paramètres essentiels que les familles prenaient en compte avant d’envoyer un fils à l’émigration.
La principale motivation de l’émigré était de subvenir aux besoins primaires de la famille : ration alimentaire, santé, toit….La famille lui dictait sa conscience. L’émigré voyageait avec des valeurs : bravoure, générosité, respect, entraide. Des valeurs qui lui permettaient de vivre en communauté avec ses pairs. C’est ainsi que les immigrés africains ont pu vivre en foyer où l’organisation était quasi-similaire à celle préétablie au pays.
Un oncle, immigré à la retraite, me confia un jour ce récit poignant : « L’organisation des immigrés Soninkés en France était calquée sur le modèle villageois. Quand tu débarquais, les ressortissants de ton village se pliaient en quatre pour faciliter ton insertion. Tu avais droit à un dortoir et ton repas était assuré par le village ( entraide ).Mieux, par le système « bouche à oreille », les ressortissants et les sympathisants de ton village d’origine te cherchaient du travail. Ainsi, dès que tu prenais tes marques, avant même que l’on vienne te voir pour contribuer aux frais de la vie en communauté, tu prenais les devants pour pérenniser ce mode de fonctionnement en apportant ton aide ( % de ton salaire).
Chaque mois, les « travailleurs » s’acquittaient d’une petite somme pour les repas de la communauté. Cette contribution permettait de payer les lits attribués aux membres du village dans le foyer concerné. Ces lits étaient jalousement gardés. Quand un émigré partait, un frère ou un proche devenait automatiquement l’héritier de sa place. Le village imposait cela afin que l’on ne perde pas de lits. On pensait déjà à la postérité pour tout te dire. Ceux qui ne travaillaient pas et les plus jeunes s’occupaient de la cuisine et du ménage des chambres. A côté de cet effort de solidarité, chaque immigré cotisait dans les caisses villageoises pour le rapatriement des corps, l’aide aux immigrés malades. Quand un membre de la communauté partait en prison pour « séjour irrégulier » ou autre délit « compréhensible » , cette « caisse » venait également en appui pour les honoraires des avocats. Ceci permettait de faciliter la vie dans l’immigration. Une organisation impeccable à l’époque. Nous étions tellement bien organisés que l’on ne sentait pas « le mal du pays ». Les foyers étaient des villages africains en miniature. On arrivait à « se construire une vie » et à construire nos villages. L’union fait la force. C’est indéniable.
De plus, les ainés te surveillaient et te mettaient en garde à la moindre faute ou bêtise. Tes fréquentations, ton investissement au travail, tes dépenses, ton habillement, etc… étaient « pistés » afin que tu ne tombes pas sur certains écueils . Quand on prenait des chemins « bizarres », on envoyait une lettre à tes parents pour faire part de ta conduite. Au préalable, on te convoquait plusieurs fois pour te mettre en garde. Les plus « âgés » voire les « papas/oncles » faisaient office de « gestionnaires de patrimoine et de carrière ». A la fin de mois, nous leur confions nos salaires. A l’époque, les gens étaient honnêtes et fiables. Ils nous conseillaient sur la manière d’utiliser notre argent pour être de « bons émigrés » pour nos villages. On enlevait les frais de bouche et d’entretien, les cotisations villageoises et le reste était envoyé aux parents. Personne ne pouvait supporter que le grenier familial soit vide. Mieux vaut dormir le ventre vide que de laisser la famille sans ration alimentaire au village. Telle était notre devise ».
Quand les jeunes se rebellent et foulent aux pieds les règles de la vie en communauté.
Tout porte à croire que ce modèle d’immigration n’est plus d’actualité…
Aujourd’hui, les jeunes sont plus indépendants et vivent de plus en plus en retrait de la communauté. Ils sont en rupture avec l’ancienne organisation. Si hier beaucoup de nos immigrés vivaient sans femme, aujourd’hui, une grande majorité vivent en couple. Les femmes sont venues du pays. D’autres, issues de l’immigration, ont été mariées à des cousins, des proches en France. Il faut noter que les soninkés au même titre que les peuls privilégient l’endogamie surtout qu’un mariage avec une cousine française facilitait les démarches administratives.
Les jeunes qui émigrent aujourd’hui répondent à d’autres logiques aux antipodes des motivations de leurs ainés. Ils opèrent certaines ruptures. L’objectif principal n’est plus de s’investir dans l’entretien de la famille du village. Ils mettent leur confort personnel en priorité. C’est le primat des intérêts individuels sur les intérêts collectifs. Beaucoup se « moquent » de l’organisation préétablie et « foulent aux pieds » les principes. Ils se rebellent contre les lois de la vie en communauté. La cuisine, le « toussé » *Soninké* ( cotisation mensuelle pour le repas quotidien ), les caisses villageoises, les prélèvements familiaux pour le ration alimentaire du pays, etc… sont autant de points d’achoppement entre les générations. En un mot, le sacrifice n’est plus d’actualité. On arrive à l’histoire de « Chacun, Quelqu’un, Quiconque et Personne ». Au final, chacun s’appuie sur l’autre pour prendre en charge les besoins de la famille. Mais, personne ne fera ce que quiconque pouvait faire. Ils adoptent des attitudes « égoïstes » au détriment de l’équilibre familial du pays. « C’est moi d’abord, les parents peuvent attendre » résumerait-on !
Il tempère : « Toutefois, beaucoup continuent à perpétuer l’héritage des ainés. Ils s’investissent sans relâche dans l’entretien des parents au point qu’ils se retrouvent dans des difficultés financières. Ils sont nombreux des jeunes qui mettent leurs projets individuels en suspens pour la survie de leurs familles et de leurs proches ».
Néanmoins, notre oncle retraité assène quelques vérités : « Le visage actuel de l’immigration crève le cœur. Les rapports ont changé. On fait émigrer tout le monde sans avoir au préalable jaugé sa capacité à être utile à la famille une fois en occident. Les jeunes ne respectent plus les règles d’avant, gage d’une « immigration réussie ». Certains deviennent des fardeaux. Une charge supplémentaire en plus des charges du pays. Ils utilisent des raccourcis qui les perdront facilement : jeux de hasard, trafics de drogue, vols…Ils sont trop pressés.
De plus, plein d’entre eux ne sont pas reconnaissants. Ils s’activent pour aller acheter un terrain au pays ou construire un bâtiment personnel sans avoir au préalable « rembourser » leurs billets. Cela créé des scissions dans les familles. Il faut savoir que les gens mettent leurs économies à contribution pour faire venir des frères, des cousins, des fils et neveux et, cela à coup de millions de Francs Cfa. Sans qu’on le dise, cet argent est à rembourser. Si chacun vient et refuse de payer. Comment les autres pourront venir ? C’était la règle avant que les lois drastiques ne soient entrées en vigueur pour amoindrir les flux migratoires ».
Moment de fierté et de peine
Le cœur « serré », la voix enrouée, il se confie : « Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’un travail accompli. J’ai pu prendre en charge toute ma famille pendant une trentaine d’années. J’ai obtenu la bénédiction de mes parents. Ils sont décédés dans la dignité. Malgré que je n’ai pas d’immeubles R+X à mon nom. J’ai un toit familial en bon état, réhabilité à la sueur de mon front. Je suis fier de ce que j’ai réalisé.
Malheureusement, je ne peux compter que sur moi-même. Mes enfants nés ici et les jeunes générations d’immigrés (frères et fils ) ne sont plus altruistes. A notre époque, on travaillait pour toute une famille. Aujourd’hui, la nouvelle génération travaille uniquement pour elle-même. Les jeunes d’aujourd’hui sont peu concernés par l’effort de solidarité envers les familles. Ils brandissent la carte de la cherté de la vie et des charges familiales en France qui les étoufferaient financièrement. Et, pourtant, à notre époque, nous enlevons le pain de la bouche de nos enfants pour les nourrir. Nous refusions d’habiller nos enfants comme les « petits français » ( Nike, reebook, Adidas…) pour continuer à subvenir aux besoins de toute la famille.
Autrefois,, un seul homme nourrissait toute une famille. Aujourd’hui, dix jeunes d’une même famille n’arrivent pas à assurer les besoins primaires d’une famille. C’est surprenant. Et dire qu’ils ont plus de chance que nous. Ils sont qualifiés et occupent des postes intéressants avec à la clef des revenus conséquents. De plus, quand ils sont mariés, les femmes les aident pour les dépenses familiales. Il y en a qui se payent même le luxe d’être entretenus par les femmes. Incroyable ! A notre époque, c’était inimaginable. Les femmes travaillaient pour leur propre compte afin d’aider leurs parents du village également. Avec toutes ces chances, ils sont devenus « pleurnichards », « individualistes » et « égoïstes ».
« Mais, le véritable problème de l’émigration dans nos contrées est la rupture des liens. Combien de personnes meurent derrière nous ( Père, mère, proches ) sans qu’on ne puisse partager la peine avec les nôtres ? La mélancolie de ces parents qui réceptionnent les dépouilles de leurs enfants alors qu’ils s’étaient séparés en paix et en bonne santé. Quid des petits-enfants qu’ils enterrent sans les avoir connus ? Depuis 1989, nous enterrons nos morts au pays grâce à des conventions signées entre les caisses villageoises et les pompes funèbres. Et que dire de nos frères « sans-papiers » que l’immigration « engloutit » ? Certains restent des années sans voir parents et proches. Des mariages qui se défont parce qu’on a eu la chance d’obtenir les papiers à temps au pays pour aller « marier » la promise. Pis, certains ne reverront jamais leurs parents, si ce n’est dans une tombe. Nos enfants grandissent derrière nous. Les femmes souffrent de la solitude. Nos maisons sont vides. Des gens véreux, hébergés pour les besoins de leur travail, des commerçants, des fonctionnaires prennent leurs aises chez nous jusqu’à commettre des actes irréparables. Plus de bras valides dans nos contrées avec comme conséquence le délaissement de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage. Le changement de nos habitudes alimentaires est devenu une réalité. Le Soninké ne boit plus sa « bouillie » matinale. Le peul ne boit plus son lait frais du matin…
Le changement des habitudes alimentaires et l’oisiveté des jeunes : Un frein à l’épargne de l’émigré
Hier, on combinait émigration et agriculture pour amortir les charges familiales. Le matin, on cuisine la bouillie avec le mil récolté. Au déjeuner, on prépare le riz acheté par les émigrés. Le soir, on prépare du couscous, fruit de notre récolte. Ainsi, l’émigré pouvait se constituer une épargne. Mais, de nos jours, tout repose sur l’émigration. Les jeunes sont devenus paresseux. Personne ne cultive. Le matin, c’est devenu « café au lait plus Nutella », le midi un bon riz aux poissons, le soir, une bonne grillade de viande ou de poissons…Comme le dit un proverbe Soninké « Ce sont les deux mains qui se lavent. Une seule main ne se lave pas ». Nous devrions suivre le modèle de nos grands-parents. Ceux qui émigrent assurent la dépense quotidienne. Les résidents, à défaut de métiers rémunérateurs, s’activent dans l’agriculture pour assurer une certaine subsistance. Un célèbre chanteur Soninké avait raison de dire : « Nous ne devons pas tous émigrer. Si tout le monde part qui s’occupera du fagot de bois pour la cuisine ». C’est amusant ! Mais, sa « taquinerie » revêt un sens profond.
L’autre problème se situe au niveau du refus des femmes de nous suivre après la retraite pour des raisons « égoïstes ». Elles ne veulent pas quitter le semblant de confort occidental pour les dures conditions de vie de nos villages. Et pourtant, elles sont toutes venues de ses localités, jadis très délabrées, que nous avons équipées à coup de milliards : écoles, centre de santé, cabinet dentaire, échographie, restaurants, boulangeries, alimentations générales… Nos contrées ont changé de visage. C’est une réalité.
Quid de l’avenir de nos enfants que nous laisserons derrière nous…La mort nous suit. Il faut le dire. Que vont-ils devenir ? Des « toubabs noirs », en grande majorité, déconnectés des réalités de nos origines ? C’est cela les véritables dangers de l’immigration. L’on se demande même, in fine, si notre émigration n’est pas un échec », conclut-il.
Cet échange avec ce vieux retraité nous oblige à regarder dans le rétroviseur. Il urge de faire une rétrospective de notre modèle d’émigration. Il convient de quantifier les points positifs et les points négatifs de l’émigration dans nos contrées. Sans doute, n’eut-été l’émigration, on serait dans des conditions de vie exécrables. Si l’on prend les régions de Tambacounda et Matam ( Sénégal), toutes les réalisations viables portent l’empreinte de l’émigration. Les émigrés ont tout fait pour l’épanouissement de leurs populations. Ils ont fait mieux que l’Etat. D’ailleurs, les voix s’élèvent pour dire stop à ces investissements collectifs dans le milieu immigré. « Si on fait tout à la place de l’Etat, ce dernier minimisera nos besoins. Il ira porter secours à d’autres contrées démunies alors que nous avons autant besoin d’un soutien étatique », disent-ils. Du régime socialiste au régime actuel en passant par le règne « sopiste », aucun gouvernement n’a pris à bras le corps les revendications des émigrés. L’expertise des émigrés n’est pas très valorisée localement. Leurs projets ne sont pas soutenus. Les échecs des uns découragent les autres. Escroqués, « pigeonnés », ils ne croient plus à l’investissement local. A cela, il faut ajouter les lourdeurs administratives au niveau du pays. On les considère comme des « vaches laitières », de l’aéroport à leurs villages. Policiers, gendarmes, agents administratifs, chauffeurs de taxi, maçons, menuisiers, etc…tout le monde veut se faire de l’argent sur le dos de l’ émigré. Ainsi, l’entreprenariat des sénégalais de l’extérieur se limite à l’immobilier. Un secteur très porteur mais « saturé ».
Le rôle de l’Etat face à la problématique de l’émigration :
L’état doit accompagner les émigrés dans la réalisation de projets porteurs et générateurs de revenus conséquents. Cela permet de « sédentariser » les jeunes candidats à l’émigration. Que l’on se dise la vérité. On ne peut dire à un jeune de mettre fin à ses velléités de départ sans mettre les moyens et, créer des conditions idoines à son développement personnel. A titre d’exemple, un ami, diplômé en Electricité depuis 2008, vit toujours aux crochets de ses parents. Il a frappé à toutes les portes sans aucun avis favorable. Il est réduit à faire du « Gorgoorlu » dans les chantiers des proches pour tirer son épingle du jeu. L’état est absent dans une certaine mesure. Fort de ce constat, il est quasi-normal de faire de l’émigration une priorité surtout que l’on voit très souvent ses anciens camarades ou cousins débarquer au pays avec des moyens conséquents. De plus, 90% des hommes de sa famille ont émigré. Barcelone ou Barzakh prend sa source de ce genre de frustrations. Quid du « sans diplômé » qui rêve toutes les nuits de se faire une place au soleil ? L’émigration devient une voie royale. Une issue de secours !
A côté de ce problème, il y a également le cas des étudiants sénégalais qui rongent leurs freins dans l’immigration faute d’un accompagnement adéquat pour le retour. Par malchance, ils finissent « sans - papiers » et deviennent des indésirables de la République. C’est une forme d’immigration « cachée » qui ne dit pas son nom.
S’ils s’en sortent, ils sont réduits à des rôles subalternes. Seules des études pointues dans certains domaines permettent de se faire une place au soleil. Un reportage dans ce milieu fait ressortir le malaise des étudiants sénégalais. Les conditions préalables au retour sont inadéquates. En général, ceux qui retournent sont ceux qui ont des parents placés dans les hautes sphères étatiques. Sinon, il faut s’investir dans la politique pour faciliter son retour. Ils sont nombreux des jeunes étudiants qui sont rentrés via cette rampe. Au demeurant, c’est une très bonne. Ne dit-on pas que la fin justifie les moyens ?
En résumé, l’’émigration est très utile à notre pays. Toutefois, ses contours doivent être revus. Elle doit se faire sous une forme « légale » et « maitrisée ». Les retombées de ces départs doivent servir à « sédentariser » durablement les frères et fils. Il faut qu’on arrive à convaincre les jeunes que les millions dépensés pour prendre l’avion sans assurance de trouver un travail en occident doivent servir plutôt à démarrer une entreprise. Mais, il faut un accompagnement sérieux de l’Etat sinon personne n’osera mettre son argent au profit de l’économie sénégalaise. Il faut que l’Etat innove et mette en place des structures adéquates et des garanties nécessaires pour « capter » cette manne financière sous forme d’investissements locaux.
L’Europe n’est plus l’eldorado.« L’Afrique est l’avenir » nous chante-t-on ? Admettons ! Ce qui est sur sans politique concrète et efficace, l’émigration restera la seule issue de secours pour le jeune sénégalais. Par politique sérieuse, je pense à la fin de la corruption, du favoritisme, de la promotion des médiocres, du vol impuni des deniers publics et de la politique politicienne. Mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Mobiliser les ressources du pays dans des secteurs clefs : agriculture/Elevage, éducation, infrastructures, recherche, création d’entreprises…
Samba Fodé KOITA dit Eyo, www.bakelinfo.com