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Ibrahima Ndoye, un expatrié self made man au service du développement du Sénégal


Rédigé par leral.net le Dimanche 22 Septembre 2013 à 13:34 | | 2 commentaire(s)|

 



  ndoye 1 Il faut passer par bien des épreuves pour atteindre ses objectifs surtout quand on est un expatrié. L’histoire d’Ibrahima Ndoye, Sénégalais né à Rufisque en 1947 et expatrié, depuis mars 1982, en France en est une bonne illustration ; et en dit long pour édifier ceux qui sont tentés par l’émigration afin de réussir dans la vie. Actuellement promoteur et fondateur de Consortium Service Sarl, il avait découvert, dès son arrivée à Paris, le parc d’exposition du salon spécialisé « Batimat » où s’activent des professionnels de la construction et du bâtiment. Ibrahima Ndoye saisi alors l’opportunité de cette découverte pour commencer son aventure professionnelle. Malgré les hauts et les bas de son itinéraire, il a tenu bon, grâce notamment au soutien de Mme Isabelle Des-Tailleur, responsable marketing international au niveau du commissariat général de Batimat et Promosalons. En bon self made man, M. Ndoye contribue, aujourd’hui, à créer des opportunités d’affaires pour les entrepreneurs sénégalais et la promotion de leurs produits industriels. Témoignage !
 « Né d’un père qui a travaillé à la Cbao, j’étais un élève très brillant mais très agité au collège de la Médina. Déjà, à l’adolescence, j’organisais des soirées, me rendais dans des boîtes de nuits ; en plus des matchs de football que j’allais suivre au stade. Je menais une vie d’ambiance qui était tel, que j’ai fini plus tard par échouer à l’examen du Bac. Cela n’a pas du tout plus à mon père. Il m’a confié à ma mère en lui lançant tout de go : ‘’ Ton fils deviendra un vaurien’’. Ces propos blessèrent profondément ma mère qui se fondit en larme. La voyant pleurer, je fus peiné, mais en même temps revigoré et dit à ma mère d’essuyer ses larmes. Je m’engageais, alors, à relever le défi de jamais être un vaurien tel que l’a prédit mon père.
ndoye 2 Puisant mon énergie dans le choc que venait de subir ma mère, de la par de mon père, je me lance dans l’émigration vers la Mauritanie où je me suis investi dans le commerce. Après quelques années passées dans ce pays, je suis retourné à Dakar. Par la suite, j’ai tenté d’aller en Europe par le bateau. Et, c’est  en France que j’ai finalement accosté. Je suis descendu à la gare du Lyon. On était en 1969. A cette époque, pour avoir une carte de séjour, il fallait, d’bord, travailler. Sans argent et sans endroit où loger, je passais mes me suis casé au centre Benoit Malon à la gare du Nord avec des clochards. On ne nous donnait que de la soupe comme nourriture. Je me tapais tous sortes de boulots qui me tombaient  entre les mains en vue de me régulariser plus tard. Entre autres travaux que je faisais, je peux citer les métiers de tondeur de gazons, de ménage dans les supermarchés, de chauffeur-livreur,  de gardien réceptionniste et enfin d’entraîneur de footballeur à la mairie de Bourg-La-Reine dans le 92. Durant ce temps, j’ai décidé, parallèlement, de suivre des cours du soir en architecture à Montrouge. Je finis par obtenir mon CAP de Bâtiment et mon diplôme de métreur de cours d’Etat à l’académie de Versailles. Grâce à mon diplôme, j’ai travaillé au service  technique de la mairie de Bourg-La-Reine.
En 1972, je me suis marié. Ma femme bossait  à Givenchy comme retoucheuse. Après le décès de mon père au Sénégal, je décidais de rentrer définitivement au bercail,  avec mes deux enfants pour être à côté de ma vieille mère et m’occuper  d’elle.
De retour à Dakar, j’ai compris tout de suite que nous les Africains, nous avons d’énormes richesses, mais nous ne savons pas les exploiter. Car, il nous manque l’organisation, la méthode, la rigueur, la planification et surtout la prévision. Ce sont des choses que j’ai apprises en France et dans la vie de tous les jours. Avec mes diplômes, je suis tombé sur un projet du président Diouf qui voulait construire des logements sociaux pour les populations dakaroises. Le président Diouf a fait appel aux promoteurs sénégalais comme Lobatt Fall, Barry et Elie, Hamo, Sicap, et  Ohlm. A cette époque, il y avait plus de 30 000 demandes de logements en souffrance par an. Pour résoudre ce problème, il avait également sollicité l’aide des privés français. C’est ainsi que société Fimoa, qui s’active dans emballage plastique a été invité par les autorités sénégalaises, mais c’était pour investir dans la menuiserie plastique. C’est avec cette société que j’ai été embauché pour faire la promotion de la menuiserie plastique au Sénégal. Et c’est dans cette optique que mon directeur de l’époque m’avait envoyé en mission en France pour prendre part à un salon spécialisé sur la menuiserie en bois, en aluminium, en métallique et en plastique.
ndoye 3 C’est à partir de ce salon que j’ai eu le déclic qui va changer ma carrière professionnelle. En effet, pendant que j’étais à l’entrée du salon, dans un café relais, pendant plus de cinq heures, je constatais qu’il n’y avait pas d’Africains dans le beau monde qui affluait vers cette exposition. Aussitôt, j’ai pris mon téléphone pour dire à ma femme que j’ai trouvé mon nouveau boulot. J’ai pensé qu’il est temps de susciter l’engouement et d’impliquer les entrepreneurs sénégalais et africains du monde entier, aux salons spécialisés afin de les mettre au même niveau de progrès en matière de nouvelles technologies. 
De 1982 à 1991, soit 9 ans, j’ai parcouru des lieux, pris des contacts, fais des recherches et élaboré des stratégies. Et c’est ainsi que j’ai pu ouvrir ces espaces de rencontres internationales aux professionnels sénégalais en créant un Consortium Services Sarl. C’est en 199, donc,  que mon rêve  a commencé à devenir une réalité. En effet, j’ai inauguré mon premier salon à Paris, avec neufs chefs d’entreprises sénégalaises. Depuis lors, « Batimat » fit son chemin auprès des professionnels sénégalais.
ndoye 4 Parmi tous les salons que j’ai eu à organiser, l’édition de 2003 est, sans risquer de me tromper, le salon de ma confirmation. En effet, une délégation d’une cinquantaine de professionnels a été mobilisée par Consortium Services Sarl, parmi lesquelles, le ministère de l’Habitat et de la construction, Agetip, Sicap, l’Ohlm, la Bhs, des entrepreneurs et autres promoteurs immobiliers. Dans ce groupe, on peut aussi compter un membre du poste d’Expansion économique de l’ambassade de France à Dakar qui, par ailleurs, soutient activement les initiatives du Consortium qui assure la présence au Sénégal du comité pour la promotion à l’étranger des Salons-Promosalons français, par le biais d’une convention de partenariat. Celle-ci est signée pour les deux parties à savoir le directeur général de Promosalons et le directeur général de Consortium services Sarl, en présence de M. Christian Massa, directeur des délégations de Promosalons, du directeur de la mission économique de l’ambassade de France à Dakar, des responsables du ministère du Commerce des Pme et du Centre international de commerce extérieur (Cices). Avec cette convention, le Consortium prend en charge la promotion au Sénégal et dans l’Ouest africain des salons spécialisés internationaux membre du réseau Promosalons qui se tiennent en France.
C’est pourquoi, à travers ma société, j’ai décidé de faire connaître aux entrepreneurs sénégalais et africains l’évolution de la technologie. Car le colonialisme nous a toujours éloignés du domaine de la technique pour nous faire de nous de beaux parleurs. C’est pourquoi beaucoup de cadres intellectuels africains sont des avocats, des littéraires, et autres théoriciens. Depuis lors, je ne fais que ce travail pour promouvoir la connaissance technologique à nos compatriotes à travers mes salons. Ainsi, je suis passé d’un salon à huit salons par an. Aujourd’hui, mes salons sont élargis dans des domaines comme l’environnement, le bâtiment, l’élevage, l’informatique, l’agriculture, les machines agricoles, la boulangerie, la pâtisserie et la beauté comme Mcb (Mondial-coiffure- beauté).
ndoye Aujourd’hui, je suis sollicité par beaucoup des sociétés, des particuliers et des gouvernements pour leur faire de la promotion. Seulement, je n’ai jamais été financé par une banque au Sénégalais. En effet, ici, 90% des banques sont étrangers. Comment voulez-vous qu’une banque étrangère finance nos sociétés ou nos Pme ? C’est un gros problème que le gouvernement doit résoudre.
Enfin de compte, mon parcours, en tant qu’expatrié, a été jonché  de multiples obstacles qui ont pour noms la mauvaise foi de certains membres de ma famille qui ne me voulaient pas du bien, la jalousie, la méchanceté, le maraboutage, etc. Mais malgré tout, j’ai tenu bon. Je me souviens de cette phrase de Wilson Churchill qui disait : ‘’le succès, c’est d’aller d’échec en échec en toute enthousiasme.’’ Une phrase que je me suis approprié en y ajoutant ceci : ‘’il faut voir le nombre des fois qu’on se relève et non le nombre des fois qu’on tombe’’.
Je lance un appel à mes compatriotes de la diaspora : Ne vous complaisez pas dans votre confort et n’attendez pas qu’on vienne vous financer. Vous avez entre vos mains les atouts de l’organisation, de la méthode, de la planification et la rigueur pour retourner au bercail afin de participer au développement de votre pays d’origine. »
Balthazar & El hadji Diagola, Paris, xibaaru.com



1.Posté par waw le 22/09/2013 21:34 | Alerter
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felicitations

2.Posté par diongue le 02/09/2014 02:01 | Alerter
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bonjour m.ndoye ces jai vus ton commentaire dans la vie il faut être embisieux bone contunuation abientôt le patron

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