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Foirail de Mbao : Les éleveurs se fâchent

Réunis en assemblée générale, hier vendredi matin, dans l’enceinte même du foirail de Diamegueune-Fass Mbao, les éleveurs se sont insurgés contre les conditions inhumaines dans lesquelles ils travaillent en cette période d’hivernage. Se sentant exploités par les autorités à qui ils versent des millions par mois en guise de taxes, les éleveurs menacent d’arrêter le paiement de la taxe municipale et promettent de continuer leur lutte au risque de perturber le marché de la viande dans la ville.


Rédigé par leral.net le Samedi 6 Août 2011 à 10:30 | | 0 commentaire(s)|

Foirail de Mbao : Les éleveurs se fâchent
Les éleveurs de Diameguene-Sicap Mbao en ont assez d’être la «vache à lait» des autorités de la ville de Pikine sans pour autant voir leurs conditions de travail s’améliorer. Selon Abdoul Diallo, porte-parole des chevillards de cette zone : « Le foirail de Diamegueune-Sicap Mbao est dans un état d’insalubrité et de manque d’infrastructures de base indigne d’un site de cette renommée.» Des propos qui suffisent à exprimer le mal-être de ces éleveurs qui ont décidé de ne plus croire et de se contenter de promesses mais exigent des actes concrets. Ces éleveurs qui disent verser plus de 40 millions par mois à la mairie de Pikine refusent de patauger dans l’eau dans un endroit où il n’y a ni eau courante, ni électricité encore moins un service de sécurité. « Hier, tous les camions qui sont venus avec du bétail n’ont pas pu accéder à l’intérieur de l’enceinte. Il fallait juste mettre du sable et créer un système de canalisation pour évacuer les eaux de pluie, mais malgré les promesses de la municipalité de Pikine de mettre à notre disposition 100 camions de sable, nous attendons toujours » fulmine le sieur Diallo. Pourtant, ce sont plus de 400 bêtes qui arrivent chaque jour au foirail qui accueille des Maliens, des Guinéens, des Mauritaniens et des Burkinabés. Et pour le porte-parole, le caractère sous-régional de ce foirail devait obliger les autorités à lui accorder plus de considération. «Nous n’avons même pas d’infirmerie dans un endroit où travaillent plus de 7.000 personnes. Nous ne sommes pas dans une logique de confrontation mais lorsque l’homme est acculé, il est obligé de se débattre. Nos problèmes les plus urgents peuvent être réglés avec moins de 5.000. 000 de francs sur ce que l’on verse. Il faut que les gens soient sérieux !» rouspète M.Diallo. Les éleveurs ont profité de cette assemblée générale pour demander à l’Etat de les traiter exactement comme il le fait avec les maraichers et les sucriers. En effet, pour ceux-ci, aucun produit dans ces domaines ne rentre sur le territoire tant que les locaux n’auront pas épuisé leurs stocks. C’est la même chose qu’éleveurs et chevillards veulent que soit appliquée dans leur domaine. En tout état de cause, ils ont donné aux autorités jusqu’au 10 de ce mois d’août pour le règlement des problèmes du foirail Diamegueune-Fass Mbao.
Djiby GUISSE rewmi






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