leral.net | S'informer en temps réel

Déguène Seck condamnée a 5 ans de travaux forcés pour infanticide

La cour d’Assises de Dakar a condamné mardi l’accusée Déguène Seck a cinq ans de travaux forcés pour le meurtre de son bébé qu’elle a étranglé, puis jeté dans un poubelle.


Rédigé par leral.net le Mardi 7 Décembre 2010 à 21:47 | | 0 commentaire(s)|

Déguène Seck condamnée a 5 ans de travaux forcés pour infanticide
Dans son réquisitoire, l’avocat général s’est évertué à démontrer la culpabilité de la femme, estimant qu’elle a volontairement mis fin aux jours du nouveau-né.

Les faits, a-t-il rappelé, se sont déroulés le 19 février 2007 a Thiaroye. C’est ce jour-là que les éléments du commissariat de police de Diamaguene Sicap Mbao apprennent en effet qu’une femme venait d’être interpellée après avoir jeté le corps d’un bébé emballé dans un sachet en plastique.

D’après le parquet, c’est le nommé Justin Dione qui, intrigué par le comportement de la dame qui venait juste de balancer quelque chose a côté d’un dépôt d’ordures, l’a interpellée.

La femme prend cependant aussitôt la fuite. Mais elle est rattrapée par le vigile.

Interrogée par les enquêteurs, elle avoue son forfait, expliquant avoir étranglé son bébé qui est le fruit d’une grossesse non désirée.

Selon elle, l’auteur de sa grossesse avait refusé de reconnaître la paternité de l’enfant. Mais d’après le parquet, l’homme en question a catégoriquement nié être l’auteur de la grossesse.

Pour l’avocat général, l’accusée est bel et bien coupable du chef d’infanticide. Raison pour laquelle il a requis cinq ans de travaux forcés.

L’avocat de la défense, quant à lui, a plaidé coupable et demandé de larges circonstances atténuantes pour sa cliente.

Il l’a dépeinte comme une femme courageuse et travailleuse. Elle serait, selon lui, victime de sa naïveté. Et en tuant et jetant son bébé, elle a voulu éviter d’être la risée de son entourage.

Mais pour la défense, de telles raisons ne peuvent nullement justifier l’infanticide que la loi punit sévèrement.

La cour d’assises, à la suite de son délibéré, a condamné Déguène Seck à cinq ans de travaux forcés. Placée sous mandat de dépôt depuis février 2007, elle devra encore purger deux ans avant de recouvrer la liberté.

APS






Hebergeur d'image